USA réduction des inégalités : Vraies-fausses bonnes nouvelles.

Deux information devraient faire réfléchir quelque peu aujourd'hui... L'une date de hier et émane de Radio France... Elle présente une information macro-économique concernant la guerre des monnaies, mondiales, qui se mènent actuellement... Et des ondes de chocs futures, plutôt inquiétantes sont à craindre quant à considérer l'aspect économico-social de décisions politico-économico-financières des États aux monnaies dominantes par rapport à celles dominées. L'autre date de cette nuit et émane des États Unies d'Amérique (du nord). Sa présentation médiatique, spectaculairement "simpliste", sous une vue court-termiste et politicienne pourrait cacher un problème d'ampleur aussi inquiétant que la première citée. Dans l'annonce du président Obama de vouloir réduire les inégalités, dans son pays, en augmentant les salaires d'une frange de la population active, travaillant dans les "services publics" - laissant ainsi aux Républicains le "soin" de refuser, et d'assumer que cela, les augmentations des bas salaires se fasse dans le secteur privé - il existe, en terme de projection un danger lié à la guerre des monnaies que ce même président Américain mène de front en empêchant que les pays émergents accèdent à des monnaies plus fortes..., et puissent mieux protéger leurs populations paupérisées subissant plus d'inégalités, par le fait de mettre en place des droits du travail, des protections sociales, des États providence quoi...

Comme l'explique l'analyse économique de Jean Marc Chardon, dans le premier lien, et sans tout développer, pour vous laisser découvrir celle ci..., la direction néolibérale de ce pays Américains se confirme. Au point de vouloir s'affirmer plus autoritairement bientôt par le fait de remonter des taux d'intérêt directeurs, soit de l'argent gratuit que les banques usent et abusent..., sans redistribuer à l'économie réelle.. Ça c'est le Yang..., la face sombre... Cela va renforcer la position dominante du dollars à l'international, conforter les détenteurs des dettes Américaines et autres riches créanciers, quand on constate que les investissement commencent à fuir les pays émergents... C'est ça les soit-disant "bienfaits" de la "mondialisation" et de sa "compétitivité". Mais conséquemment ses investissements se tarissant pour ces pays au taux de pauvreté exorbitant, aux inégalités considérables, il est a craindre que leur situation ne s'aggrave  que plus dangereusement... D'autant plus que des troubles sociaux y sont de plus en plus fréquents et seraient "l'excuse", trop facile..., des investisseurs pour abandonner ces pays en développement.

Quand de l'autre coté..., le coté ying, la face surexposée, immaculée quoi..., l'annonce  de M. Obama, de vouloir réduire que quelques inégalités, devrait réjouir le monde civilisé des pays dit développés, des pays riches, du moins à en croire les médias de masse se et nous  focalisant dessus..., ce qui se passe au niveau de la stratégie monétaire Américaine, au niveau géopolitique, est étrangement tue, est obstrué par la présentation que d'une face, blanche... En tout cas dans ces médias de masse là, pas sur Radio France, qui a moins d'auditeurs-trices. Pourtant ces deux décisions et stratégies sont à corréler... D'autant quand les néolibéraux et libéraux défendant la "mondialisation" et la "compétitivité" n'ont de cesse de vouloir présenter leurs soit-disant "bienfaits" en focalisant le regard sur les résultats économiques, les PIB, etc..., autant leurs com. segmentant, raccourcissant les vérités étouffent sciemment les catastrophes sociales, les inégalités croissantes, les casses des démocratiques que cette doctrine produit derrière.

Car favoriser, au niveau d'un pays, une hausse des salaires minimums pour diminuer que certaines inégalités aux USA, même si c'est un signe encourageant en terme de progrès social pour ceux et celles qui seront concernés-es, aux regard de ceux et celles qui ne le seront pas..., l'on peut que se réjouir pour les premiers. Mais l'on peut aussi s'inquiéter pour les seconds qui n'en bénéficieront aucunement, resteront exclus et/ou corvéables à merci. Certains-es objecteront que cela relancerait la croissance... Certes mais qui ne bénéficia qu'aux mêmes additionnés à ces nouvelles personnes aidées et minoritaires. Car la théorie du "ruissellement" n'est qu'un conte pour enfant..., n'a jamais existé au point que c'est une utopie. Comme cela ne résoudra que partiellement, à la marge même, les problèmes des inégalités dans ce pays..., qui pourrait ainsi faire craindre des ressentiments sociaux entre pauvres et moins pauvres... Soit une division de la société américaine.

Puis ailleurs, les inégalités au niveau des pays entre eux (riches entre riches, pauvres entre pauvres riches entre pauvres) n'en seront pas plus réglées.., que les politiques monétaires que mène M. Obama, et l'Europe tentent au contraire à aggraver les choses... Non seulement les pays émergents sont pris en étaux entre des mouvements sociaux se multipliant en interne que coincés par la réévaluation des monnaies dominantes, cela ne va qu'augmenter les heurs sociaux (présurer les salaires, casser les maigres droits, et autres protections, affaiblir les démocraties, etc) pour que ces pays restent toujours  plus "compétitif" que les autres... Juste..., pour que les soit-disant "gentils investisseurs" reviennent..., faire preuve de servilité restera le maître mot. La croyance en un retour de la croissance par une simple augmentation de la consommation de quelques pauvres des pays riches (nourris rémunérés logés à bas prix par les plus pauvres des pays pauvres quand les profits des dividendes explosent) revient ici à dire que cela ne pourrait qu'être qu'une énième illusion économique d'une hausse minime d'un PIB. D'autant que si cela est fait à la marge, de manière clientéliste et politicienne en interne..., ce revient à constater aussi l'hypocrisie géopolitique. Et le jeu entre Républicain et Démocrate ne s'en trouvera que conforté..., pour faire le spectacle, donner l'illusion d'une démocratie...

Pour conclure n'y a-il pas un réel danger dans cette annonce de M. Obama sur-médiatisé et trop simplifiée..., de voir les États Unies d'Amérique s'engager dans une nouvelle forme de repli sur soi, sectoriel..., voulant favoriser une clientèle de pauvres plutôt qu'une autre..., plutôt que de combattre les inégalités au niveau mondiale...? Car il semble qu'on voit ici tant dans la stratégie géopolitique monétaire Américaine minimisée médiatiquement la volonté de retrouver une domination, une suprématie par l'emploi d'arme monétaire lourde, par des mesures d'autoritarisme économique dangereuses pour leur démocratie, et pour les économies et les démocraties mondiales, quoi qu'il en coûte aux pays pauvres et autres..., quand en façade au niveau nationale il feint de donner des gages sociaux...

N'est-il pas temps que les peuples poussent fraternellement ensemble l’alternative d'auditionner les dettes publiques, d'en appeler à un réel Bretton-woods, etc..., pour remettre cette finance mortifère à sa place de simple subalterne, pour obtenir que la course vers le moins disant social et fiscal s'inverse radicalement, que le saccage de la planète cesse, afin que tant les inégalités de partout dans le monde se réduisent réellement, que les peuples retrouvent leurs souverainetés démocratiques (et monétaires aussi en Europe avec une BCE au service des peuples) afin d'éviter que ces replis sur soi nationaux en arrivent à des extrémités..., que les peuples ne veulent absolument pas, comme n'ont jamais voulu dans l'Histoire...?

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.