Pour l’expliquer, certains s’appuient sur les chiffres d’un budget, d’un déficit, d’une dette ; d’autres, souvent les mêmes, ont en tête des formules définitives du style « on n’a pas de marges de manœuvre », « on a tout essayé », « il faut faire des économies », « ceux qui sont au chômage sont ceux qui ne veulent pas travailler ».
Nous, nous voudrions nous baser sur les besoins d’une société pour évaluer les possibilités de création d’emplois.
« Emploi » ; le mot a d’ailleurs un sens étroit, trop limité, attaché à une notion de paiement en retour. Il faut l’élargir et le remplacer par le mot « activité ».
Quelles activités sont nécessaires à une vie de bien-être social ? Dans quels domaines oeuvrer en priorité ? Qui doivent-elles aider ? Comment sont-elles reconnues par la société ? Quelles sociétés voulons-nous et quels citoyens désirons-nous être ?
Pour nous, la vie en société réclame un logement sûr, un système de santé efficace pour tous, des conditions de vie saine, une vie tranquille et une sérénité dans l’avenir de ses enfants et petits-enfants.
Pour cela, chacun doit avoir accès à une éducation qui pourra assurer les meilleures chances possibles de progresser et de s’épanouir. Cela passe également par une justice forte et indépendante, des activités publiques ouvertes à la plus grande transparence et à une liberté qui permettra à chacun de créer. Nous devrons trouver aussi les mécanismes qui nous permettront de changer d’activité sans préjudice notable pour le confort individuel.
Alors s’ouvrent des boulevards de postes de « travail » !
Bien sûr, pensez-vous : « C’est facile à dire mais où allez-vous trouver l’argent ? ».
Les apostrophés ont le devoir de trouver des solutions. Et ceux qui posent la question sont également priés d’en rechercher. Poser des questions n’interdit ni ne dispense de se joindre à un grand mouvement pour imaginer un monde meilleur et les conditions pour le faire vivre.
Nous terminerons en citant Léonard de Vinci : « Ne pas prévoir c’est déjà gémir. »