Entretien avec l'acteur Bernard Menez

Depuis plus de 45 ans, Bernard Menez  a navigué de films en films avec exigence, audace et légèreté : de Jacques Rozier à Edouard Molinaro ; de François Truffaut à Jean-Pierre Mocky ; de Pascal Thomas à Yann le Quellec… … sa silhouette, sa démarche, son phrasé, ses intonations l’identifient à l’image des grands acteurs populaires.

bernard menez © alain keit bernard menez © alain keit
Depuis plus de 45 ans, Bernard Menez  a navigué de films en films avec exigence, audace et légèreté : de Jacques Rozier à Edouard Molinaro ; de François Truffaut à Jean-Pierre Mocky ; de Pascal Thomas à Yann le Quellec… … sa silhouette, sa démarche, son phrasé, ses intonations l’identifient à l’image des grands acteurs populaires.

Invité d’honneur de la 27e édition des « Cinglés du cinéma » à Argenteuil, l’acteur nous a reçu chez lui pour parler de cinéma.

par Alain Keit, Quentin Mével et Marcos Uzal


Du côté d'Orouët de Jacques Rozier

 

Comment avez-vous rencontré Jacques Rozier pour Du côté d’Orouët, votre premier film ?

Quand j’ai rencontré Jacques Rozier, j’étais découragé du métier d’acteur de théâtre (car je ne me considérais alors que comme un acteur de théâtre), découragé de ne pouvoir en vivre. J’avais décidé de partir enseigner les maths-physique-chimie au Canada et j’avais déjà mon billet lorsque je suis allé le voir. J’y suis allé pour ne rien regretter, sans vraiment y croire.

 

Rozier a des méthodes de tournage assez particulières, n’était-ce pas un peu déroutant pour un premier film ?

Je n’avais aucun a priori, parce que je n’avais rien tourné du tout. Je faisais une confiance totale à Jacques. C’était un tournage débridé. Nous avions souvent les textes la veille au soir ou le matin même, ce qui était d’ailleurs un confort pour les acteurs car on n’était pas responsable de ne pas savoir le texte par cœur. Une chose m’avait frappé : après chaque prise il se précipitait sur le Nagra (l’appareil d’enregistrement du son). Il décidait si les prises étaient bonnes en écoutant le son ; pour l’image, il s’en remettait entièrement à son chef opérateur, Colin Mounier. Ça me donnait confiance car j’ai un peu la même sensation : je sais que ce que j’ai fait est pas mal si ça passe bien au son.

 

Y avait-il un scénario ?

Il y avait un synopsis développé, mais les scènes nous arrivaient au fur et à mesure, et il modifiait son scénario au vu des scènes tournées. L’importance de mon rôle a ainsi évolué au cours du tournage. Au début je ne pensais même pas avoir le rôle masculin principal, je croyais que c'était le moniteur de voile.

 

La nuit américaine de François Truffaut

 

Le passage du tournage de Rozier à celui de La nuit américaine a du être déstabilisant ?

C'était le grand écart. Truffaut était à l'opposé de Rozier quant à l'économie du cinéma. J'arrivais sur un film qui avait beaucoup d'argent, extrêmement structuré, avec un scénario dont on ne s'est quasiment jamais éloigné.

 

Comment travaillait François Truffaut avec vous ?

Il savait à la fois mettre à l'aise et mettre la pression. Il avait déjà un passé cinématographique énorme, et l'on sentait chez tous les techniciens, dont la plupart avaient déjà tourné avec lui, l'envie de bien faire pour être sur le film suivant. Et son aura était telle qu'il tenait tous les comédiens, même les plus expérimentés.

 

Après avoir tourné avec des comédiennes débutantes, étiez-vous intimidé de travailler avec des acteurs plus expérimentés ?

Il en faut plus pour m'impressionner ! Ça n'a rien changé à mon travail. Je sentais qu'il cherchait à retrouver le comédien qu'il avait vu dans Du côté d'Orouët, c'est-à-dire un comédien qui la joue nature. Au milieu d'acteurs parfois sophistiqués, j'étais peut-être avec Nathalie Baye et Jean-Pierre Léaud le plus naturel.

 

Mais avec l'expérience, le naturel n'est-il pas de plus en plus difficile à trouver ?

Vous savez, je suis d'abord un acteur de théâtre qui n'imaginait pas faire de cinéma, compte tenu d'un physique moyen, que je qualifie de « ni beau ni laid ». Au théâtre, j'ai toujours essayé de jouer en pensant mon rôle de l'intérieur pour vivre le personnage. Au théâtre on est en continuité et l'on forge le naturel dans les répétitions. Au cinéma, on n'a pas le temps de faire ça mais on accumule des prises en sachant que ce n'est pas nous qui choisirons celle qui sera finalement gardée. Au cinéma le problème de l'acteur est donc d'être le meilleur possible à chaque prise. Et on y dépend beaucoup plus du metteur en scène.

 

Pleure pas la bouche pleine de Pascal Thomas

 

Le cinéma de Pascal Thomas apparaît plus proche du cinéma de Rozier que de celui de Truffaut.

Oui, en même temps il y a un scénario très précis chez Pascal Thomas, et on ne s’en écartait pas tant que ça. Son cinéma est basé sur un grand réalisme, avec un mélange d’acteurs professionnels et non-professionnels, qui ont des rôles importants. Par exemple, celle qui joue la femme de Jean Carmet, dans Pleure pas la bouche pleine, n’a fait qu’un film, celui-là. Jean Carmet, qui était très connu grâce aux Branquignols et aux comédies populaires, était à ce moment là un peu au creux de la vague. Je pense que Pleure pas la bouche pleine l’a complètement relancé – dans ce film, c’est un monstre de réalisme, tout est vrai, tout le temps. Le choix de l’acteur a été extraordinairement bon.

 

Vous dîtes qu’il s’agit d’un film au scénario très précis, néanmoins, on se demande parfois, notamment dans la très longue scène dans laquelle vous couchez avec la fille, s’il n’y a pas une part d’improvisation.

Dans cette scène, il n’y a pas beaucoup de texte. Le scénario décrivait en gros ce que j’allais faire, et c’est vrai que là il y a de l’improvisation. Pour Pascal Thomas, c’était écrit dans sa tête ; il utilisait ma nature. Il a une vision très forte du texte, des corps, des situations. Et il a un sens assez aigu de ce qui est drôle et de ce qui ne l’est pas – s’il se marrait pendant la prise, il la gardait. Je n’étais moi-même pas extrêmement à l’aise pour tourner cette scène, sauf derrière le paravent – même si je me foutais totalement de la nudité.

 

Quels types d’indications de jeu vous donnait-il ?

Comme il s’agissait de mon premier film avec lui, je ne l’ai pas tout de suite vu venir. Il prenait parfois des chemins détournés ; il aime bien déstabiliser un peu l’acteur de façon à ce qu’on ne soit pas mécanique, ni attendu. Avant une scène, il crée un petit événement pour perturber. Il est très fin observateur, surtout dans les films de cette période là. Nous sommes très vite devenus complices. Nous répétions beaucoup, et il lui arrivait de faire tourner la caméra dans les ultimes répétitions sans qu’on le sache, pour espérer capter quelque chose d’inattendu, de meilleur. Et ça tient parfois à pas grand-chose.

 

Dracula père et fils d’Edouard Molinaro

 

Comment en êtes-vous arrivé à tourner un film de vampire avec Christopher Lee ?

À cause de mes quelques films précédents, j’étais très estimé par la Gaumont. Ils m’ont donné à lire un livre de Claude Klotz – alias Patrick Cauvin – Paris vampire, qu’ils souhaitaient adapter et pour lequel ils me proposaient de jouer le rôle du fils vampire. J’ai dit oui tout de suite, en ajoutant qu’il ne fallait pas que ce soit un comique français qui joue le rôle de mon père. Dracula, il fallait qu’on y croit. J’ai proposé trois noms : Peter Cushing, pour la ressemblance physique avec moi, Vincent Price et Christopher Lee, bien sûr, qui est le maître des Dracula. Ils ont convaincu Christopher Lee pour une raison assez incroyable. Lee voulait en finir avec ses rôles de Dracula. Donc, lorsqu’ils lui ont dit qu’il s’agissait d’un film parodique dans l’esprit du Bal des vampires, mis en scène par un cinéaste français renommé et dans lequel il disparaissait en poussières… il a dit oui.

 

Le film correspond vraiment à la période politique des années 70, associée aux comédies populaires. Doublé d’une sorte de passage de témoin entre deux acteurs, et deux styles de jeu.

Oui le projet est tout de suite annoncé dans le film ; je ne suis pas vampire puisque né d’un père vampire et d’une mère qui ne l’est pas. L’astuce finale, c’est le saut de génération : mon fils le sera. Molinaro a été assez habile pour intégrer tous les codes des Dracula dans le premier quart d’heure du film ce qui permet aux spectateurs de ne plus se poser de questions par la suite. Il s’est écarté un peu du livre, qui évoquait davantage les rapports du fils à la banlieue parisienne. Je crois d’ailleurs qu’il y a eu un clash avec l’auteur à ce sujet.

 

Jouer avec un acteur aussi différent vous a-t-il déstabilisé ou au contraire enrichit votre jeu ?

Cela me paraissait tout à fait naturel que nous ayons deux jeux différents : lui anglais, parlant beaucoup de langues et maître des Dracula, et moi, français, déjà étiqueté un peu comique et naïf. J’avais donc le sentiment que nous n’étions pas du tout en compétition.

 

Maine Océan de Jacques Rozier (Prix Jean Vigo, 1986)

 

Plus de quinze ans après le tournage de Du Côté d’Orouët, vous retrouvez Jacques Rozier pour Maine Océan…

Avant Maine Océan, il y a eu Nono Nénesse pour la télévision. L’idée était de faire une sorte de Laurel et Hardy bébé, avec des meubles immenses autour de nous. Jacques souhaitait m’associer à un autre acteur au physique différent – plus enveloppé et jovial. J’ai d’abord répété avec Maurice Risch des scènes musicales. Puis Jacques Villeret est venu, il n’était pas du tout connu à l’époque – quoiqu’il faisait des one man show remarquables. On a donc répété ensemble dans le vide pendant je ne sais combien de temps, jusqu’au jour où Pascal Thomas et Jacques Rozier, en tant que co-réalisateurs, ont intéressé la télévision. On a joué quelques scènes, puis cela s’est arrêté, peut-être pour des raisons financières. Il reste une version de quarante minutes franchement burlesque – nos dialogues sont constitués d’onomatopées. Avant Maine Océan, Jacques a aussi réalisé Oh Oh Oh jolie tournée lors d’une tournée des plages bretonnes du podium Europe 1, après le succès surprise de ma chanson Jolie poupée. Je suis en compagnie d’autres chanteurs (Claude Barzotti et Linda de Suza, ndlr) et c’est là qu’il a rencontré la brésilienne qu’il fera venir deux ans plus tard pour Maine Océan.

Maine Océan est le film qui me tient le plus à cœur, nous savions que Jacques avait du mal avec les producteurs, et c’est Paulo Branco qui lui a dit banco. Il a eu l’idée de deux contrôleurs de TGV qui partent dans cette aventure sur l’Île d’Yeu. Je me souviens de la toute première réunion pour le film qui s’est tenue chez Luis Rego, qui me dit « mon pauvre Bernard, on est condamné au chef d’œuvre ». Manière de dire qu’avec Jacques Rozier c’est tout ou rien.

 

Avez-vous ressenti une différence dans le travail de Rozier entre Du côté d’Orouët et Maine Océan ?

Il n’y avait pas de différence notable. Maine Océan s’est tourné d’une manière plus simple. Au niveau de la lumière, le tournage d’Orouët était insensé, il faisait ajouter ou enlever des loupiotes pour chaque plan, c’était très long. Il fallait vraiment avoir les nerfs solides. J’ai retrouvé néanmoins le même directeur d’acteur et le même état d’esprit. Le scénario était un peu plus élaboré. Il prévoyait à la fin le retour à la gare de Nantes : mon personnage arrivait à retourner sur terre et reprenait sa vie de contrôleur. Seulement, après la scène où je passais de bateau en bateau avec ma valise, jusqu’au ban de sable, Jacques m’a dit qu’il n’avait plus d’argent pour finir. Je lui ai dit que ce n’était pas grave, que le film se terminait là, que la toute fin dans la gare serait dans la tête des spectateurs. Par contre, je regrette qu’on n’ait pas tourné une autre scène qui se passait à radio Far-Ouest, et dans laquelle je devais chanter puisqu’un impresario voulait m’emmener en Amérique. Je trouvais ça rigolo et en plus cela aurait ajouté de la crédibilité ; car mon personnage est vraiment d’une naïveté à toute épreuve.

 

En même temps ce côté fantaisiste, déstructuré est à l'image du film…

Ah mais le film était quand même très structuré. Par exemple la scène du voyage en train… Et la séquence d'anthologie avec Yves Afonso au tribunal n'est pas si irréaliste que ça. Il y a beaucoup de tribunaux de Province dans lesquels ils règlent de la même façon les conflits entre deux personnes du coin…  C’est vrai que la plaidoirie de l’avocate au tribunal est surréaliste. Lydia Feld est irrésistible. Mais tout le reste est réaliste : le juge qui s'endort, la réaction d’Afonso aussi. 

 

Les scènes sont parfois très longues.

La plus longue et la plus difficile a été celle de la samba. Nous avons passé deux nuits entières sur cette scène. Je n'en pouvais plus ! Les scènes du début dans le train sont aussi assez longues mais il y a un rythme. Quand on verbalise la fille par exemple, c’est très découpé. Et en plus c’est drôle.

 

Les dialogues étaient-ils très écrits ?

C’était un peu plus écrit qu’Orouët. Par exemple, la plaidoirie de l'avocate est entièrement écrite. Les dialogues entre nous aussi mais cela restait un canevas ; ce n’était pas grave si on s’en éloignait un peu à condition de ne pas trop dénaturer les choses. Il y a une scène que j'adore ; celle avec les marins bretons qui jouent aux cartes et qui parlent de faire un petit tour en mer… Là c'est moins écrit, Rozier savait d'avance qu'il allait s'adapter au lieu et aux marins. Je rends un grand hommage à Yves Afonso qui s'est plongé pendant 15 jours dans cet univers. Il était d'ailleurs très apprécié de tous les marins ; on ne pense pas du tout que c'est un comédien qui joue.

 

Le personnage de Luis Rego passe un peu au second plan dans la seconde partie du film, tandis que le votre prend de plus en plus d'importance. Cette évolution était-elle précise dans le scénario ?

Non, ça a changé un peu en cours de route. Luis avait un problème pendant le tournage. Il s'est retrouvé à jouer une pièce de théâtre à Paris et il n'arrivait sur le tournage que les week-ends. Le scénario a été modifié en fonction de ça et son rôle a perdu à cause de cette absence. Et la fin, avec les changements de bateaux, a enfoncé le clou sur mon personnage.

 

Ces changements ont-il complexifié votre travail ?

Vous m’affublez de grandes qualités que je n’ai peut-être pas ! Jouer un rôle ne m'empêche pas de dormir. J'étais très content que Jacques Rozier puisse trouver un producteur qui lui fasse confiance pour faire son film. Moi je fonctionne sur la confiance. Je me disais « il va s’adapter à cette situation ». C'est un excellent monteur, c’est une de ses qualités premières. Ça n’a donc pas été un problème.

 

Le Quepa sur la vilni ! de Yann Le Quellec (court-métrage, Prix Jean Vigo, 2014)

 

Aujourd'hui de jeunes réalisateurs font appel à vous. Cela rappelle un peu vos débuts. Une nouvelle vague rejoint l’autre…

Il n'y a pas de hasard. Quand Yann Le Quellec et Guillaume Brac sont venus me voir ils m'ont tous les deux parlé de Rozier. Ils en sont des adeptes inconditionnels. Lorsque Guillaume Brac m'a proposé de jouer le père de Vincent Macaigne dans Tonnerre il m'a montré ses courts métrages, Un monde sans femmes et Le Naufragé. Après les avoir vu j’ai dit oui sans condition. J'ai tout de suite retrouvé la patte de Rozier et une direction d'acteurs qui lui ressemblait. Pour Yann Le Quellec ça s'est passé de la même façon. Il est arrivé avec le DVD de son premier court métrage et quand il m'a parlé du scénario de Le Quepa sur la vilni ! j'ai été très emballé. C'est un rôle qui était très proche de moi. J'ai toujours adoré le vélo ; et cette histoire d'anciens postiers… Mon père était postier. Il avait pensé à faire jouer Bernard Hinault puis renoncé, et c'est moi qui l'ait finalement ramené sur le film. Et puis il y a aussi Christophe, personnage complètement à l'ouest. J'adore ce film.

 

Ce film regroupe trois personnages légendaires : Christophe, Bernard Hinault et vous...

Mais vous me parlez carrément antiquité là ! Les jeunes n’ont pas connu cette époque, les années 70. Je crois qu'il ne faut pas attacher trop d'importance à ça. Nous avons tous les trois des raisons d'exister qui sont très différentes. Christophe a aligné beaucoup de chansons qui ont traversé le temps, qui restent incontournables. Bernard Hinault est resté certainement le numéro un du cyclisme français du siècle dernier de par son palmarès et son caractère. Et moi je reste dans la mémoire pour les raisons que nous avons évoqué avec certains films, le théâtre et la chanson…

 

Regrettez-vous de ne pas avoir joué au cinéma des rôles plus dramatiques ?

Avec des acteurs d’un certain âge, on retrouve un même type de jeu et de personnages au fil de leur filmographie. J’ai par exemple l’impression que Bernard Blier, que j’adore, joue toujours le même personnage dans chaque film. Michel Serrault a aussi pendant très longtemps joué le même type de rôle, il a eu droit à la fin à des rôles plus dramatiques. Dans mon cas, je n’ai pas eu de rôle dramatique, faute de n’avoir aucune proposition. On m’a conseillé très tôt d’aller voir Claude Sautet, mais ça n'est pas mon genre de faire ça. Je pense qu’il avait vu les films dans lesquels je jouais. Il me semblait travailler sur des films très réalistes avec des acteurs au jeu très vrai. Cela m’aurait permis d’élargir mes rôles, mais ça ne s’est pas présenté.

 

La famille de cinéma de Bernard Menez nous paraît composée d’un frère, Pierre Richard, d’un fils, Vincent Lacoste et d’un père, Bourvil…

Pierre Richard est allé beaucoup plus haut que moi. Ça a été une star du box-office, pas moi. Vincent Lacoste, oui il est très bien. Il a ce côté un peu décalé ; on a toujours l'impression qu'il est à côté de ses pompes. Bourvil… je dirais oui sur le fond mais non sur la forme. À ses débuts il était comique troupier, moi je n’aurais pas su faire ça. Mais j'ai joué des personnages que Bourvil a joué : dans La Route fleurie et La Belle de Cadix, des opérettes. C'est vrai que je me sens très à l’aise dans ces rôles-là. J'avais également un projet que je n'ai pas pu réaliser : mettre en scène La Bonne planque, la pièce dans laquelle Bourvil avait triomphé. En fait la référence me paraît très bonne, mais c'est plus à mon avantage qu’à celui de Bourvil !

 

 

 

Bernard Menez sera au cinéma Le Figuier blanc, à Argenteuil le samedi 27 septembre à 20h30 pour présenter « Pleure pas la bouche pleine » de Pascal Thomas.

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