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Billet de blog 10 mars 2015

Sarkozy, Strauss-Kahn, Hollande, Valls : La France est-elle maudite ?

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Mais qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu ? Quelles forces maléfiques avons-nous contrariées pour être à ce point accablés ? Pourquoi sommes-nous dirigés par des Nuls ?

Autant de questions légitimes, tant les quatre personnalités qui défraient la chronique depuis 9 ans ne sont vraiment pas à la hauteur des événements. 
Dans l’ordre d’apparition : Nicolas Sarkozy, Dominique Strauss-Kahn, François Hollande et Manuel Valls. 
Le premier a ouvert le bal en 2007, campé sur ses talonnettes de leader d’une Droite décomplexée qui versa, dès son élection, dans le bling-bling et le m’as-tu-vuisme déplacés. 
L’omni-président Sarkozy nous en a fait voir de toutes les couleurs pendant 5 longues années.
Il nous a abreuvés de promesses pour n’en tenir aucune. Ouvrant des débats qui n’ont suscité que polémiques et tensions, sans apporter la moindre réponse aux problèmes dans lesquels s’embourbait notre pays.  
Nous payons au prix fort ses errements, ses décisions inconsidérées, quand il décida de précipiter la chute du régime libyen qui, depuis, a contribué à l’embrasement que nous tentons d’éteindre au Mali et ailleurs. 
Aujourd'hui, Sarkozy se permet de traiter de «gugusses» les quatre députés et sénateurs qui se sont rendus en Syrie pour y rencontrer Bachar al-Assad, alors que le même a réservé au tyran de Damas et au dictateur de Tripoli (le Colonel Kadhafi) les honneurs de la République et de la tribune présidentielle du 14-Juillet 2008. Cherchez la cohérence !
Ce Sarkozy-là, principal artisan de la défaite électorale cinglante de la droite en 2012, ambitionne à présent d’incarner le renouveau d’un mouvement qu’il a torpillé politiquement et financièrement. Voilà qui donne le ton !
Un an avant les dernières élections présidentielles, la majorité de l’opinion pensait que le second tour se jouerait entre le président sortant et son dauphin désigné, Dominique Strauss-Kahn. La France croyait tenir en la personne du Directeur général du FMI l’homme providentiel, celui qui, par son expérience, ses réseaux, son charisme, pourrait redresser la barre d’un navire en perdition. Il n’aura pas fallu plus de 15 minutes pour que le scénario triomphal que s’apprêtaient à nous vendre les médias tourne au fait divers sordide, dans une chambre d'hôtel. 
Quelques heures plus tard, le "futur président" de la sixième puissance économique du monde sortait, menottes aux poignets, sous les crépitements des flashs de la presse internationale. Quelle humiliation pour tout un peuple !
Nous n’évoquerons pas les détails scabreux qui firent dix fois le tour de la planète dans les semaines, mois et années qui suivirent ce lamentable épisode.
Strauss-Kahn hors-jeu, le PS désigna François Hollande qu’une majorité d’électrices et d’électeurs porta à la fonction suprême. Pas par conviction pour la plupart, mais pour se débarrasser de son prédécesseur qu’ils avaient trop vu, trop entendu, trop subi. 
Beaucoup espérèrent néanmoins ce changement que promettait d’incarner notre «Moi Président». Ils déchantèrent aussi rapidement que 5 ans auparavant. La cote de popularité de François Hollande s’effondra dans les mois qui suivirent pour atteindre un plancher jamais touché par un président de la Ve République. La malédiction s’acharnait sur nos représentants. 
Nos concitoyennes et concitoyens sanctionnaient les atermoiements d’un homme incapable de se fixer des priorités. Alors que le chômage explosait, que la récession menaçait, il fallait ouvrir un débat national de toute première importance : le mariage pour tous. L’objectif pouvait être louable mais l’était-il à ce point d’en faire une priorité en cette période où, chaque mois, 20.000 à 30.000 chômeurs grossissaient les rangs des demandeurs d’emploi ?
Plutôt que de mobiliser les Français contre la crise et le marasme économique, François Hollande divisa plus encore l’opinion sur un sujet de société qui ne présentait aucun caractère d’urgence. Fatale erreur qui détourna celles et ceux qui avaient espéré que leurs préoccupations (emploi, salaire, logement, éducation, citoyenneté, sécurité…) constituent la priorité du nouveau président.
Le tsunami d’impopularité qui en découla contraignit François Hollande à changer de Premier ministre. Il désigna Manuel Valls à la succession de Jean-Marc Ayrault. Manuel Valls, l’homme qui terrassa l'ennemi public numéro 1, l’humoriste M’Bala M’Bala plus connu sous le nom de Dieudonné, au terme de joutes médiatiques auréolées d’un marathon judiciaire inédit dans l'histoire de la Ve République.
Là encore, la priorité nationale était-elle, pour le ministre de l’Intérieur Valls, d’interdire par tous les moyens le spectacle d’un humoriste controversé ? Ou d’empêcher des centaines de citoyens français de rejoindre les factions islamistes radicales qui combattent en Syrie et ailleurs… avant de revenir en Europe pour y commettre des attaques terroristes ? 
À la veille des élections départementales, Manuel Valls fait de sa lutte contre le Front National sa nouvelle priorité. Est-ce vraiment ce qu’attendent de lui les Françaises et les Français de tous bords politiques ? Certainement pas ! 
Le vote Front National n’est que l’expression des malaises qui gangrènent la société depuis des décennies et, plus encore, depuis que des hommes d’une médiocrité affligeante dirigent le pays. 
Par leurs actions et inactions, Sarkozy, Strauss-Kahn, Hollande et Valls encouragent plus sûrement la radicalisation de l’opinion que les discours de Marine Le Pen et Florian Philippot. Le FN n’a qu’à se baisser pour rafler la mise… Comme Dieudonné qui, depuis l’interdiction de son spectacle «Le Mur», remplit les Zéniths comme jamais alors que la classe politique et médiatique dans son unanimité nous promettait, début 2014, sa disparition du devant de la scène. 
Il est donc probable que le Front National s’impose comme le premier parti de France et que l’inquiétude de Manuel Valls se confirme : la possible élection de Marine Le Pen en 2017.
Qui en portera la responsabilité ? L’Histoire jugera !  
YB pour Actuchomage.org

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