Le magazine Capital.fr a passé au crible la comptabilité 2009 des 150 principales structures autorisées à recueillir nos dons. Avec une méthode proche de celle de la Cour des comptes, le magazine a établi qu'une association faisait bien son travail lorsqu'elle consacre plus de 70% de son budget à des œuvres.
Dans son dossier très complet, le magazine s’attaque particulièrement aux ex-premières dames, qui usent de leur « aura » pour récolter des fonds.
La plus médiatisée, Bernadette Chirac et sa Fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France, n’aurait reversé que 68% sur les 11,6 millions d'euros perçus en 2009 pour l’opération « Pièces Jaunes ». Pourtant, dans un rapport de février 2010, la Cour des comptes remarque que l'Assistance publique l'héberge gratuitement et paie le salaire de ses cinq principaux cadres ; Radio France et France 3 assurent gratuitement sa promotion, la SNCF lui prête un TGV, La Poste et la Banque de France se chargent de transporter les pièces jaunes...
Vient ensuite, Danielle Mitterrand, qui avec son association France Libertés n’aurait récolté que 1,1 millions d’euros en 2009 en raison « de ses missions floues, qui relèvent plus de la politique que du caritatif » ce qui « n’incitent guère les donneurs. »
Selon le magazine, l’association de la veuve de Mitterrand, fait partie de celles qui « ont des activités qui n’ont pas grand chose à voir avec leurs missions officielles », en effet, « tout le monde est persuadé que l’association de Danielle Mitterrand s’occupe de la défense des droits de l’homme partout dans le monde. Mais depuis, elle s’est reconvertie dans les «plaidoyers» en faveur d’une gestion alternative de l’eau. En d’autres termes, la femme de l’ancien président court les forums altermondialistes, de Porto Allegre à Dakar, pour convaincre les militants de gauche de ne plus faire confiance aux multinationales de l’eau. Nous voilà loin des victimes des dictatures… »
En enfin, la Fondation pour l'enfance fait partie des associations « mal gérées » selon Capital. D'après la Cour des comptes, la structure d'Anne-Aymone Giscard d'Estaing peine à tenir ses missions. Sur 1,9 million d'euros récoltés en 2009, seulement 58% ont été reversés aux œuvres. Le magazine rappelle que le dernier gala organisé à Versailles, notamment en présence de Sylvie Vartan, a permis de glaner 510 000 euros mais en avait coûté 240 000. Soit un bénéfice « guère reluisant ».
Source : Capital.fr