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Billet de blog 20 nov. 2022

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Fractures françaises ou fantasmes français ?

Le 4 octobre dernier paraissait la 10ème édition du rapport d’Ipsos / Sopra Steria pour Le Monde, la Fondation Jean Jaurès et le Cevipof sur les « Fractures Françaises ». Ce baromètre annuel dans lequel « les mutations de la société sont analysées » entend brosser « un portrait complet de tous les segments de la société ». On se propose de l’analyser.

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Analyser les mutations de la société française est une tâche difficile. Dans une enquête qui se donne cet objectif[1], on s’attend en général à ce que les questions posées soient précises, neutres et qualitatives. Or « Fractures Françaises »[2] est une étude qui fait tout l’inverse et qui l’assume dès le départ : dans la fiche technique du rapport, on lit en effet que l’on a affaire à une enquête dite quantitative. Autrement dit, ici, on ne s’intéressera pas aux questions « comment ? » et « pourquoi ? » pour analyser et interpréter des phénomènes connus, mais on fournira des données afin de quantifier un phénomène, sans l’expliquer. Déjà, la promesse d’analyser la société française n’est pas tenue.

Il est important de préciser que nous n’avons pas participé à cette enquête, nous n’avons donc aucune information sur la présentation et l’ordre des questions (définition de certains termes etc.). Nous savons néanmoins qu’elle a été réalisée par internet, sans possibilité d’interagir avec un enquêteur.

Des questions biaisées

La première question de l’étude nous permet de percevoir immédiatement l’aspect quantitatif du questionnaire : « Avec laquelle de ces deux opinions êtes-vous le plus d’accord : la France est en déclin / la France nest pas en déclin ? »[3]. On retrouve ce type de questions, majoritairement courtes, fermées et binaires, dans toute la suite de l’étude. La France est en déclin ou elle ne l’est pas, il n’y a pas de nuance possible, le résultat sera nécessairement tranché. Les individus qui répondent sont donc obligés de se positionner, mais on ne saura jamais pourquoi ils se positionnent d’un côté ou de l’autre. Si les questions binaires ne posent pas de problème en soi, elles impliquent une définition très précise des termes employés afin qu’elles puissent être comprises correctement et de la même façon par l’ensemble des personnes sondées. Ici la question est posée d’une telle manière que l’on peut déjà remettre en doute la déontologie ou la qualification de ceux qui l’ont validée. La base d’une enquête est de donner des intitulés les plus neutres possibles, à moins de chercher à obtenir quelque chose des enquêtés. Une question neutre aurait pu simplement être : Selon vous, quel est l’état actuel de la France ? Et les réponses auraient pu être par exemple : En déclin / En essor / Ni l’un ni l’autre. Le mot « déclin » ne serait plus le seul mis en avant, on ne serait alors pas obligé se positionner par rapport à lui et sa supposée signification.

Plus tard, on demande aux individus de faire un choix entre les deux affirmations : « Pour relancer la croissance, il faut limiter au maximum le rôle de lEtat dans l’économie française et donner aux entreprises le plus de liberté possible / Pour relancer la croissance, il faut renforcer le rôle de lEtat dans certains secteurs de l’économie française jugés porteurs ou stratégiques »[4]. Là encore, on ne laisse en réalité pas le choix : l’Etat doit jouer ou non un rôle, mais la croissance, quelle que soit la réponse, doit être relancée. La décroissance, par exemple, est une possibilité qui n’est jamais envisagée. La question est incontestablement biaisée.

Ensuite, et c’est là le point le plus insidieux et sûrement le plus dangereux qui apparait dans cette étude : l’utilisation de termes volontairement creux. Il manque au moins deux précisons sur le « déclin » pour donner une réponse honnête : une précision temporelle (en déclin par rapport à quand ?) et une précision sur le sujet du dit déclin (en déclin par rapport à quoi ?). En effet, compare-t-on le PIB actuel avec celui de 1957, le nombre de milliardaires avec celui de 1983, ou encore le nombre d’arbres fruitiers par rapport à celui de 1437 ? De même, qu’entend-t-on par « France » ? Est-ce que l’on parle de son armée, de sa puissance coloniale, de sa population, de son gouvernement ou encore de ses paysages ? Sans ces définitions, une question pareille ne peut avoir de sens et chacun peut aisément trouver trace d’un déclin quelconque dans son esprit.

 Dans la même idée, l’étude fait plus loin référence aux « valeurs du passé »[5], mais aussi aux « valeurs de la société française »[6], puis au fait de ne plus se sentir « chez soi comme avant »[7] sans jamais préciser de quoi il s’agit. Si ces mots ou expressions pris tels quels sont vides, ils sont pour autant loin d’être anodins. Ils ont de fait une définition politico-médiatique qui fait que l’on se réfère rarement, par exemple, aux destructions de nos conquis sociaux par les gouvernements quand on pense au déclin de la France, mais plutôt à un rayonnement, une liberté ou une soi-disant culture perdue. Comment répondre à cette question lorsque l’on sait qu’elle sera analysée d’une certaine manière par les médias ? Aucune réponse n’est satisfaisante, ni pour la personne sondée qui ne se retrouverait pas dans un optimisme béat ou dans une nostalgie réactionnaire, ni pour le lecteur des résultats.

Pourtant, l’un des énoncés qui figure dans l’étude est suivi de la définition d’un de ses termes : « Dune façon générale avez-vous le sentiment que l’on vit dans une société patriarcale, cest-à-dire une société où le pouvoir est détenu par les hommes ? »[8]. Pourquoi avoir choisi de détailler le sens de la « société patriarcale » mais pas celui du « déclin » ou des « valeurs du passé » ? Le patriarcat est un terme utilisé au départ par les anthropologues et les sociologues, d’où la probable nécessité de le définir. A l’inverse, le déclin est un concept normatif qui ne possède pas de définition précise mais qui est supposément accessible pour le commun des mortels. Un problème apparaît alors : ces concepts ne sont pas de même nature. L’un est scientifique et précis, alors que l’autre est médiatique et creux. Pourtant, ces termes sont intégrés dans un questionnaire qui leur donne la même légitimité, les valident et valident leur définition (sous-entendue ou précisée).

Un sondage reflet de la société plus qu’il ne la reflète

En cherchant à être neutres en reprenant, comme nous l’avons vu, des termes creux, il semblerait que les auteurs aient en fait réussi à créer une enquête parfaitement subjective. En effet, le choix des mots médiatiquement connotés permet de cliver et d’accentuer le fantasme des « deux France irréconciliables » : les « optimistes » contre les « déclinistes ». Ceux qui se retrouvent dans la mondialisation et ceux qui ne s’y retrouvent pas. Ceux qui sont tolérants et ceux qui ne le sont pas. Quand bien même la dernière élection présidentielle a prouvé qu’il y avait au moins « trois France », cette nuance ne semble pas intéresser les auteurs.

 Au-delà du vocabulaire choisi, cela est perceptible dans les sujets qui sont traités. Une partie complète de l’étude est dédiée à des thèses racistes sur des positions telles que « il y a trop d’étrangers en France », « les immigrés ne font pas deffort pour sintégrer en France »[9] ou encore un choix entre « limmigration est une nécessité pour l’économie française car elle a besoin de main dœuvre » ou « on peut trouver de la main dœuvre en France, sans avoir recours à limmigration »[10].  Sans évidemment nier que le racisme est absolument prégnant dans la société française, nous nous interrogeons sur la pertinence de légitimer ces idées en les mettant au même niveau que des clivages économiques ou sociaux.

Justement, dans la partie « Justice sociale et économie »[11] on demande si « on évolue vers trop dassistanat ». Le sens de ce dernier mot n’est évidemment pas défini, mais la question[12] nous permet de comprendre que l’on parle des gens qui sont dans « le besoin ». Aborder ce sujet n’est évidemment pas anodin, et il démontre un biais incontestable : « l’assistanat » fait référence aux personnes pauvres, et non pas aux plus riches ou aux grandes entreprises, alors que leur « assistanat » aurait également pu être évoqué.
Dans cette même partie, on s’intéresse aussi aux chômeurs, et on demande s’ils « pourraient trouver du travail s’ils le voulaient vraiment »[13]. La malhonnêteté de cette question frôle le complotisme. En effet, il a été prouvé à maintes reprises qu’il y a beaucoup plus de chômeurs que de postes vacants en France[14].

Le choix des sujets, ainsi que la façon de les traiter, sont forcément subjectifs. Et de fait, décider d’embrasser le bruit des médias capitalistes en reprenant les mêmes poncifs ultra-libéraux ou les fantasmes de l’extrême droite permet de créer des polémiques et des clivages factices. Ces derniers seront rapidement repris dans les médias et de nouvelles études pourront légitiment être menées sur ces mêmes thèmes : le manège peut ainsi continuer ad vitam aeternam.
L’idée sous-jacente d’une telle enquête est que les individus sont libres de leur choix de réponses. Mais qui regarde, écoute ou lit des médias mainstream ne peut s’étonner que la confiance dans la police soit largement supérieure à celle dans les syndicats. Le système politico-médiatique ne crée pas forcément l’opinion mais diffuse une certaine atmosphère dans la société, et c’est exactement cela qui est mesuré par cette étude.

En réalité, ce baromètre ne mesure pas les « fractures françaises », mais il mesure ce que le système capitaliste met en avant et ce qu’il dénigre. Lorsqu’on lit les résultats, on a du mal à voir ce qu’apporte réellement cette étude au débat démocratique. Elle ne remet aucune notion hégémonique en question et ne fait qu’aller dans le sens du vent médiatique majoritaire. Certains résultats semblent même contradictoires : 70% des personnes interrogées estiment « qu’il existe de vraies différences entre la gauche et la droite »[15], alors qu’elles sont 60% à trouver que « les notions de droite et de gauche sont dépassées »[16]. Il y a donc au moins 30% de gens qui ont répondu, de notre point de vue, de façon incohérente. Une étude qui s’intéresse à la précision de ses résultats aurait sans doute, depuis 10 ans, constaté la contradiction et tenté de l’analyser.

En mettant tous ces éléments bout à bout, on ne peut s’empêcher de penser que cette étude est un piège et qu’elle a été créée pour servir un agenda médiatique du buzz et surtout du vide analytique.

L’illusion de la neutralité

En théorie, l’objectif d’une enquête quantitative est de vérifier si une problématique soulevée est bien réelle en la soumettant à des questions neutres et précises. Or ici, au-delà du problème de perception qu’ont les propres auteurs de leur enquête (en souhaitant décrire avec précision la société française sans aucune question qualitative) et de la plage médiatique disproportionnée qu’elle a obtenue à sa sortie, on a aussi et surtout observé un immense problème de neutralité et de précision dans les questions.
Nous sommes évidemment bien incapables de mesurer si les questions ainsi posées et les termes utilisés biaisent à la marge ou de façon significative les répondants. Ce dont nous sommes sûrs en revanche c’est que cette façon de reprendre la quasi-totalité des termes médiatiques creux sans aucun esprit critique n’aide aucunement à la sanité du débat intellectuel.

Cependant, une question demeure sur l’utilisation de ces concepts : est-ce par adhésion idéologique, par paresse ou bêtise intellectuelle, ou pour des raisons mercantiles ? Il est impossible de répondre à cette question sans procès d’intention, ce qui nous semble en revanche factuel c’est que ce sondage classe politiquement ses instigateurs du côté de la conservation, voire de la réaction, mais dans tous les cas du côté de la bourgeoisie et des classes dominantes.
La neutralité absolue est un mythe, et s’il nous parait impossible de l’être dans le monde médiatique, on peut tenter de s’en approcher lorsqu’on rédige un questionnaire. Là cet effort n’a aucunement été fait, et même si l’objectif était probablement de paraitre neutre l’illusion vole en éclat dès la première question.

Et comme un ultime pied de nez à ceux qui croyaient encore à un semblant de neutralité, le rapport se conclut par plusieurs questions sur les principaux partis politiques français[17]. Chacun a droit à deux pages chiffrées, sans commentaire, où sont détaillés leurs résultats. Tous, sauf le RN qui a droit à quatre pages détaillées et commentées. La coupe est pleine.

Références

[1] 10ème Edition du rapport Fractures Françaises
[2] Comme indiqué sur le post LinkedIn de Ipsos France présentant l’étude 
[3] Page 6 : Avec laquelle de ces deux opinions êtes-vous le plus d'accord : La France est en déclin / La France n'est pas en déclin
[4] Page 75 : Avec laquelle des deux affirmations suivantes êtes-vous le plus d'accord : Pour relancer la croissance, il faut limiter au maximum le rôle de l'Etat dans l'économie française et donner aux entreprises le plus de liberté possible / Pour relancer la croissance, il faut renforcer le rôle de l'Etat dans certains secteurs de l'économie française jugés porteurs ou stratégiques
[5] Page 33 : Êtes-vous d'accord ou pas d'accord avec chacune des affirmations suivantes : Dans ma vie je m'inspire de plus en plus des valeurs du passé / En France c'était mieux avant / Quand je pense à la France dans les années qui viennent je me dis que son avenir est plein d'opportunités et de nouvelles possibilités
[6] Page 66 : En pensant à la manière dont chacune des religions suivantes est pratiquée en France, dites-moi si elle est tout à fait / plutôt / plutôt pas / pas du tout compatible avec les valeurs de la société française ?
[7] Page 57 :  De laquelle des deux affirmations suivantes êtes-vous le plus proche : Aujourd'hui on ne se sent plus chez soi comme avant / On se sent autant chez soi aujourd'hui qu'avant
[8] Page 55 : D'une façon générale avez-vous le sentiment que l'on vit dans une société patriarcale, c'est-à-dire une société où le pouvoir est détenu par les hommes ?
[9] Page 60 : De laquelle des deux affirmations suivantes êtes-vous le plus proche : Il y a trop d'étrangers en France / Il n'y a pas trop d'étrangers en France, Réduire le nombre d'immigrés n'aurait aucune conséquence sur le nombre de chômeurs en France / Pour réduire le nombre de chômeurs il faut réduire le nombre d'immigrés, De manière générale les immigrés ne font pas d'effort pour s'intégrer en France / De manière générale les immigrés font des efforts pour s'intégrer en France
[10] Page 64 : De laquelle des deux affirmations suivantes êtes-vous le plus proche : L'immigration est une nécessité pour l'économie française car elle a besoin de main d'œuvre / On peut trouver de la main d'œuvre en France sans avoir recours à l'immigration 
[11] Page 70 : Justice sociale et économie
[12] Page 77 : D'une manière générale, pensez-vous que dans la société actuelle, il n'y a pas assez de solidarité envers les gens qui en ont besoin ou qu'on évolue vers trop d'assistanat ?
[13] Page 71 : Êtes-vous d'accord avec chacune des affirmations suivantes : Pour établir la justice sociale il faudrait prendre aux riches pour donner aux pauvres / Les chômeurs pourraient trouver du travail s'ils le voulaient vraiment / Plus il y a de riches plus cela profite à l'ensemble de la société
[14] Il y a treize fois plus de chômeurs que d’emplois vacants en France, Libération (2021) 
[15] Page 103 : Aujourd'hui, diriez-vous qu'il existe de vraies différences entre la gauche et la droite ?
[16] Page 104 : De laquelle des deux affirmations suivantes êtes-vous le plus proche : Les notions de droite et de gauche sont dépassées : ce n'est plus comme ça qu'on peut juger les prises de positions / Les notions de droite et gauche sont toujours valables pour comprendre les prises de position des partis et hommes politiques
[17] Page 106 : La perception des partis politiques

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