Il paraît que c’est la dernière mode.
Dans nombre de capitales, et sans doute depuis qu’on hésite, à Trévise, à jeter des sous dans la fontaine, on s’est rabattu sur les cadenas – pourtant nettement plus chers à l’achat.
Conscient du phénomène, Wikipédia fournit les informations nécessaires, sous la rubrique « cadenas d’amour ». Allez-y voir, vous saurez tout.
J’ai donc voulu en avoir le cœur net et, avec l’approbation de Brassens ( si par hasard, su’l pont des Arts… ), je suis partie répertorier au moyen d’un petit reportage.
Au début, ça surprend :
Puis ça scintille, ça tintinnabule, ça désacralise le paysage. C’est plutôt bien.
Ensuite, on constate que la folie spéculative fait feu de tout bois - même quand c’est du fer. D’aucuns n’ont pas hésité à venir découper des fragments :
Reste une grande question : l’amour qui a besoin de cadenas est-il encore de l’amour ?
D’autant que, à considérer le passage du cadenas à l’anti-vol,
on perçoit que certains amoureux, bancs publics ou pas, ont du couple une vision de propriétaire.
On nous aurait donc menti ? Amour /toujours et toutes les rimes qui vont avec ne seraient que calembredaines ? Des sornettes, du flan, du pipeau ?
Il y a de quoi s’interroger.
Voire, en toute rigueur, aller jusqu’à poser les vraies questions :
Les bébés naissent-ils dans les choux, oui ou non ?
Au stade de désillusion où ce reportage m’a conduite, je propose un referendum...