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Billet de blog 1 août 2012

Le TROLL : sa vie, son oeuvre et son arrière-cuisine

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 Bonne nouvelle pour les amateurs de légendes scandinaves : le troll blogosphérique ne serait pas ce gnome malfaisant qui, chargé de tous les maux, se paye de nos mots.

 Son origine, directement issue du champ lexical de l’impérialisme anglo-saxon, renverrait plutôt à une métaphore maritime fort prisée chez les pêcheurs.

 Après de longues recherches, nous sommes quelque uns  à soutenir l’hypothèse suivante :

 To trawl ( prononcer tou trôl) et to troll (comme ça se prononce), sont deux techniques de pêche – diversement appréciées des poissons.

 Le trawling consiste à équiper un chalutier d’un grand filet qui, fixé derrière lui, capturera une vaste quantité de vertébrés aquatiques dotés ou non de  nageoires.

 Le trolling, ou pêche à la traine, au leurre ou la cuillère,  se pratique avec une série de lignes munies d’hameçons factices et donc, par définition, peu nourrissants. C’est la stricte application de la règle bien connue des navigateurs enclins à la pêche au gros : « Don’t feed the trolls. »

 Chacun aura donc compris, à ce stade, que le troll vise davantage à hameçonner, avec ou sans appâts, des bancs de blogueurs distraits qu’à perpétuer le folklore celtique.

 Toutefois, comme le trollage semble promis à un bel avenir et que je tiens à apporter ma pierre à l’édifice participatif de l’aventure Mediapart, je lance une idée.

 Sachant qu’il existe déjà sur ce site une fonction permettant de bloquer les messages privés de tel ou telle abonné(e), pourquoi ne pas l’étendre aux commentaires de certains dans les  billets ?

 Il est en effet surprenant qu’il soit possible de cesser de s’étripailler en privé, de guerre lasse mais sans préavis, et impossible d’y mettre fin, en public et malgré les demandes répétées de l’un demandant à l’autre de ne plus venir envenimer le fil des commentaires. Cherchez l’erreur.

Il me semble pourtant évident que, pour bien des raisons, on ne peut ni s’entendre avec tout le monde, ni plaire à tout le monde. L’auto-régulation n’est pas à la portée de tous. Et, sauf à pratiquer un angélisme de façade, c’est une question à laquelle Mediapart devra bien finir par apporter une réponse.

La pêche aux solutions est donc ouverte. Et, avec pour modèles le bloggeur de bonne volonté et le poisson qui n’en manque pas, phosphorons, phosphorons !

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