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Billet de blog 8 avr. 2013

CORRUPTION ET NAUFRAGE DE LA SOCIETE

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Un fait ne peut jamais être nié. Il EST. C’est l’opinion sur un fait qui est toujours discutable. L’opinion est le produit des partis, des politiciens, du conditionnement, l’adopter n’est pas connaître la vérité. La société doit-elle être au service de tous les individus, sans exception ou seulement au service de quelques uns ? Quel usage fait-on de nous, sous couvert du mot « démocratie » ?

Comment allons-nous trouver la réponse à ces questions qui se dressent devant nous ? La solution à ce problème ne dépend d’aucune idéologie de droite ou de gauche, car si elle devait dépendre d’une idéologie, elle ne serait encore qu’une affaire d’opinion. Pour être capable d’examiner cette question, indépendamment de toute opinion, il faut nous affranchir de toutes les propagandes, de tous les partis,  de tous les dogmes, apprendre à rester globalement humain.

Quelle possibilité est offerte aux hommes qui veulent sauvegarder les progrès sociaux actuels, conserver leur idéal égalitaire, ainsi qu’une certaine sécurité dans un travail afin de s’assumer dans la dignité ? Il faudrait – peut-être - envisager une réduction de l’assistance de l’Etat et évoluer vers une plus grande prise en charge personnelle des individus. Mais il est inadmissible que les états s’endettent lourdement au bénéfice de quelques financiers qui eux s’exonèrent de leur contribution sociale.

Les banquiers aident les politiques à placer leur argent et les politiques font des lois qui allègent les contraintes financières et sociales,  entravant toutes possibilités d'enquêtes. C'est du gagnant/gagnant !

Il y a actuellement nécessité urgente d’une transformation radicale de notre monde extérieur. Comment provoquer cette transformation radicale de la société ? Cette transformation peut-elle résulter uniquement de l’amélioration de son fonctionnement extérieur, de la fumée des discours politiques enflammés ou bien doit-elle provenir également du changement de l’individu ?

Une société est répétitive, imitative, elle est toujours statique et toutes les réformes qui se font sans l'évolution de l’individu deviennent également statiques. Notre éducation, notre structure sociale, notre vie intellectuelle, tout cela est basé sur l’imitation qui consiste à nous insérer dans une formule sociale ou religieuse. Alors nous ne sommes plus créatifs et nous devenons des machines à répétitions.

Une des causes fondamentales de la désintégration  de la société est l’esprit d’imitation et de répétition sans fin des mêmes choses, c'est-à-dire le culte de l’autorité largement répandu grâce à la puissance que donne l’argent, qui suscite l’envie.

Si les rapports entre les individus -qui sont la société- ne sont pas le résultat d’une évolution intérieure permanente, la structure sociale qui est statique, absorbe l’individu, le rend également statique en le soumettant à des automatismes. Nous n’avons besoin de personne pour nous aider à constater cela, nous pouvons le constater chaque fois que nous sortons dans la rue !

Il n’y a donc aucun espoir en dehors d’une constante évolution intérieure de l’individu, parce que si elle fait défaut, nos actions deviennent une répétition, une habitude. Il devient urgent d’ériger une nouvelle structure basée sur notre compréhension attentive et créatrice. Pour cela notre esprit  doit être constamment libre, frais, clair, ouvert et attentif. 

Il est évident que nous nous sommes laissés endormir depuis des décennies par la griserie des mots (culture, démocratie, communication, réseau…) et le développement effréné de la consommation.

C’est nous – vous et moi – qui devrons être des découvreurs à la recherche des nouvelles valeurs pour un monde plus ouvert et plus équilibré. Il nous faut de nouveaux constructeurs pour créer une nouvelle société. Sa structure doit être bâtie sur de nouvelles fondations humanistes, sincères et partagées.

Car si nous nous adressons aux bâtisseurs professionnels: politiques, communicants, journalistes ou religieux, nous serons très exactement dans la même situation qu’au départ. Les politiques ne peuvent pas nous aider, beaucoup sont corrompus par la finance et les autres ont l’esprit également corrompu par leur intégration à un système établi dans lequel ils font carrière.

Nous savons tous ce que nous pouvons exiger de la société. Que pouvons-nous lui donner pour la faire progresser ?

Il faut découvrir des femmes et des hommes intègres, neufs, compétents. Ils doivent être sollicités et DONNER quelques années de leur temps au service de l’Etat et travailler ensemble. La véritable démocratie n’est-elle pas là ?

C’est nous – vous et moi – qui devons faire le premier pas, pour construire une société souple, toujours évolutive, non-conformiste et essentiellement honnête, ayant pour valeur principale le respect de la vie sous tous ses aspects.

Ne nous laissons plus enfermer par les belles paroles et par des actions législatives superficielles qui ont une apparence de changement et qui permettent avant tout de maintenir le statu quo des élites !

Maurice Balland

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