L’ENFER EST PAVÉ DE BONNES INTENTIONS

On vient de me dire « Le chemin qui conduit à l’enfer est pavé de bonnes intentions. »

 

Essayant de biens comprendre cette citation, sans trop savoir si elle va me diriger vers l’enfer de la folie ou vers l’élévation de mon esprit, je me suis dit : « Ce n’est pas parce qu’on croit faire par nos idées, nos stratégies, nos politiques, nos actions, de bonnes choses que les résultats obtenus seront conformes aux aspirations initiales, cela peut même entraîner comme pour l’histoire de la civilisation de l’île de pâque l’effondrement des conditions ayant initié ses intentions entraînant par là même la disparition de la vie. »


Au niveau individuel, et collectif cela se concrétise par toutes sortes d’événements comme si, a un moment, les causes et les effets dépassaient l’arrière-pensée première, entraînant les participants direct et indirect vers un résultat totalement différent de celui attendu.

Laissant, pour des desseins bien particuliers, les stratèges perdus devant des données non prisent en compte, faussant le résultat des intentions, et, poussant dans le sillage des décisions toutes les liaisons directes et indirectes inhérentes aux objectifs. Négligeant les effets secondaires destructeurs des actions créées, produisant ses propres oppositions, et, entraînant comme conséquence des conflits destructeurs pour casser, et, les faire disparaître.

Faisant survenir ainsi d’autres situations demandant pour y remédier de nouvelles intentions qui dans leurs idées premières semblent bonnes mais qui entraînent les participants vers une spirale d’action/réaction sans fin que l’on nomme aussi évolution.

 

Évolution qui s’uniformise par la prise en compte d’objectifs globaux. Objectifs qui rentrent en conflit avec les buts du pixel disparaissant dans cette image fractale grandissante. Tendant à rendre les conflits de plus en plus destructeurs à mesure de l’accroissement de la puissance qualitative, et, de la réduction quantitative des oppositions. Cela indépendamment des intentions initiatrices de la boule de neige grossissante sur sa trajectoire.

 

Jusqu’à une période récente l’évolution se faisait sans contrôle humain. les transformations se produisaient selon l’équilibre d’une situation générale, indépendamment d’une réflexion, d’un désir, ou, d’une volonté particulière existant sur la planète.

 

Pour des besoins de survie, de bien-être, de distraction, privilégiant son propre intérêt, l’être humain a intensifié son expansion. Ne prenant en compte que les données permettant l’agrandissement de son microcosme, négligeant les conditions nécessaires à l’équilibre global de l’ensemble. Entrant même en conflit entre les différentes possibilités de choix de son évolution. Oubliant dans cette intention les conditions, et, limites des éléments lui permettant de vivre.

 

Poussant a l’extrême les frontières de sa croissance jusqu’à la rencontre des forces contradictoires se présentant sur son chemin. Il se mit à combattre en premier les forces environnementales, puis les influences d’expansions d’autres groupes humains, et, maintenant l’origine même de son essence. Comme si les besoins toujours grandissant l’entraînaient vers la séparation de toutes les conditions ayant participé à sa création. Devenant lui-même l’initiateur de son évolution en se séparant de tous les liens ayant participé à sa croissance. Cela toujours au détriment des éléments extérieurs nécessaires à sa survie.

 

Modifiant la poussière des briques de son existence, avec les intentions de produire plus il change les règles de son évolution originelle dans ce qu’elle a de plus infime. Sans réelle connaissance des impacts sur le long terme. Bouleversant la chaîne alimentaire, manipulant l’infiniment petit. jouant inconsciemment avec des éléments essentiels à sa survie.

Créant une opposition même dans son principe entre le côté destructeur de son renforcement et le côté créateur de son amplification.

 

Accélérant le temps de la conception, la réalisation, et la consommation des choses, il laisse l’accélération l’emporter vers l’instantanéité tournant le dos au temps nécessaire à la stabilisation des équilibres nouvellement créées. Laissant ainsi de côté l’ouverture possible à d’autres possibilités. Laissant les idées s’entrechoquer. N’offrant plus que la nécessiter réflexive du moment. Oubliant même les liens et causes essentiel à son existence.

 

Le poussant à prendre en compte de plus en plus de facteurs, avec de plus en plus de rapidité, l’impliquant dans des luttes et des conflits de plus en plus risqués au fur et à mesure des besoins créés, et, des ressources essentielles à sa survie illusoire de l’expansionnisme. Il crée des outils de plus en plus sophistiqués pour lui venir en aide. Utilisant de plus en plus de ressources pour les créent. Développant des techniques de préventions, de protections, et, de destructions de plus en plus élaborées. Tout cela rendant l’ensemble de plus en plus fragile par l’interdépendance, et, les complexités des liaisons produites, et , oubliant que la logique du plus entraîne forcément comme conséquence la contre partis du moins en moins. Le toujours plus réduisant la qualité de l’équilibre au profit de la quantité destructrice de l’augmentation. Entraînant à se déchirer pour la conquête d’élément se réduisant et devenant de plus en plus vital pour l’existence de la vie.

 

« Le chemin qui conduit à l’enfer est pavé de bonnes intentions. »

 

Les bonnes intentions de la démocratie qui n’ont de réalité que son nom. Qui offre à tous les niveaux de décisions qu’une illusion.

L’illusion démocratique influencée par l’intervention de groupes d’intérêt dans le but de les favoriser devant une minorité et souvent sans l’accord du plus grand nombre.

L’illusion du choix à faire pour un représentant qui en choisira lui-même d’autres.

De la volonté individuelle a vouloirs se prononcer sur les décisions à prendre pour la destinée de tous.

 

Les bonnes intentions de certaines formes de libertés, jugé plus valable que d’autres, devant les choix d’un groupe d’humains à décider de leurs attachements a telle ou telle culture, tel ou tel pays, telle ou telle loi, telle ou telle doctrine, telle ou telle idée. Comme si la liberté était unique et non pas aussi différente que la différence de culture et d’idéologie. Comme si chaque liberté n’avait pas en elle-même ses propres critères de contraintes et de choix à faire.

 

Les bonnes intentions de l’égalitarisme, entrant directement en conflit entre l’idée de rendre les êtres humains égaux et l’idée de traiter les personnes de manière égale.

L’un tendant vers une sorte de servitude tandis que l’autre étant une des conditions d’une société libre. Les personnes sont égales devant la loi et ont droit sans discrimination à une égale protection de la loi. Dans la pratique, l’égalité des droits implique nécessairement des aménagements et des limites. Chacun peut en effet, en théorie, acquérir des droits de propriété, des droits à rémunération, des droits à indemnité, des droits à immunité, etc...

 

Les bonnes intentions de la fraternité, offrant un sentiment dépassant l’ego, et portant dans son fondement le respect de la personne humaine. Mais dans les faits dénaturant, critiquant, violentant, pénalisant toutes personnes ne correspondant pas a certains critères physiques, d’idéologie, de pensées, de valeurs, d’étiquettes subjectives.

Oubliant par là même, que les êtres humains doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de solidarité et d’amitié.

 

les bonnes intentions de l’information rabâchant à la chaîne les nouvelles du moment par rapport à d’autres. Limitant l’expression des possibilités, et, bloquant toutes réflexions nouvelles par des choix réduits à des politiques éditoriales définie a l’avance. Utilisant la surmédiatisation, la désinformation, produisant les débats et des discussions limités dans un cadre strict. Se voulant informatif analysant partialement l’analyse de courant de pensée différent. Privant ainsi certains humains du juste jugement qu’il devrait avoir pour pouvoir faire ses choix.

 

Les bonnes intentions même d’un équilibre nécessaire qui par son caractère instable tendent aux grés des fluctuations, des vibrations, ou, des modifications à le faire chuter. Oubliant que l’équilibre de l’existence est la somme d’une infinité de facteurs difficilement tous perceptibles, et, contrôlables en même temps.

 

Délaissant inconsciemment l’aspect d’utilisation économique des ressources, et de répartitions équitables des conditions le faisant vivre vers toujours plus de privilèges consommatrices. L’entraînant pour de bonnes intentions vers la création, et la modification des produits essentiels à sa survie. Se battant même contre le caractère fragile de son existence.

Laissant dans cette situation de plus en plus d’êtres humains faire le choix de leurs biens avec comme seul critère le prix d’achat, et pour les producteurs de prendre leurs décisions avec comme seul jauge leurs croissances pour plus de bénéfices.

N’offrant en fin de compte que le choix de la dualité du chemin basé sur l’harmonie des conditions nécessaires à la vie contre celui basé sur la modification, ou, la création de tous les éléments essentiels a la vie.

L’humanité prend ainsi dans ses paradoxes, et ses dualités perpétuelles le risque de se voir dans toutes ses bonnes intentions réduites dans le silence de sa disparition. Après tout c’est peut-être cela l’enfer retourner dans le néant du grand tout.

 

Je me suis laissé entraîner dans ce texte sans intention. Juste peut être celle d’écrire et pour la première foi faire partager mes écrits. Ne sachant même devant les professionnels du verbe, qui pourrait me lire, si j’utilise les bonnes formes de style.

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