Commission d'enquête parlementaire vente d'Alstom à GE, lire "Racket" de D. Manotti

Hier matin, 4 avril 2018, l’ex pdg d’Alstom, Patrick Kron, était entendu par une commission d’enquête parlementaire sur les conditions de vente de cette entreprise qu’il a dirigée jusqu’à 2016, à Général Electric en 2014.

Racket de Dominique Manotti édition les Arènes mars 2018 Racket de Dominique Manotti édition les Arènes mars 2018
Où il est question de l’emprise de l’empire américain, d’énergie nucléaire, de milliards, d’espionnage de masse des données économiques (en pleine révélation sur la NSA de Snowden, de soumission de la France vis à vis des USA.
Encore les mêmes forces à l’œuvre : bataille pour contrôler la filière nucléaire à travers les armes de la finance mondiale.
Comme me l’a recommandé Jean-Pierre Goux, à mon tour, je te le recommande si tu veux comprendre l’actualité lié à cette commission d’enquête, te divertir, ce roman policier « Racket » de Dominique Manotti, paru il y a 1 mois chez les Arènes (encore) est excellent. De plus, il te nourrira sur l’envers du décor de cette vente, ce bradage, et comme son titre l’indique, ce racket.
Tu croiseras des policières et policiers français dont les moyens sont dérisoires face à ces puissances politico-économiques, des politiques qui se font berner ou qui sont complices à minima de laisser faire, par incompétence ou duplicité, de la CIA, des emprisonnements, des morts, des trahisons, du sexe. Bref, tous les ingrédients d’un roman noir librement inspiré de cette histoire.
Époque Hollande, Montebourg et ses marnières, et... Macron.
En toile de fond, encore ce secret. Secret des affaires que certains cherchent encore à renforcer alors que c’est absolument antagoniste à l’intérêt général.
Qui est comptable ? Qui décide et qui assume ? Jusqu’à présent, personne.
C’est moche, noir, ce livre raconte lui aussi l’ombre que nous devrions regarder en face pour comprendre le jeu planétaire.
De mes lectures sombres, je cherche les enseignements.
Creusons, creusons, au fond du trou, au fond de nous, nous trouverons peut-être des clés.
Ce n’est pas triste. C’est aussi la réalité dans laquelle nous évoluons.
Je ne crois en tous les cas définitivement pas à la fatalité.

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