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Billet de blog 9 janvier 2014

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Ce n'est qu'un conte pour les enfants... le conte de la petite Fée Coquelicot

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Que l'on ne s'y trompe pas, notre ministre qui s'est promptement élevé contre les propos pour le moins contestables d'un prétendu comique, n'a pas été soudainement changé en défenseur du droit des faibles, pas davantage en chantre de la générosité pour tous.   Saint Nicolas, qui est pourtant passé il y a très peu de temps, a oublié d'aller visiter sa demeure!  C'est bien dommage, il aurait pu trouver en lui, qui est plus jeune et manifestement plein d'énergie, un bien efficace auxilliaire pour gâter les petits enfants, dont un bon nombre -s'ils ne sont pas promis au saloir-  risquent pourtant d'avoir un avenir bien cruel.

Ce petit conte m'a donné à imaginer un joli rêve.   Je sais très bien qu'il n'a pas plus de réalité que tous les autres rêves...  

Pourtant, comme d'autres l'ont dit avant moi,  Si vous voulez nous empêcher de rêver, nous vous empêcherons de dormir! 

Petite Fée Coquelicot

...soyons le changement que nous voulons pour ce monde...

Il était une fois, il y a de ça très longtemps, un petit garçon au grand cœur qui s'appelait Nicolas.
Nicolas était un garçon fort généreux. Il aimait beaucoup donner, partager et faire plaisir aux autres. Quand il voyait quelqu'un qui avait faim, il lui donnait sa collation. Quand il voyait quelqu'un qui avait froid, il lui donnait son manteau. Nicolas aidait les autres autour de lui. Son cœur rayonnait de bonté.
Un jour, alors que le petit Nicolas était devenu un jeune homme, il apprit qu'il y avait une grande ville, loin de chez lui, où tous les gens étaient pauvres et n'avaient rien à manger. Nicolas demanda à ses amis de l'aider. Ensemble, ils firent le tour du village pour demander aux gens d'être généreux. C'est ainsi qu'ils recueillirent des grands paniers remplis de pommes, de clémentines, de noix et de pains. Nicolas et ses amis mirent tout ça sur un grand navire bleu et ils partirent pour la grande ville lointaine.
Le vent souffla dans la grande voile blanche. Il leur fallut naviguer longtemps : 7 jours et 7 nuits. Lorsqu'ils arrivèrent aux portes de la grande ville, c'était le soir. Il n'y avait personne dans les rues, mais on voyait la lumière briller aux fenêtres. Nicolas frappa à une porte. Une maman ouvrit, mais il n'y avait personne. Elle trouva une corbeille remplie de pommes, de noix, des graines et un pain. Toute la famille se réjouissait et ensemble ils mangèrent un bon repas. C'était la fête !
Nicolas et ses amis firent ainsi le tour de la ville. Tout le monde avait le coeur en fête ! Bientôt, les enfants retrouvèrent leur santé et leur bonne humeur.


Nicolas continua d'être généreux et bon avec tous ceux qu'il croisait.
Quelques années plus tard, alors que Nicolas était un vieillard, il rencontra une famille très pauvre. Il y avait trois jeunes filles et leurs parents. Le soir, les fillettes faisaient sécher leurs chaussettes sur le bord de la cheminée et allaient se coucher. Un matin, à leur réveil, les filles remarquèrent une bosse dans leur chaussette. Elles les décrochèrent, plongèrent leur main à l'intérieur et découvrirent un sac rempli d'or ! Il y avait suffisamment d'or pour toute la famille. Ils étaient si heureux !
Devinez qui avait lancé l'or dans la cheminée ? Nicolas, bien sûr !


Nicolas a toujours aidé les autres. Son cœur était si grand, si bon et si généreux que certains l'appelaient Saint-Nicolas. Il aimait aider particulièrement les enfants, si bien que d'autres l'appelaient Père Nicolas.
Maintenant, Nicolas est au ciel. Tous les ans, à son anniversaire, sur la Terre, les hommes bons se souviennent de lui et de ses bonnes actions. Alors, pour nous aussi, c’est le moment de déposer de l'amour et de la générosité dans notre cœur, afin que tout le monde participe à la grande chaîne de bonté.

Cette idée m'a été inspirée par le sort de tous les gamins qui (sur)vivent dans les rues, qui tremblent de froid malgré les bras chaleureux d'une maman ou d'un papa -aimants, mais si démunis! -   ces gosses qui n'ont pas vu passer le Père Noël, ou qui l'ont vu passer de loin, mais pour eux il ne s'est pas arrêté.  Certains avaient même un doudou autrefois, qui  a été abandonné tout désarticulé dans la boue d'un camp déserté précipitamment. Même ce compagnon ne peut plus les consoler.  Et Nicolas, le bon Père, est mort depuis longtemps.

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