Voyage sur Mars : La maximisation des "risques".

C'est à croire qu'on manque à ce point d'espérance et d'intelligence qu'en à penser un avenir commun..., qu'en à imaginer l'évolution de l'humanité en règle générale..., quant à vouloir son unification en particulier..., qu'il faille que certains médias télévisuels privés..., que certains intérêts financiers opaques..., en arrivent à vouloir nous faire "rêver" d'un voyage sur Mars.., sans retour. (voir aussi ici et ).., serait la destiné de l'Homme... Cet Homme qui a toujours "rêvé"..., tout du moins qui a toujours chercher à conquérir..., au prix de lourds sacrifices, tant ignorés, reniés, dénis pour la plupart, qu'encensés pour certains des plus symboliques, tant dans le passé, qu'actuellement et dans ses projections au long-court ("mondialisation" et "compétitivité"), tant dans son rapport personnel à l'autre..., que collectif à l'humanité (colonisations, etc), tant dans l'évolution des progrès scientifiques qu'il a su déployé, que dans la mesure réelle de tous leurs impacts sociaux et environnementaux, cet Homme là..., du moins une part d'ombre de celui ci..., veut faire rêver les autres non plus à une vieille lune..., mais à un nouveau Mars..." Et ça repart" ironisent certains-es quand l'enjeu "scientifique" présenté se veut "relancer" le mythe de la "conquête"  spatiale..., temporelle même osent croire certains-es...

Depuis que ce projet, son ambition "simplifiée", son idéologie obscure, est présenté sur des chaînes d'info continue, privées pour leurs profits, et tout de même subventionnées par nous tous, à l'objectivité aussi crédible..., qu'un simple "like" sur internet se veut réduire les subtilités et les nuances de l’intelligence humaine dans son ensemble, dans ses diversités d'opinions, dans ses variétés d'échelles de valeurs, dans ses différences, à un simple jeu de "ni oui ni non"..., une idée constante revient de manière récurrente. Elle tente à vouloir nous faire "admirer", par un phénomène de communication bien connu qui s'appelle le "feuilleton", une forme d' individualisme à travers la découverte d'un-e nouveau-elle candidat-e par mois, ou presque, que l'on devrait "sacraliser", élevé au rang d'un mythe quelque part, par transposition, sur la base d'une mystification d'une jeunesse "héroïque" à en croire les animateurs-trices et autres pseudos experts-es illusionnistes.

Et par le biais de ce projet d'aller sans retour sur Mars concernant une jeunesse à qui il est proposé d'être sur-médiatisé dans son voyage..., plus d'un vide philosophique et autres se niche. Car dans ce projet qui devrait alors nous questionner sur les êtres humains et conscient que nous sommes dans nos rapports aux autres, tous les autres, et à eux-elles aussi, faisant de nous cette "humanité" dans toute sa complexité, nul intellectuels et/ou journalistes, etc..., sur ces chaînes soulèvent ces interrogations fondamentales. Quand ce projet, sa sur-médiatisation ne nous demande d'abord que "d'admirer" des "héros", des "héroïnes"..., dans le fait de nous rendre encore plus "voyeur" passif (mais actifs en finançant des recettes privées), à travers un futur programme de téléréalité..., et un feuilleton médiatique actuel, sans nous proposer des axes de réflexion autrement plus profonds que notre rapport à l'image..., il y a forfaiture intellectuelle et opacité...

Car cette opacité est dans le fait que l'on ne nous demande que d'approuver de nous faire prendre le "risque" collectif (quand les profits d'audiences et autres seront privés) quelques soient les conséquences, d'envoyer une partie de nous même..., dans un voyage sur Mars certes..., mais qui quelque part est sans espoir pour ces jeunes êtres humains, puisque sans retour, malgré une maigre chance de réussite "promise". Ces jeunes à qui on ne nous demande pas de réfléchir en tant que simple personne, voir de frère, et/ou sœur, etc..., mais en tant "qu'héros", quand en plus on nous demande aussi de ne pas penser à eux-elles et à ce que sous-entend le sens d'un non retour et à ses conséquences psychologiques individuelles et collectives, aujourd'hui comme demain, dans le fait de les encenser à l'instant, dans leur "sacrifice" pour la science soit-disant (en direct ou en différé), mais aussi dans leur perte de liens réels, relationnels, tactiles, intellectuels, etc, avec le collectif d'humain dans son entier, nous compris donc..., ces jeunes ne sont pas plus perturbés par ces questionnements qu'un journaliste, philosophe, intellectuel, politique pourrait leur proposer, pas plus d'ailleurs que nous le sommes nous même...

Et quant on compare l'ambition bien ambiguë de ce projet (objectif Mars à travers une simple balle de fusil) dans ce que l'on nous en présente, à l'échelle d'un certain temps long dans la conquête spatiale que l'Homme a su prendre avec mesure, en en ayant payé un lourd tribu d'ailleurs..., à l'échelle financière, matérielle, philosophique autrement plus conséquente, dans la porté de "ces pas de géants pour l'humanité", on mesure que mieux la déraison, sans aucune commune mesure, de l'investissement annoncé, de l'objectif et des priorités choisies et affichées..., qui en fait dire d'ailleurs aux plus grands spécialistes en la matière l'absurdité...

  Car lorsque les premiers projets d'envoyer des Hommes dans l'espace étaient collectivisés, nationalisés, avec des profits et des retombées socialisés, ils avaient aussi comme priorité de diminuer au maximum tous les "risques" possibles, voir inimaginables, pour les êtres humains et autres expédiés..., en en prévoyant et priorisant leur retour... Et à la différence majeure, fondamentale même..., des progrès scientifiques précédents, ce projet d'aller sans retour sur Mars, ne propose que de diminuer dangereusement les coûts (du low-cost spatial, avec à la clef des profits juteux privés), en maximisant les "risques", au point de supprimer, sacrifier même et le retour des "voyageurs-euses", donc de ceux-celles ci dont on doit se couper..., et la responsabilité des investisseurs, des financiers opaques quoi..., en la noyant dans le vide sidéral d'une responsabilité collective diffuse, renvoyée elle-même à un simple "voyeurisme" virtualisé au travers des télés...

Penser qu'il existe aujourd'hui sur la planète tant et tant d’extrêmes pauvretés, de morts de la faim, etc, de pauvretés, de chômage de masse, de précarités, d'inégalités divers, etc..., de problèmes sociaux fondamentaux, au regard d'un projet privé à très haut risque..., à différentes échelles..., aux profits privés, à l'intérêt prioritaire individualiste et quelque part immoral dans ses non-dits, ses impensés volontaires..., etc..., quand ce projet n'apportera aucune réponse concrète et immédiate, au niveau des priorités et urgences sociales, alors qu'il reprend une des questions fondamentales de l'humanité, un de ses rêves le plus commun..., dans l'abstraction de condition de nos vies humaines de tous les jours..., penser que tout cela ne fait pas plus réagir que ça des "élites", des "responsables", etc..., est-il synonyme de leur bonne santé mentale, comme celle d'une société, et d'espérance, de "confiance" en l'avenir pour notre humanité...?

Plus loin encore... N'est-ce pas aussi, d'une certaine manière, le moyen de ne "valoriser" que l'image virtuelle de l'Homme, dans un individualisme exacerbé de quelques uns-es..., ou plutôt, et aussi, de dévaloriser (financièrement, philosophiquement) le prix d'une vie humaine, voir d'un groupe d'humain, qui est mise en cause mais pas discuté dans ce projet de voyage sur Mars sans retour...?

 

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