Cette année 2014 sera celle du cinquantième anniversaire de l'établissement de relations diplomatiques entre notre pays et la République Populaire de Chine, dirigée alors par Mao. Rappelons que le général De Gaulle s'était voulu le premier à reconnaître ce gouvernement chinois, et qu'il a été suivi par tous les autres chefs d'états ensuite, très conscients de l'importance du futur marché au moment où la Chine s'éveillerait.
La Chine s'est "éveillée", non qu'elle ait été un pays négligeable auparavant, bien au contraire; elle s'est lancée à fond dans l'économie productiviste, avec l'immense avantage de sa nombreuse population, au point de devenir aujourd'hui puissance dominante. La France, qui poursuit de son côté un chemin descendant en matière de prestige comme d'économie, pourrait être tentée de fermer les yeux sur pas mal de "dommages collatéraux" en matière de droits humains, pour pousser ses grandes entreprises, celles qui se sont largement implantées là-bas, afin d'en tirer un maximum de bénéfices. Comme une sorte de récompense pour bons services rendus. Nous pensons d'abord à Areva bien sûr, notre "fleuron français", qui s'installe très largement en territoire chinois, et il n'est pas seul à y faire des affaires juteuses.
Rien n'est évidemment joué encore, en ce qui concerne les accords qui pourraient être signés cette année, restons cependant attentifs au sort de tous ceux par qui le "miracle chinois" est devenu possible (qui d'ailleurs préfigure le sort qui nous attend demain).