Un NON solidaire contre un OUI monétaire.

Non c'est non... ! Voila ce que j'ai envie de dire aux pourfendeurs socialistes du tout oui au TSCG, reniant leur non antérieure et leur abstention récente. Ce non référendaire du traité de Maastricht de 2005, a été pourtant un message claire... ! NON à cette construction Eropéenne qui n'est que monétaire... ! Cette abstention entendue sans être vraiment comprise de l'adoption par votre retenue et non votre opposition, du MES du mois de février de cette année, était conditionnée à une valeur symbolique qui vous a valus vos victoires électorales... ! Aujourd'hui, il existe des voix, voies, qui vous demandent de rendre des comptes dans ce vote décisif que vous devez faire fin septembre début octobre... ! En réponse à l'ouverture d'un débat légitime sur le TSCG, que vous nous devez au nom de la rénovation de la démocratie que vous revendiquez, vous rétorquez avec hargne et vigueur que ceux et celles qui veulent voter non à ce traité sont contre la solidarité Européenne...

 

Là est le premier NON ferme que j'ai envie d'apporter... !

 

Ce TRAITÉ SUR LA STABILITÉ, LA COORDINATION ET LA GOUVERNANCE Européenne n'est en rien un traité apportant la solidarité des peuples entre eux au sein de l'Union Européenne... ! Il suffit pour cela de parcourir les 25 pages de ce dit traité pour ce rendre compte qu'il n'est nul part, fait mention du terme de solidarité...

cliquer ici pour afficher le texte en pdf du TSCG,

D’après la définition du dictionnaire Larousse du mot solidarité, Larousse n'est qu'un exemple..., je préfère entendre et comprendre..., en terme philosophique comme littéraire, dans cette Europe qui reste à finir de bâtir..., celle ci que je recopie en premier plutôt que celle que l'on nous impose et met en opposition systématique, par simple pragmatisme quantitatif et normatif. Je place en second volontairement comme dans le texte, cette solidarité d'opposition, car elle symbolise la vision purement technocratique éloignant de fait, un désir commun de faire converger des intérêts humains... :

« Rapport existant entre des personnes qui, ayant une communauté d'intérêts, sont liées les unes aux autres. »

« Littéraire. Rapport d'interdépendance entre les choses : Solidarité entre deux phénomènes. »

 

Nous avons toutes et tous entendu, pendant la campagne Présidentielle, au cours du vote du MES en février de cette année, l'enfumage socialiste de l'abstention, méthodiquement repris sur les antennes médiatiques, pour des raisons non moins fumeuses, qui sont celles que la renégociation du traité MERKOZY en l'état devait être envisagée, puisque ce Mécanisme Européen de Stabilité devait aussi apporter la solidarité au niveau Européen, d’où votre neutralité... ! Une contradiction dont la conséquence est qu'on constate la même cause pour le même effet, alors que le mur à franchir est à nos pieds... !

C'est le même refrain de solidarité qui revient sonner à nos esprits pas tout à fait endormis aujourd'hui. C'est bien étrange et difficile à comprendre comme positionnement politique..., dans ces pas latéraux et reculs permanent... ! La politique n'est pas un tango destiné à nous entraîner frénétiquement dans l'ivresse de la vitesse du zapping mémoriel... ! lorsqu'on examine qu'en guise de réponse aux promesses de campagnes électorales et législatives de renégociation du TSCG, on ne voit que le mot de croissance ajouté en substance, et les quelques 120 milliards d'Euros à partager à 17 ou 27 pays membres, somme dont la moitié reste à financer (les banques et riches investisseurs doivent encore se frotter les mains, belle solidarité...). Pourtant, les piliers économiques fondamentaux, dans cette période de crise, ce cap qui a permis de cristalliser un bon nombre de voix d'électrices et électeurs aux travers de ces promesses et engagements, ne sont pas au rendez vous... !

Souvenons nous qu'il nous a été promis que la BCE pourrait prêter directement au États, pour alléger le poids de la dette future que nous laisserons à nos enfants, et ne pas continuer à enrichir un système financier ennemi juré... ! Rien de cela n'est renégocié dans ce texte à voter... ! Souvenons nous aussi que pour soulager le poids actuel de la dette sur notre économie, nos protections sociales, nos services publics et nos possibilités d'emprunter moins cher sur ces marchés ennemis, l'engagement était pris de faire installer les EUROBONDS, au plus vite.. ! Toujours et encore rien n’apparaît dans ce traité soit disant renégocié.

 

Lors de la signature de ce TSCG, seule la croissance devra contenter les intelligences constatant que l’emploi et l'économie qui lui faut pour exister, pour créer dans ce système bancal et cette crise durable, ont divorcé dans cette abandon de valeur socialiste et dans la volonté de faire de la politique..., que politicienne... !

 

Là est le second NON, que je clame avec force... ! Et maintenant j'ai envie de rajouter le sentiment et la compréhension d'un chômeur longue durée qui par vraie solidarité envers ces prochains, acte dans un militantisme engagé en faveur d'un plan d'urgence qui ce nomme roosevelt 2012... !

 

Ce traité nous parle que de la stabilité de la zone économique et monétaire des pays signataires, dans le but de ne pas faire exploser celle-ci avec un endettement excessif des pays, à travers le financement de fonctionnement de leurs institutions et services publics..., un point c'est tout... ! Cet accord accouché aux forceps, en pleine tempête financière, nous faisant subir les pires attaques, sans honte ni retenue, sur nos endettements que l'on du accroître pour sauver un système bancaire implicitement lié à la spéculation des marchés financiers, nous parle nullement de solidarité des peuples, des citoyennes et citoyens de plein droit et ayant droit. La seule solidarité qui transparaît dans ce traité est la seule et unique solution que les États vont devoir mettre en place pour rembourser à marche forcée les dettes, leurs casses. La solidarité devient la nouvelle appellation, le nouveau camouflage du mot impôt... ! Car la solution qu'on nous présente comme définitive est ce paiement accéléré et sans broncher car on vous prend par les sentiments avec ce mot dont la symbolique nous oblige par empathie et compassion...

Ce document ayant été produit après plus de vingt sommets de la dernière chance..., ne fait qu'ordonner aux États mis à genoux et à ces peuples de chômeurs et pauvres gisant faces contre terre..., qu'après ces durs défaites cinglantes, suite aux combats menés contre la spéculation avide et sans complexe, ayant épuisées les ressources économiques démocratiques de ces pays, et mis par millions ces gens démunis dans les caniveaux de leur déchéances morales..., ce traité oblige à repayer une facture déjà honorée... Car pour que les ressources des pays soient à ce point à sec..., c'est uniquement parce que ceux ci se sont ruinés et surendettés pour sauver les banques et spéculateurs mélangés, et, dans une moindre mesure, une partie de leur peuple...

C'est la première facture, que l'on a payé rubis sur l'ongle en s’endettant pour des banques au bord de la faillite économique et certainement, faillite intellectuelle, législative comme judiciaire, après la crise des subprim. Ces emprunts aux taux exorbitants accordés par d'autres banques aussi fautives, car elles sont toutes imbriquées dans un système voulu comme mondial, nous asphixient inexorablement. Rappelons nous tout de même l'affaire du LIBOR et de l'EURIBOR, et ces Paradis fiscaux puis ce dumping fiscal et social Européen dont aucun mot n’apparaît dans ce traité soit disant de solidarité.... ! Alors oui..., les banques ont soit disant remboursé ces prêts que les États leur ont octroyé. Avec les intérêts entent-on dire aussi, et même que nous aurions gagné un peu d'argent... ! C'est chouette ou ironique... ?

Mais alors pourquoi ces politiques en responsabilité voulant nous faire avaler cette solidarité essentielle..., ne nous expliquent-ils pas pourquoi nos dettes ont explosé, au point de faire monter les taux de solvabilités de nos essentiels emprunts de fonctionnement... ?

Rappelons que ces emprunts existentiels pour apporter l'aide sociale et ce droit constitutionnel, à travers nos protections du même nom, à ceux et celles qui été, avant la crise sans emploi et tous les nouveaux arrivants (On est plus 4 millions toutes catégories rien en France métropolitaine et plus d1 million en outre-mer), ce levier économique de cette solidarité, ce fait auprès de ces banques jouant sur et aux marchés financiers grassement enrichis après leurs sauvetages... !

C'est peut être parce qu'il a fallu éponger de lourdes..., très lourdes pertes bancaires et financières ..., que pour le politique de tout bord qu'il soit comme les experts de toutes sortes qu'ils sont, le silence se fait roi au royaume des aveugles que nous sommes dans cette torpeur chaotique,  entretenue médiatiquement. Un secret..., est par définition, une règle hors des règles et autres lois. Cela ne ferait qu'avouer tant l'échec économique d'un modèle et système économique sociétale caduc, que sa volonté de vouloir l'entretenir quoi qu'il en coûte... ? Ça c'est la deuxième facture, plus salée à payer... !

 

S'il faut un exemple pour illustrer mon propos, je prends celui de l'aspect social et donc de la politique pour le mener et l'appliquer, de la construction de cette Europe que monétaire et financière. En haut de page 7 de ce traité..., voilà les seules références relatant la partie essentielle à toute économie réelle pour accomplir son rôle de moteur d'une société..., voilà comment l'Homme..., cet employé, travailleur, ouvrier, salarié, chômeur, etc..., est considéré sur le texte fondateur d'une soit disant solidarité

 

« TENANT COMPTE de la nécessité de respecter, dans la mise en œuvre du présent traité, le rôle spécifique des partenaires sociaux, tel qu'il est reconnu dans le droit ou les systèmes nationaux de chacune des parties contractantes;  »

 

Vous notez, certainement le point virgule qui permet d'englober cette phrase dans un contexte plus général... ! La lecture du texte …, cela ne vous surprendra pas non plus..., ne concerne que le constat de la situation économique et financière actuelle de l'Europe, de l'Euro, des problèmes spécifiques économiques des pays membres, et pour le reste, je le résumerai en disant que c'est une volonté « commune », si l'on ratifie celui la..., de garantir la stabilité de cette union monétaire..., cet Euro roi..., un point c'est tout... !

La solidarité que vous revendiquez n'est qu'une volonté de maintenir un statutco dans un système qu'économique et monétaire, qui accentue les inégalité sociales et fiscales. Cette solidarité que vous nous réclamez est un tribu déjà lourdement payé par les nouveaux chômeurs et pauvres que cette crise a produite, et à qui vous n'apportez pas d'autres soutiens que cette injonction de faire encore plus de sacrifice... ! Le vote non à ce TSCG n'est pas un vote non solidaire Européen, mais bel et bien son inverse... ! Parce qu'un vote oui ne fera qu'installer définitivement le seul aspect monétaire de cette Europe qui manque du politique dans le sens noble du terme, c'est un vote contre ce TSCG qu'il faut obtenir sur le plan national d'abord... ! Car nous ne sommes pas seul en Europe à combattre contre cette Europe néolibérale institutionnalisée.

S'il n'y a pas de construction d'un débat légitime..., pas de volonté d'écoute au travers de vos anathèmes, des nombreuses voix vous ayant crus et porté à la responsabilité de leur vie dans leur entièreté..., aux fonctions que vous occupez maintenant..., ni l'institution d'un référendum sur la poursuite de cette Europe surtout monétaire par le biais de la ratification de ce TSCG..., alors la première voie immédiate qu'il restera lors de ce vote, sera celle trouvée en 2005..., celle du votre contre..., ce NON solidaire contre ce OUI monétariste...!

Je n'ai plus qu'une petite phrase à dire... !

A votre solidarité politicienne, dialectique..., cette mascarade électoraliste, nous les chômeurs et pauvres d'ici mais aussi d'ailleurs, de toute l'Europe comme au delà..., nous vous demandons de faire tomber les masques et d'apporter concrètement, dans cette économie réelle qui est abandonnée aux affres des banques et marchés financiers, cette solidarité d'ayant droit que nous sommes... !

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