Farandole de clichés, méli-mélo de proverbes et autres gourmandises

Sur Mediapart, c’est un courant récurrent, la censure  fait débat  et bat son plein, opposant les gonistes (anta et prota). Le projet participatif n’y perdrait rien si quelques moustiques, qu’on appelle ici des trolls, n’avaient décidé de venir inoculer leur virus urticant aux contributeurs de bonne volonté en transformant le redoutable chikungunya en médiocres chicayas.

Bref, c’est asphyxiant.

C’est donc pour changer d’air  et de chanson que j’ai réuni quelques proverbes et dictons en folie glanés ici ou là et, parfois, inventés.

Ils sont principalement extraits du mémorable ouvrage d’Auguste Derriere, « les moustiques n’aiment pas les applaudissements », aux éditions  Le Castor Astral , 12,90 €. En voici quelques extraits :

Dictons approximatifs :

Mourir au travail ? Plutôt crever !

Ne pas vendre la charrue avant d’avoir tué les bœufs.

Quand l’amour tarde, il me monte au nez !

Tousse pour un, rhume pour tous !

A vaincre sans baril, on triomphe sans boire.

 

Proverbes mélangés :

Ne pas y aller avec le dos de la main morte

C’est la goutte d’eau qui met le feu aux poudres

Ce n’est pas aux vieux singes qu’on apprend à tomber de la dernière pluie

Les chiens qui aboient n’atteignent pas la blanche colombe

La bave du crapaud n’empêche pas la caravane de passer

 

Dictons en forme de calembours ( puisés chez Patrice Delbourg, « le petit livre des exquis mots »,  Le cherche Midi, 4 €) :

Trop au lit pour être inertes

Tant va l’autruche à l’eau qu’à la fin elle se palme

Ventricules affamés n’ont point d’oreillettes

Toute peine mérite scanner

Nul n’est censé ignorer la Loire

 

Citations plausibles  prêtées à des  personnages célèbres :

L’enfer, c’est les zoos.  ( Brigitte Bardot)

L’homme est un animal doué d’oraison. ( Bossuet)

La Terre est bleue comme une orange transgénique. ( José Bové)

Le coup d’État, c’est moi. ( Augusto Pinochet)

Marie vaut bien une messe. ( Joseph)

Rien de ce qui est inhumain ne m’est étranger. (Adolf Hitler)

Ventre affamé n’a pas d’oreille gauche. ( Vincent Van Gogh)

Ça commence bien ! ( Dieu)

Enchanté ! ( Merlin)

 Soyez bref ! (Pépin)

 L’ai-je bien descendu ? (Ravaillac)

 Je suis paré ( Ambroise)

 Ça colle !  (Chatterton)

 Tout le monde descend ! ( Darwin)

La place d’une femme est au foyer. ( Landru)

 

Voilà. J’espère que ce florilège vous inspirera et donnera à quelques uns l’envie de l’enrichir. Quant aux moustiques, qu’ils se rassurent : nous saurons les applaudir comme il convient…

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