L’hypocrisie d'un bal.

Bourbon de son nom s'enivre de clameur,

Ce palais auréolé abritant des vociférateurs.

 

Des dorures de son antre

Dansent péniblement la législature.

Des élus en son chantre,

Fustigent allègrement leur mandature.

 

Nos vies de dur labeur sont bien attristées,

Qu'une priorité de forme soit un mariage gai.

 

La loi mathématique temporise l'ajustement,

Des tombes de misère nous ensevelissant,

Dans l'erreur d'un calcul nonobstant,

Au cœur froid de la logique de l'instant.

 

Tournoie alors l'hypocrisie,

Oublier il le faut, masquer la fatale erreur.

Provoquer alors d'autres envies,

Le pouvoir de l'image s'en fait l'instigateur.

 

Au nom d'une règle égalitaire,

Rentre en jeu l'ombre de l'équité des droits,

Pour éviter un autre sujet vulgaire,

Celui de la spéculation abusive sans foi ni loi.

 

L'échec est « math », pour les pauvres de tout.

La règle d'une liberté primaire est le seul atout,

D'une évanescente idéologie de la démocratie,

Monnayée à grand coût d'asservissement de nos vies.

 

Le devoir d'assistance est détenu à Matignon,

Et pour notre malheur, par l'âme de Cro magnon.

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