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Billet de blog 27 mai 2014

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La France malade de la Gauche PS.

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

La France n’est pas le grand malade de l’Europe. La France est malade de l’absence d’une gauche structurée qui sait ce qu’elle veut. Le PS a été phagocyté par les libéraux depuis 1983. Peu à peu, ils se sont emparés de tout l’appareil du parti en laissant à leur « opposition » de gauche le mauvais rôle des opposants, des contestataires, des râleurs, voire des ringards. Ah oui, ils étaient « modernes » les Fabius, Delors, Berrégovoy, DSK, Ayrault, Hollande et tant d’autres. Même les médiocres comme Moscovici ont occupé des postes de premier plan. Peu à peu, les problèmes des français, la représentation de ceux qui souffrent, des chômeurs, des malades, des handicapés, des temps partiels subis, sont passés au second plan. Ils pensaient que les français esbaudis applaudissaient à leurs querelles de courants, de pouvoir, de batailles dérisoires. Ils pensaient que la caution de « gauche » était définitivement acquise par ce que le père François Ier l’avait décidé une fois pour toute et pour tous.  

Il s’en est suivi une dérive dans la pensée qui a fait que les thèses « économicistes » libérales de la libre entreprise, de l’économie de l’offre, de la toute puissance des marchés financiers « libérés » apparaissent comme LA SCIENCE ECONOMIQUE qu’il faut appliquer avec son cortège de malheurs : privatisations d’entreprises publiques, privatisation des services publics à des niveaux de plus en plus fins. Il s’en est suivi l’adoption de dogmes comme l’équilibre budgétaire à tout prix (la règle de plomb dite « d’or »), l’acceptation du libre échange à tout crin. En fait, l’absence de toute réflexion théorique et pratique sur ce que devrait être une régulation économique. La preuve en est dans les avanies subies par Montebourg pour tenter d’imposer les contours flous d’un contrôle de l’Etat sur les entreprises stratégiques. Ce combat est la preuve de l’immensité des renoncements du PS en matière de régulation économique. Il n’a pas compris que dans ce domaine, il ne ferait jamais aussi bien (en termes d’appréciation par les gens de droites) que les droites dures de l’UMP ou des Centres.

Le résultat est là, les gens de gauche disent à longueurs de colonnes : vous voyez la différence vous entre l’UMP et le PS ? Non ! alors restons à la maison. Mais le problème c’est que le désarroi doit trouver un exutoire et celui-ci est offert par le borgne et sa famille infernale (du mot « Enfer »).

L’abandon de la réflexion économique, et de l’action qui doit accompagner la réflexion de la part du PS l’a conduit à mépriser les écologistes et la gauche proche du PC. La preuve, relisez les programmes du PS et de François Hollande de 2012. Une bouillie infâme sans queue ni tête et qui correspond à des sucettes données à diverses populations. L’abandon de la pensée de gauche dans le domaine de l’économie porte une lourde responsabilité (ce n'est pas la seule bien sûr) dans ce qui arrive à la France actuellement. François Hollande longtemps Secrétaire Général du PS et actuellement président, porte une grande part de responsabilité.

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