La fraude sociale, les mensonges médiatiques.

Avez vous vu le JT de 19h 45 sur la chaîne M6 hier... ? Si ce n'est pas le cas ce billet veut en parler..., en laissant entrevoir l'impact recherché lorsqu'il a abordé le thème de la fraude sociale. Sinon, ce regard peut vous intéresser par son décryptage..., surtout si vous avez ressenti une certaine gène à son écoute. Pour ceux et celles se demandant encore ou cela vous mène..., sachez que cette analyse veut mettre en exergue des contres vérité propagandistes en s'appuyant sur des faits avérés et rien qu'eux.

 

Alors que le trou de l'Unedic de bientôt 18,5 milliards d'euros, prévison pour la fin d'année, (rapport de la cours des comptes) fut le sujet « détourné » de ce début de semaine..., stigmatisant certaines catégories de notre population..., inquiétant les chômeurs-euses pauvres, quant au montant et la durée de leurs indemnités, cette fin de semaine voit son lot de contres vérité et de dénigrement affluer. Le rapport du syndicat Solidaires Finances Publiques relatant les chiffres et estimations de toutes les fraudes, publié par le Figaro le 22 de ce mois..., soit la semaine dernière..., fait le buzz médiatique maintenant. Cherchez l'erreur donc dans ces décalages... ! Ce décalage était aussi à voir ce midi dans la "Nouvelle émission" de canal+. Hier, dans son JT, M6  livra..., sans citer la source d'information officielle...(?), 2 minutes d'un des multiples sujets présentés, sous le nom de « fraudes sociales ». C'est entre 18 minutes et 20,10 minutes. Dans un tissu de mensonges honteux, cette fraude sociale fut « dénoncée » sous un chiffre ahurissant la situant entre 13 et 15 milliards d'euros. Alors que la provenance de ce chiffrage reste encore inconnue..., nous avons pu entendre clairement énoncer que 67 % de ces fraudes étaient attribuées aux prestations sociales, et donc aux prestataires du RSA. On a pu ouïr que ce montant fraudé était en hausse de 15 %. En passant des mensonges et autres blâmes, du début de semaine, amalgamant la responsabilité du déficit de l'Unedic à Paul, puis tantôt à Jacques..., avec d'autres anathèmes de toutes sortes..., nous voilà maintenant dans d'autres mensonges encore plus grossiers et vulgaires qui sont coupables et condamnables au titre de détournement d'informations. Mais l'impact sur les populations ciblées d'une part et concernées d'autre part est certainement bien plus grave encore...! Comme il n'est pas encore mesurable. La division des classes dites modestes, moyennes, des classes pauvres est le but inavoué de ces manipulations de l'information. Car nous n'osons croire à une simple erreur de lecture des données..., tellement elles sont expliquées clairement. Mais il n'est jamais trop tard et ce billet veut aider à éclaircir ces vérités oblitérées.

 

Pour rétablir certaines vérités de faits, et non d'opinions comme le font que trop de journaux télés et presses privés.., il est bon de rappeler des données vérifiables. Vous les trouverez à la page 22 de ce rapport précité plus haut. Voir aussi cette synthèse de la CGT.

Ce rapport présente l'information suivante en ce qui concerne le montant des fraudes aux prestations du RSA... :

« …....

A ce stade, il est donc instructif de rappeler les enjeux financiers en matière de fraudes :

la fraude aux prestations sociales serait comprise entre 540 et 808 millions d'euros en 2009,

sur environ 60 milliards de prestations versées27. La fraude représenterait ainsi 0,91% à 1,36%

du total des sommes versées. Les indus sont recouvrés à hauteur de 88% dans les trois ans (le

contrôle aurait détecté 458 millions d’euros en 2010).

27 Source : ministère du Travail et le secrétariat d'Etat à la Solidarité.

. »

Rappelons que les cotisations sociales financent en partie l'Unedic..., et son déficit. Voici maintenant le montant des fraudes aux cotisations, inscrit en page 20... :

« …...

En outre, les 1000 milliards d’euros de fraude européenne comprennent la fraude aux

ressources sociales, ce que l’estimation 60/80, purement «fiscale», ne comprend pas. Si l’on

ajoute en France la fraude aux cotisations sociales, la fraude aux prélèvements obligatoires

représenterait alors probablement 73 à 95 milliards d’euros (la fraude aux cotisations sociales

étant estimée au minimum entre 13 et 15 milliards d’euros).

. »

 

Quand il y a gène, il n'y a pas de plaisir, comme dit un certain proverbe. Et l'on voit ici que ces chaînes télés privées, et autres..., trouvent un malin plaisir à culpabiliser sans vergogne, sans gène donc..., les pauvres touchant le RSA en mélangeant les chiffres de la fraude aux cotisations sociales, les nommant "fraudes sociales", dont ces pauvres bénéficient en partie d'ailleurs, à celles que fraudent certains patrons, les fraudes fiscales. Peut être même que les comptes de cette chaîne et de la/les banques la finançant, sont à ranger dans les fraudes fiscales et les fraudes aux cotisations sociales d’ailleurs ... ?

 

Vous avez dit finance, banque, bizarre..., comme c'est bizarre.. ? Et oui, on est en plein cœur d'un sujet qui lui ne trouve d'écho que répercuté, atténué puis détricoté dans tous les sens. Et pour cause... ! L'effet, qui n'est pas papillon lui..., mais concret et est quantifiable comme qualifiable, c'est tant l’asphyxie que subissent certaines entreprises ne trouvant plus à se financer comme avant le crack de 2008, que leurs gens se trouvant licenciés faute d'activité..., soit de clients-es. Car l'employés-es est aussi le client dans bien des cas. La cause, comme vous l'avez deviné, c'est cette spirale concentrique et autéritaire européenne consistant à dévaster le tissu social pour diviser les classes modestes entre elles, pour plonger tout ce monde dans la paupérisation, et par la peur de perdre l'emploi additionnée à celle du poids de la dette publique, pratiquer un chantage à l'emploi et aux acquis sociaux trop généreux. Seulement pour toucher à ce modèle, il faut l'assentiment de l’État du « changement maintenant ». On ne reviendra pas donc sur ces satisfecits gouvernementaux honteux concernant l'accord des "partenaires sociaux" du 11 janvier. Mais on peut par contre examiner ce cœur et voir que dans une promesse de campagne, celle de séparer les activités bancaires..., ayant mis à mal de par sa structure économique et financière systémique, notre dette publique, cet ennemi se porte le mieux du monde voir encore mieux qu'avant. Pour mettre en bouche je vous propose cela et ensuite voir ici, puis avec encore celui ci et enfin celui là. Pourtant..., en terme de conséquences, cette finance toujours dérégulée et déréglementée, fait parti de ces entreprises fraudant fiscalement de manière massive le fisc national, Européen, mondial, grâce à leur filières opaques hexagonales, leurs autres filiales implantées dans des paradis fiscaux européens et autres. C'est notre cher modèle français qu'elles visent après avoir vues la socialisation de leurs pertes... Une grande banque à la réputation plus que scandaleuse en parle ici. C'est par la privatisation de leurs profits actuels fraudés en parti..., qu'elles veulent se payer nos services publics et le reste. De plus, ces même banques sont celles là même qui proposent à leurs clients fortunés privés et entreprises des optimisations et autres systèmes à la limite de la légalité des montages financiers nous confisquant de fait, des recettes suffisantes pour amortir cette crise de confiance ralentissant la croissance, et conséquemment, la solidarité nationale nécessaire à donner au plus démunis-es. Tout cela est développé dans ce rapport de Solidaires Finances Publiques, mis en lien au début du billet.

 

Passant du coq..., qui se cherche une nouvelle crête en marinière...(?), aux ânes qu'on « voudrait qu'on soit »..., beaucoup de mouvements sociaux éclatent en ce moment même. Ils ont tous un lien. Celui ci est la volonté de certains patrons, encore financés par ces banques..., fiancés à la finance, de licencier alors qu'ils font encore des bénéfices et distribuent des dividendes, pour beaucoup d'entre eux. Ce lien est aussi cet État qui accepte le didact de la finance, l'ennemi d'hier..., nous infligeant la casse petit à petit des services publics (voir les emplois précaires de l’État), et de nos droits du travail. Ce même État ne se donne même pas les moyens suffisamment avec du personnel et des outils adaptés pour recouvrir ces pertes monumentales lui vidant ses caisses. Sans tous les énumérer, alors qu'une « solidarité autoritaire » des partis politiques de l'alternance Française s'affiche clairement, sans honte, dans le domaine économique (voir le TSCG et autres traités Européens), qui puis est derrière des débats par-avant maintenant..., on ne peut qu'être solidaire, nous les chômeurs-eurs , les précaires, les pauvres, avec les employés-es de PSA, de Renault, de Goodyear, de Sanofi, etc... Et cette solidarité est aussi sincère qu'elle est lucidement apportée aux prof.. luttant aujourd'hui pour revaloriser leurs salaires, améliorer leurs conditions de travail, etc... Parce que tant les employés-es du milieu industriel que ceux-celles de nos services publics ont su lutter, dans le passer proche ancien comme proche (A lire avec recul..., grand recul et en contre point voir ici), pour obtenir ces acquis sociaux que certains-es veulent détruire sous le label de « nouveau modèle social Française »..., cette solidarité de classes est à activer pour être amplifiée.

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