Mister Right

A droite toute. Dans la Botte au débotté. En Italie, puis en Hongrie, l'appel de l'extrême droite se confirme. Avec 12,7% des voix recueillies au niveau national lors des dernières élections régionales, et près de 31% des suffrages en Vénétie, la Ligue du Nord s'impose.

A droite toute. Dans la Botte au débotté. En Italie, puis en Hongrie, l'appel de l'extrême droite se confirme. Avec 12,7% des voix recueillies au niveau national lors des dernières élections régionales, et près de 31% des suffrages en Vénétie, la Ligue du Nord s'impose. « Peur des immigrés, du chômage, de la globalisation et réaffirmation d'une forte identité locale sont les arguments utilisés au cours des dernières années pour parvenir à un résultat si spectaculaire. Dès aujourd'hui, les représentants de la Ligue du Nord peuvent siéger à plein titre parmi les dirigeants politiques qui comptent. Et peu importe si cette montée en puissance s'inscrit dans une logique anti-européenne de fermeture des frontières et de protection des identités régionales», écrit par exemple e-toile.

Même son de cloche du côté de Budapest où le populiste Viktor Orban a dominé les urnes lors des élections du 11 avril. Pour cafebabel.com, « le succès du parti Jobbik marque une montée de l'extrême droite que la crise seule ne suffit pas à expliquer. La politique en Hongrie subit une crise de légitimité due à des promesses non tenues et une croissance sans frein de la pauvreté. »

Le joli printemps -qui n'est pas arrivé à Berlin- est propice à la floraison des rebellions en tous genres, entre œillets et tulipes. Après les émeutes de l'an passé en Moldavie, c'est au tour du Kirghizstan de s'embraser. « Oui, la révolution sanglante des tulipes est une révolution Twitter », juge ainsi OSCE Unbound. « Certes, Twitter ne fait pas la révolution mais le peuple si. Et de plus en plus, il mène le combat avec cet outil technologique. » En Asie centrale comme ailleurs, les assaillants peuplent la Toile : France24 rapporte que « tant l'opposition que les pro-Bakiev investissent le web pour mieux se faire entendre. La leader de l'opposition Roza Otunbayeva a créé un compte Twitter dès son arrivée à la tête du gouvernement provisoire. Tandis que le fils du président Bakiev, Maxim, a ouvert un compte sur le portail LiveJournal pour défendre son père. » Touchant de piété filiale.

Et Moscou, soupçonné régulièrement de jeter de l'huile sur le feu de ses anciennes républiques satellites joue au canard blanc. Enfin ses médias. « Dans les deux dernières semaines, les médias russes ont fermement critiqué le régime du président kirghize. Les journaux et télévision de masse n'ont pas hésité à dénoncer la corruption et le népotisme de Bakiev », rapporte European Dialogue XXI, « au point de représenter une véritable menace. Le président est incapable de contrôler les médias russes qui dominent clairement le marché local de l'information. Pour l'instant, le gouvernement a interrompu les programmes de Radio Free Europe et de la BBC. »

Pauvres Anglais. La perfide Albion se prépare elle aux élections législatives qui devraient avoir lieu dans moins d'un mois, le 06 mai. Et ce alors que JK Rowling, l'auteur de la saga Harry Potter, plus riche que la Queen Mum, vient de prendre position en faveur des mères de famille célibataires, en critiquant sévèrement les Tories, le parti conservateur mené par David Cameron. La dona e mobile. « Les femmes restent ainsi la grande inconnue du scrutin et les deux principaux partis se battent pour obtenir leur support et leur vote, » rapporte le Personal Democracy Forum. « A tel point que les commentateurs ont rebaptisé la campagne électorale ‘Mumsnet', » du nom d'un site web devenu incontournable pour les ménagères avec marmaille. Bientôt le baby talk ?

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