Qui a t-il à prélever à la source..., "tarie"..., sauf à cultiver les mensonges...?

C'est un bien vieux serpent de mer..., qui refait surface en ce jour... Le prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu est son nom d'origine... Et aussi tortueux que le sont les mécanismes de l'optimisation fiscale, que le sont les chemins opaques de la fraude fiscale, que l'est la sinuosité et l’ambiguïté intellectuelle cherchant à changer, maquiller la fuite lâche des capitaux des fortunés, ces délits fiscaux quoi, en "évasion fiscale" (comme s'il fallait se "libérer" du fisc et du bien commun qu'il doit apporter à tous-tes...?), en "exile" de souffreteux du fisc..., sa présentation médiatique, politique pêche par manque d'ambition..., et par le mensonge invétéré de sa nécessité.

 D'un vieux truc visqueux..., d'un vieux machin encombrant à l'origine les "socialistes" pures et dures, s'il en ai existé un jour..., cette idée de la récolte de l'impôt sur le revenu à la source, avec tout ce qu'elle porte en elle de contradictoire, c'est travestie en une fringante et jeune anguille "transgenre". C'est par les détenteurs des clefs du verrou de Bercy, qu'elle refait surface... Et c'est sur la base d'une promesse de "réforme fiscale", qu'elle tente de séduire l'opinion publique. Et c'est aussi par le canal des médias de masse privés, dont on connaît la partialité, de politiques de l'alternance qu'elle, cette anguille, nous est montée d'une main brandie vers la lumière... Mais juste d'une main alors...

Car l'autre main, quant à elle, son action est rendue "invisible", comme la soit-disant bienveillance d'un certain "marché...". Aussi stupéfiant que paraisse le spectacle, pour les temps de cerveaux disponibles médusés..., hypnotisés..., par la fringante anguille éclairée à l'aune d'une vielle lune..., une information fondamentale passe à l'as... La se tarit la source de l'impartialité de l'information. La est aussi le manque d'ambition. Il nous est vanté, à grand renfort médiatique, les soit-disant "bienfaits" que pourrait représenter le prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu..., derrière une négociation entre "partenaires", entre parlementaires, etc... Derrière la nécessité de ce gouvernement de tenir sa promesse de "réforme fiscale"..., de pas perdre plus la face..., ce travestissement d'un de leur vieux dogme, cette vieille contradiction quand à donner les pleins pouvoirs au patronat et à Bercy concernant la fiscalité, la tenue des comptes (recettes dépenses) de l’État, masque en fait un montant de fraudes fiscales, de fuites de capitaux, d'optimisations fiscales exceptionnellement dangereux pour l’État..., providence...

C'est pour l'année 2012, entre 60 et 80 milliards d'euros, et 50 en moyenne les années précédentes (? Que dit l'année 2013 ?), de manque de recettes fiscales qui prouvent le laxisme patent, latent du verrou de Bercy, mais aussi des politiques de l'alternance. La source des recettes de l'IR s'est tarie depuis un moment donc. Et en période d'austérité, ce montant pharaonique qui est en croissance constante lui, comme le nombre de pauvres, de précaires, et même de chômeurs-euses, en bref les inégalités quoi, à qui les aides sociales et la solidarité nationale sont en constante dégressivités, au point d'être dangereux pour la stabilité et l'équilibre du corps social (dégressifs d'ailleurs comme l'IR et l'ISF pour les plus riches), par rapport à une autre croissance, celle du PIB, toujours en berne, lancer ce chantier d'inversion du prélèvement de l'impôt..., passerait plutôt mal si cette information était rappelée... Parce que tout bonnement la grande majorité des fraudes..., etc.., des problèmes de manque de recettes fiscales quoi, devant justifier une réforme..., ne sont pas imputables qu'à une baisse de la consommation et donc de rentrée de recettes... Elles sont aussi imputables à des délits et crimes fiscaux, financiers, judiciaires, avant tout patronaux. Les fraudes sociales quant, à elles, et contrairement à la "rumeur" médiatique et politique ambiante, ne représentent qu'à peine un dixième du montant cité plus haut... Comme ils, ces délits, etc..., sont aussi imputables aux fortunés-es, aux privilégiés-es de la "R"épublique, de la politique, etc..., le choix d'un bouc-émissaire est porté injustement sur les fraudes sociales.

Mais alors, comment dans ce contexte ou l'on sait pertinemment que ce problème de manque de recettes conséquentes, quand les déficits publiques explosent, quand perdure une continuité de l'austérité,  est du à un patronat malhonnête (pas dans sa majorité)..., à qui on s'apprête de donner encore plus d'argent public (110 à 200 milliards d'euros/ans d'aides publiques aux entreprises sans contreparties, sans contrôles fiscaux + 14 milliards d'euros pour 2014 et 20 pour 2015 du CICE pesant le plus sur les ménages modestes par rapport à leur faibles ressources, au regard des avantagé-es cités-es plus haut + 30 milliards d'euros pour le "pacte de responsabilité", avec les coupes sur les allocations familiales possible).., comment peut on envisager que de transférer à ce patronat là..., ce nouveau pouvoir de transmission des données fiscales personnelles, celles de vos et nos revenus..., et autres "confidences", à une entité fiscale verrouillée et opaque, comment peut-on penser que cela pourra résoudre ces délits, ces crimes, ce manque de recettes fiscales...? N'est-ce pas mettre la charrue, sans roue..,  avant les bœufs..?

Par l'acte citoyen-e et "responsable", devant notre déclaration d'impôt sur le revenu, il y a une forme d'égalité des droits et devoir (d'être honnête quoi) du patron comme de l'employé-e, etc..., consentants-es à contribuer à l'effort du bien commun. Dans le cadre d'un prélèvement à la source..., n'y a t-il pas disparition de cette égalité des droits et devoirs...? Ou passe alors le consentement et la responsabilité citoyenne de l'employé-e, etc...? Cela au seule profit d'une entité, l'entreprise (et les doutes énumérés plus haut), et du "bon vouloir" patronal, qui supplanterait alors en droit et en devoir, ceux du-de la citoyen-e lambda, et sa responsabilité..? Une forme de contradiction donc... De plus.., ces même entreprises, ce patronat, ne cessent de réclamer et plus de confiance, et plus d'argent public et autres cadeaux, et la préservation du secret fiscal, bancaire pour son entreprise et sa personne... Ce secret, qui s'apparente à la confidentialité des données privées des vies des salariés-es, etc.., même s'il est codifié par le fisc, n'en serait plus un pour le patronat... Encore une fois il n'y a donc rien d'égalitaire dans cette réforme fiscale, puisque le-a citoyen-e lambda, employé-e, etc..., n'aura aucun accès aux données sur les entreprises l'employant, quand elles en auront que trop. Est-ce honnête intellectuellement...? Est-ce moral et éthique..., quant on constate à quel point ces même entreprises, leur dirigeant-e, peuvent dévier de leurs droits et devoirs déjà existants à consentir à contribuer au bien commun...?

Alors que ce patronat implore qu'on lui fasse "confiance", aveuglément, et au vu des chiffres des fraudes aux cotisations sociales patronales (entre 15 et 20 milliards d'euros/ans, quand le déficit de l'UNEDIC atteindra les 22 milliards d'euros fin 2014), celles là même qui vont être supprimées en partie pour la branche famille, la chose a du mal à passer. Sauf quant elle est tue par les médias et les politiques bien sûr, comme c'est le cas. Peut-on alors envisager de lui, le patronat incriminé, donner plus de pouvoir, "les pleins pouvoirs", quant à déclarer nos exercices annuels, nos nets imposables quoi, en plus du reste..., sans qu'il puisse y voir une manière de gruger, de frauder encore plus le fisc...? On entend l'argument comme quoi, ce serait le fisc qui communiquerait sous forme de codes nos données personnelles au patronat afin de soit-disant garantir la "confidentialité" de nos vies privées... Quelle garantie aura t-on quant à la sûreté des déclarations..., le respect de la confidentialité (les codes pourront autant être craqués, pour ceux-celles le voulant, que les fraudes à la TVA qui atteignent le montant exorbitant de 32 milliards d'euros/ans par exemple, attestent de failles systémique majeures du fisc) quant on sait aussi que ce patronat peut ouvrir, déverrouiller quoi, plus facilement les portes de Bercy qu'un contribuable lambda...?  C'est bien connu que l'argent appelle l'argent et les moyens de s'en faire plus, comme les données gravitant autour...

Enfin pour justifier du soit-disant bien-fondé de cette réforme, que souhaitent ardemment les plus néolibéraux, en salivant d'avance..., et c'est pas fait pour rassurer les plus modeste donc..., Il est mis en avant le fait que cela pourrait satisfaire tous-tes ceux et celles se retrouvant sous le soit-disant "ras le bol fiscal"... En effet en passant rapidement au prélèvement à la source cela ferait sauter une année d’exercice fiscal, et donc de récolte de recettes par l'IR... Quant on constate déjà les ravages de l'austérité sur les plus modestes, soit 50% de la populations active non-imposables (moins de 1630 euros net/mois), la chute vertigineuse de leur pouvoir d'achat qui va s'aggraver avec la hausse des prix de l'énergie, etc, et de la TVA, sachant qu'ils contribuent plus que d'autres, par rapport à leur trop faibles revenus, leur effort à fournir par leur consommation régulière, est-ce réellement utile de faire payer plus cher à cette catégorie de la population (parce que plus nombreuses) se que ce manque de recettes par l'IR va coûter à l’État...? Au niveau national, une année d'IR en moins c'est pas rien. Car en fait c'est bien eux-elles, ces modestes, qui payeront bien plus cher que ceux et celles ayant les moyens de supporter plus facilement des ponctions sur "leurs" revenus (actions, etc), quand cette catégorie d'avantagée se verra exonérée de l'IR sur un an. Cette réalité là est tue, et on peut comprendre pourquoi... Des troubles sociaux dans la présentation de ces faits, dans l'injustice sociale et fiscale que cet argumentaire veut cacher, dans l'idéologie viciée que cette réforme porte en elle, sont à craindre...

Car ce gouvernement, au "socialisme" évanescent..., au néolibéralisme pas tout à fait affirmé..., en plus de faire des cadeaux fiscaux, et autres baisses d'impôt sur les sociétés, au patronat à l'ingratitude plutôt tarie elle aussi..., si ce n'est pas pire, à ce soiffard cupide qu'il est..., à ce fraudeur et délinquant qui prospère..., à l'immunité assurée même qu'il préserve politiquement..., alors que les caisses sont plus que vides, s'apprête donc à accorder un cadeaux aux contribuables, aux ménages confortablement installés, dont les besoins sont déjà plus que satisfaits..., au travers de ce prélèvement à la source de l'IR... Mais quand les caisses sont vides, "la nature" ayant horreur du vide, sur quelles parts seront ponctionnées ces cadeaux..? A n'en pas douter, ce sera sur celles de ceux et celles des plus modestes qui n'auront ni cadeaux donc, ni même remerciement, quand ils-elles seront en plus, de plus en plus, discriminés-es, stigmatisés-es, accusé-es de coûter trop chers-ères, de ne pas travailler assez (même pour à peine 400 euros par mois). Les bouc-émissaires quoi...

Mais ne seront-ils pas plus légitimes ces troubles sociaux là, par rapport à un "ras le bol fiscal" d’hypocrites..., quand ces 50% de la population active de notre pays sont non-imposables à cause du néolibéralisme et/ou libéralisme capitalistique cupide et avare...? Ne seront-ils pas plus justifiés, à cause de politiques électorales clientélistes, ne les ayant jamais représentées, et abandonnées dans la lutte des classes...? Ne seront-ils pas plus "utiles", ces troubles..., à cause d'une Europe courant derrière une "mondialisation" et "compétitivité" mortifère (vers le moins disant social et fiscal), qu'il devient urgent de réorienter, en générant un effet boule de neige...? Ne sont-ils pas plus indispensables, ces mouvements sociaux, pour sortir de ce pire qui semble se préparer, à cause de leur servage par le maintien de leur salaire voulu volontairement trop bas, pour ne pas freiner la course aux prix toujours plus bas (au détriment de l'esclavage des pauvres des pays en voix de développement, et au profit de l'actionnariat, du patronat, etc), quand le poids de la dette publique en grande partie illégitime, et toujours pas auditionnée (pourquoi donc..?) doit servir qu'à leur faire peur..., qu'à enchaîner tous les pauvres du monde entre eux, et les diviser dans leur fraternité, dans l'espoir d'obtenir une égalité (des droits du travail vers le mieux disant social, la protection de leur environnement, etc), et surtout dans le fait de se libérer du joug patronal et du poids des dettes publiques fait à des taux usuriers, etc...?

 

 

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