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Billet de blog 17 mars 2013

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Le temps, c'est de l'argent?

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Le temps, c'est de l'argent dit-on.    C'est aussi ce qui peut faire la différence entre vivre et mourir quand on a épuisé toutes ses réserves d'espoir et que l'on tente - ultime essai-  de forcer le destin.     

Le destin a dans ce cas le visage impassible de la finance, celle-là même qu'un président avait promis de contenir à la place qu'elle n'aurait jamais dû quitter, un simple outil, pas notre maître à tous!   Cela n'a pas été : l'argent plus que jamais gouverne nos vies, rend fous ceux qui l'amassent, à qui il ôte tout sentiment humain.  Ceux au contraire, qui ont eu d'autres objectifs dans leurs vies qu'entasser encore et encore les précieuses devises, ne peuvent interesser que s'ils sont exploitables.

Comment appelle-t-on sinon exploitation, le fait de pousser des hommes ou des femmes aux revenus modestes à emprunter de l'argent à des taux qu'ils auront le plus grand mal à rembourser?  Et -au lieu de les aider à étaler leurs dettes- leur proposer ensuite de persister avec d'autres "facilités" aux taux de plus en plus insurmontables?     

Le mécanisme est redoutable, beaucoup s'y laissent prendre, dont les jeux d'argent ne sont pas l'horizon.   En revanche, les professionnels de la finance connaissent parfaitement les conséquences de leurs beaux encouragements : encore plus de profit pour eux, la ruine pour leurs clients, et le désespoir au bout.   Le législateur avait posé des garde-fous (mais s'est assez peu soucié de leur respect) : un organisme de crédit a des obligations, s'assurer de la solvabilité de ses clients, les conseiller même!  Et surtout, ne pas abuser de leur méconnaissance des rouages (qu'eux ne connaissent que trop bien!).

Ce problème du surendettement touche un nombre de plus en plus grand de personnes.  L'accroissement de la richesse des uns va de pair avec la paupérisation des autres.   Malheureusement aussi avec leur désespoir, car tous ne supportent pas cette grave descente, la vie de plus en plus dure à vivre et quelquefois peut-être les regards de pitié.  

L'un de nous a été happé par ce système.  Il est fier et n'attendra pas d'avoir touché le fond.  C'est pourquoi il a décidé une ultime protestation et est complètement déterminé à la mener jusqu'à son terme : que sa banque lui propose une solution digne (et expose avec plus de clarté les risques aux futurs demandeurs de crédit) ou alors qu'elle assume de l'avoir laissé mourir, en pleine connaissance de cause.   Il a commencé sa grève de la faim le 6 mars dernier, ce n'est pas un jeune colosse, il ne tiendra plus pendant très longtemps sans séquelles irréversibles, voire...

Nous tous essayons à notre façon de lui apporter notre aide, courriers tous azimuts, pétition de soutien.  Le banquier concerné pour l'instant botte en touche -même si son secrétariat prétend qu'il s'en occupe personnellement-   Le temps presse!

Pour tous renseignements pratiques

Monsieur Michel MADEC,    Crédit Mutuel de Bretagne, agence de Carhaix (CMB- Arkea), directeur monsieur Jean-Pierre Denis

le blog de M Madec ("Carland")       http://blogs.mediapart.fr/blog/carland

Lettre ouverte aux élus de Bretagne, par son comité de soutien  ( et pétition en ligne)       http://bellaciao.org/fr/spip.php?article134031. 

On peut suivre régulièrement certains blogs dont surtout celui de la dame du bois-joli , qui a donné beaucoup de précisions et conseils depuis le début de cette grève de la faim      http://blogs.mediapart.fr/blog/la-dame-du-bois-joli   

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