2017-2022 : subir est la pire des options. Tic, tac, tic, tac...

Au fond, 2017 pourrait se résumer en une question : allons-nous encore être spectateurs et nous lamenter ensuite sur les réseaux sociaux pendant 5 ans, avec un pays qui s’effondre de manière accélérée, en détestant toujours un peu plus son voisin, son ami.e, son frère, sa soeur, celui qui ne pense pas exactement comme nous ?

Le chèque en blanc, on l’a signé, maintes et maintes fois, et je crois qu’on peut se le dire : on a perdu à tous les coups. La politique française, c’est l’inverse du Loto : 100% des perdants ont tenté leur chance. Et à force, nous devrions avoir compris qu’il est vain d’espérer en un sauveur qui aurait la solution à tous les maux de notre époque. Je n’en peux plus de ces dîners en ville où l’on disserte des mérites de l’un ou de l’autre, les tares.

Et si on parlait de ce qu’on veut, plutôt que de commenter ?

Mais tu n’as pas encore compris ? Soit nous nous bougeons et prenons notre destin en main, soit ce sera à nouveau la même histoire : le concours des névrotiques du pays, la Star Ac géante, l’enfer des chouchous des médias, des petites phrases, des affaires. Encore une fois.

C’est ça que tu veux ?

Si tu ne choisis pas de te redonner les moyens de décider, décider vraiment, pas juste en te défaussant sur les autres, alors, tu ne pourras que subir. Et ça concerne directement tous les aspects de ta vie, de nos vies.

Tiens, j’avais une question : ça t’arrive souvent, toi, de jeter ton argent par les fenêtres ? 

Tu te rends compte ? Ton argent. Tes impôts. Et ne viens pas me casser les pieds avec ces gens qui ne paient pas d’impôts, même ceux qui ne sont pas imposables en paient, oui, la TVA par exemple, les différentes taxes, CSG, taxe d’habitation, etc. Tout le monde en France contribue. Les citoyens, comme les résidents, d’ailleurs. Et c’est bien, ça fonde notre société !

Et ne vient pas me dire non plus que la pression fiscale est trop forte en France et que tu vas bien finir par te casser, parce que si la pression fiscale est aussi forte, c’est qu’un grand nombre de malins, tes amis qui t’ont précédé, comme nos chères entreprises du CAC 40 et celles qui travaillent chez nous, mais font fuiter les bénéfices, comme les GAFA, c’est bien à cause d’elles que les caisses sont vides. Et je ne te parle même pas des banques qui déconnent à plein tube et qu’il faut renflouer quand la crise est venue… pour aussitôt recommencer ! Une bonne partie des dettes publiques apparues depuis 2008 sont les leurs !

Bref, pardon, je m’égare… tout ça pour dire que si tous ceux qui devaient contribuer le faisaient à leur juste mesure, ça serait plus léger pour les uns et les autres.  Donc, l’impôt, celui que tu paies d’une manière ou d’une autre, ton argent, ça ne te fait pas chier de ne jamais avoir ton mot à dire sur ce qu’il devient ? Sur ce qu’il finance ? Sur ce à quoi il serait utile, selon toi ? Un porte avion ou un hôpital ? Si on avait le choix ? Moi, je sais à priori ce que je choisirais, mais je trouve ça bien qu’on évalue calmement ce qu’il faudrait faire. Et bien ton argent, parfois, il est mal utilisé. Tu le sais. D’ailleurs tu passes ton temps à t’énerver sur ce sujet. Tu gueules tu gueules, contre ces élus : quelle bande de nazes, hein ?

Bah oui, mais tu continues à voter pour eux. Ou à ne pas voter. Peu importe, ça produit le même résultat.  Car oui, toi l’abstentionniste, tu te fous bien de ma gueule quand je vote par défaut, mais sache que toi et moi, on est autant responsables l’un que l’autre de ceux qui nous gouvernent. Tout comme les 8 millions de français qui ne sont même pas inscrits sur les listes électorales. Je comprends bien tout ça. Je suis comme toi, je vomis ce qui nous arrive.

Voilà, et puis toi aussi, qui te dis que la prochaine fois, tu vas voter anti système, pour les faire chier. Et bien bravo, bingo, tu renforces encore plus ce que tu dénonces. Avoue que c’est con quand même. Parce que ça les fait pas chier du tout, ils misent d’ailleurs juste sur le duel, c’est le cas d’Hollande, de Sarko, de Mélenchon, de Bayrou. Un duel avec Marine Le Pen, pour refaire le coup (de bol) de Papi Chirac. Tu te retrouves un allié objectif de ce que tu veux combattre. C’est ballot. 

Bon, une fois qu’on a dit tout ça, on est comme des cons. On nous a tellement dit qu’on ne pouvait pas faire autrement. Bah pour moi, ce n’est pas possible de rester les bras croisés comme ça. Peut-être que, toi, tu y arrives encore, mais, pas moi, je n’y arrive plus.  Je veux reprendre la main sur mon avenir, l’avenir de mes enfants. Je veux pouvoir choisir. Pas choisir le prochain gus qui montra sur le trône, prendre ma part de construction de notre avenir avec celles et ceux qui en ont envie.

Les partis politiques, essence de la démocratie ?

Alors, comment faire si on veut reprendre la main ? Faire de la politique dans un Parti pour changer les choses de l’intérieur ? J’ai essayé avant, hein, dans un parti, pourtant assez propret. Et bien non, ça ne marche pas, parce que les partis sont les pires écoles pour apprendre à contribuer au vivre ensemble. Ce sont des écoles de dévoiement, de renoncement, d’une violence inouïe. Regarde la misère qui s’étale à longueur de journaux : les trahisons, les langues de pute, les retournements de veste, ils te donnent envie, toi ?  Des animaux qui se mangent entre eux, qui ne respectent plus personne. Et le pire, qui ne se respectent plus eux-mêmes. C’est là que tout est parti en vrille.Tu me diras, c’est normal, c’est le pouvoir, c’est le Prince de Machiavel, c’est la vie.  Et bien, pas pour moi. Rien ne vaut de renoncer à son intégrité personnelle. Rien. Et un parti politique, c’est ça. Dire des choses auxquelles on ne croit pas. Se mettre ensemble alors qu’on se déteste, pour aller piquer le trophée aux autres.

Mettre le pays sens dessus dessous pour faire des voix et des scores.  Qu’ils se foutent sur la gueule et se détruisent, ça les regarde.

Je crois qu’ils sont profondément malheureux, ces gens-là, mais s’ils sont masochistes ou pervers, ça les regarde. Là où ça ne va pas, c’est que ça rejaillit sur nous.  Des débats d’idées ? Non, jamais, des luttes de personnes toujours. Instrumentalisant les Français pour la quête de pouvoir, montant les uns contre les autres.

C’est grave, Messieurs (pour beaucoup, ce sont des Messieurs), vous êtes devenus un danger pour l’intégrité de notre cohésion sociale. Quelle est la dernière idée en date que vous ayez eue qui mérite la peine d’un combat politique ? Une vraie ?

Je veux te faire une précision, là, tout de suite. Je te parle de la scène nationale, hein. Bien souvent, loin des plateaux télé, l’élu.e local.e, tu sais du tout petit patelin, sans étiquette, elle ou lui, ce n’est pas du tout ça. Ça peut arriver que ce soit une horreur, mais c’est rare, globalement elle ou il n’a rien à gagner, pas ou peu de fric, beaucoup, beaucoup d’emmerdes et un peu de reconnaissance sociale. Et bien sûr, il y a des gens bien partout, mais les partis, au niveau national, sont des coupes gorges, dont on ne ressort pas indemnes.

Voilà, je ne suis pas en colère contre ces gens là, parce que je crois qu’ils subissent cet état de fait. Et qu’on ne peut souhaiter à personne de ne plus pouvoir se regarder dans une glace des années plus tard. Et je sais qu’au fond de chacun d’eux, au tout premier jour de son engagement, il y avait la volonté de servir son pays.

Et s’ils nous font chier sur la sécurité, les tenues acceptables ou pas, c’est juste que sur le reste, et ils le savent, ils n’ont plus la moindre idée par quel bout prendre le schmilblick.

Au-delà de leur intégrité psychologique après des années de parti, parlons de leurs aptitudes pour préparer le monde qui vient. Je te le dis tout de suite, c’est mort. Rien ne les a préparés, ni dans leur formation initiale, ni dans leur cursus d’appareil, au monde dans lequel on vit.

Que pèse notre champion de « mon ennemi c’est la finance » quand la BNP détient la moitié de sa dette ? Rien. Que pèsent Hollande ou Sarko face à Tim Cook, ou Zuckerberg. Pas grand chose. C’en est complètement flippant. 

Et que dire de l’épisode des 13 milliards d’impôts réclamés à Apple par la Commission européenne auxquels l’Irlande s’oppose ?

Nos dirigeants politiques n’ont pas été formés à la financiarisation extrême, au monde accéléré, aux impacts dévastateurs des pesticides, aux conséquences d’une catastrophe nucléaire sans précédent suite à un séisme ou un tsunami, aux effets du changement climatique ou de la transformation numérique. A l’époque, il n’existait pas de formation pour détecter et mesurer toutes ces externalités négatives. Au mieux, ils n’y comprenaient rien, au pire ils ont été manipulés par des intérêts contradictoires avec l’intérêt général des millénaires à venir.

Le siècle dernier s’est fondé sur des croyances, qui se révèlent catastrophiques pour la pérennité de l’espèce humaine et animale sur la planète.  Les politiques ne sont que l’écume d’un détournement et d’une confiscation sans précédent par quelques uns. Je ne crois pas qu’ils aient eu les clés pour l’analyser à temps. Je crois qu’en fait, ils sont sidérés et qu’ils n’ont pas la moindre idée d’où seraient les leviers pour sortir de la nasse dans laquelle l’humanité s’est fourrée : pollution de la mer, de la terre, de l’eau, destruction de notre habitat, exploitation des gens par d’autre gens (bon, ça, ce n’est pas nouveau), tordre la nature, tordre les animaux, tout flinguer sur son passage, bref, on en a fait de belles conneries ! Faire aux autres, ce qu’on ne se ferait pas à soi, ni à ceux qu’on aime. Actions irréparables et irréversibles pour beaucoup d’entre elles.

Et il y a fort à parier qu’il se passera la même chose pour nous si on suivait les mêmes règles de décision, vu l’accélération de malade que nous vivons. Ce que nous avons appris est obsolète, et ce que nos gosses apprennent à l’école est complètement décalé avec ce qu’ils vont vivre par la suite.

Ce n’est pas si grave, l’école c’est fait pour apprendre à vivre ensemble, à se connaître et beaucoup de professeurs apprennent à nos enfants à exercer leur esprit critique, c’est la seule chose qui peut les sauver.

Pour résumer, et ça montre bien à quel point il est illusoire d’espérer en un sauveur providentiel, nous sommes donc dirigés par des gens dont l’intégrité psychologique a été ébranlée par des années de guerre de tranchées pour accéder au pouvoir et qui ne sont pas armés pour préparer le monde qui vient.

Réjouissant, non ?

Alors, qui peut le faire ?

Le législateur ?

Comment retrouver du pouvoir sur nos vies ?

Pour dire vrai, franchement, je n’ai aucune idée de ce que pourrait donner un nouveau pouvoir exécutif. Pour ça, je pense que nous ne sommes pas mûrs. La question des présidentielles est tellement hystérique et névrotique dans notre pays, qu’on peut oublier tout de suite. 

Mais il y a quand même une possibilité pour tenter quelque chose. Le drame de notre pays, ce n’est pas la nullité de son président ou de l’exécutif, ou ses leviers inexistants pour affronter la tempête du siècle ou du millénaire.  Non, c’est la disparition du pouvoir législatif.  Disparition organisée d’ailleurs sciemment par l’exécutif lui même, pour ne pas se faire chier, hein, c’est plus simple. Agenda quinquennal, législatives suivant directement les présidentielles. On a tué ce pouvoir de contrôle.

Et vraiment, ça craint. On vote pour ou contre la majorité présidentielle. Bonjour le chèque en blanc. Jamais pour le meilleur, toujours pour le pire. 

C’est ça, le  drame. 

Rappelons-nous à quoi sert le parlement : à contrôler le gouvernement et à voter les lois.

Et c’est quoi la loi ?

C’est notre ciment.

C’est ce qui nous permet de vivre ensemble, de mettre des limites à la liberté des uns qui s’arrête là commence celle des autres, selon la formule consacrée.

Les lois sont le seul rempart à la guerre civile. C’est un drame d’avoir fait disparaitre le pouvoir qui les écrit, les élabore, les confrontent, les choisit. Autour de la table aujourd’hui, il y a des gens qui ne comprennent rien au monde dans lequel ils vivent. Pas parce qu’ils sont débiles (oui, il y en a quelque-uns), mais parce qu’ils sont impuissants. Parce que le pouvoir est ailleurs. Parce que c’est plus intéressant de faire le malin sur des postures clientélistes et électoralistes que de parler du fond, parce que quand ils sont bons, travailleurs, et libres, ils sont isolés complètement, et parce que quand ils sont super experts d’un sujet, ils sont toujours out sur les autres.

Parce qu’en fait, on ne leur demande pas vraiment leur avis. Vous leur confiez votre voix pour qu’ils vous représentent, mais eux-mêmes se la font confisquer par d’autres. Mais si les députés ne font pas les lois, et les votent, c'est bidon, non ?

Mais alors qui les fait, qui les écrit les lois ? Et qui dit ce qu’il faut voter ? Et bien, ça dépend, parfois les lobbies (souvent), d’autre fois les partis (souvent aussi) et après on nous dit que le mandat impératif est anticonstitutionnel (article 27 de la constitution), quelle bonne blague ! Ça va faire sourire les députés frondeurs qui ont été menacés d’exclusion et d’être privés de circo s’ils votaient la motion de censure, ou encore les députés UDF qui ont signé un contrat avec Sarko quand ils l’ont ralliés en mai 2007, en s’engageant par écrit à voter la loir de finance et le budget.  Et enfin, parce qu’en plus, ils sont assez honnis par leurs concitoyens et qu’ils ne sont élus que sur une élection présidentielle, sorte de 3ème mi-temps ringarde de la Star Ac le mois d’avant.

Ils ne bénéficient d’aucune confiance, comment voulez-vous que ça marche. 

Méprisés par l’exécutif, méprisés par les électeurs, à la fin, c’est la loi qui est méprisée.

A la fin, c’est : « je vais me rendre justice à moi même ». A la toute fin, c’est : « je vais te frapper parce que ta tenue ne me plait pas, trop couverte ou pas assez ». « Ton impôt est injuste, je ne le paie pas ». « je t’empoisonne sciemment avec mes médocs, ma bouffe ou les pesticides, mais je te le dis pas »

Ensuite, c’est la guerre entre nous. Oui oui, si la loi est méprisée, c’est la guerre civile. La négation de l’autre. Le nihilisme. C’est fou de se dire qu’on n’a pas appris de notre Histoire.

C’est comme ça. Si ça revient encore une fois, c’est qu’on a encore un truc à comprendre. 

Épatant, le nombre de députés dépités que j’ai croisés ces dernières années : « On ne sert à rien, c’est l’enfer, à quoi ça rime ?… Ah ouais, du coup, tu fais quoi ? Bah je me représente. Pour faire quoi ? Bah, je ne sais pas. OK… » Encourageant, non ? ;-)

Et pourtant, je crois que c’est dans le législatif qu’est une des clés.

L’Assemblée nationale (regarde ces deux mots, ouhou, on parle de toi, là), c’est ta maison, notre maison. Le budget, c’est notre argent, mis bout à bout.

Les arbitrages de la loi de finance, c’est à nous de les valider.

L’envoi des drones, c’est cool aussi de dire si on est OK, car c’est nous qui nous prendrons les enfants des civils tués sur la tronche dans 20 ans, comme nous payons avec joie et allégresse les conneries de Bush en Irak, élu démocratiquement par des lobbies vraiment clean : armement, petrochimie, bâtiment, finance. Merci les gars !

Nous voulons pouvoir choisir, pour pouvoir assumer notre part de responsabilité et ne plus subir sans qu’on nous demande notre avis sur des questions aussi essentielles qui engagent notre avenir et celui de nos enfants

De la responsabilité en politique

En fait, la vraie question, c’est qui est COMPTABLE. Qui est comptable des décisions qui sont prises ? Qui est comptable, quand on est dans la merde jusqu’ au cou ?

Quel est celui qui va être tenu pour responsable de l’amiante, des pesticides, du sang contaminé, du suicide des infirmières, de la pollution de nos sols, de l’air, des morts du Rana Plaza ? Personne n’est responsable, ni les entreprises, ni leurs clients, ni leurs partenaires, ni les décideurs politiques qui sont censés encadrer tout ça, protéger les gens et la terre qui les abrite. 

Qui de nos politiques a déjà dit : « J’ai fait une connerie ».  Et globalement, qui d’entre nous, assume sa connerie ?  PERSONNE.

Personne pour dire pardon. Personne pour dire : « Vous m’avez fait confiance, là dessus j’ai réussi, et là, j’ai merdé ». 

Les mêmes mecs qui sont là depuis 40 ans, qui ont tous été responsables ou dans l’exécutif ou dans l’opposition (qui ont donc tous produit cela), ils viennent encore faire les marioles sur les plateaux télés, en s’envoyant leurs bilans foireux dans la tronche quand ce ne sont pas leurs casseroles financières ou judiciaires respectives. 

Donc, personne n’est responsable. Toutes les conneries, tous les trafics, toutes les compromissions, tout est planqué tout le temps, tout en faisant des leçons de morale. 

Le mensonge érigé en système. On n’y arrivera pas comme ça. On n’y arrivera pas si chacun n’assume pas ses actes. les entreprises, comme chacun d’entre nous.

Oui, quand je suis client d’EDF, donc d’Areva, je suis responsable du prochain Fukushima.

Oui, quand je m’achète une fringue chez Primark ou Auchan, je suis responsable du prochain Rana Plaza. 

Oui, quand je fume des Marlboro light, je sponsorise la mort pour moi, pour mes proches et l’exploitation d’agriculteurs du tabac, et le financement d’activités occultes.

Oui, quand je rêve d’un smartphone, je nourris des conflits et des guerres civiles.

Il faut dire quand on foire. On a le droit de se tromper. On a le droit d’avoir une croyance, et de se retourner et de mesurer que ce n’est pas le résultat qu’on attendait.

Que chacun de nos actes a une conséquence. Et oui, on n’est pas parfait, mais si on fait les choses en conscience, on a une chance d’être moins con la fois d’après. Assumer, prendre ses responsabilités, dans tous les pans de sa vie. Tout commence par ça.

A chacun de nous de prendre ses responsabilités

Revenons à nos amis les responsables politiques.  Vous vous rendez-compte du système pathétique quand on parle des chiffres du chômage, là ? C’est la nouvelle météo ?  Et comme à priori, nos amis en question ne changeront pas (et ce n’est pas grave), si on est content de leur déléguer, on continue comme ça et c’est bien. Sinon, si ça ne nous convient pas de regarder passer les trains, et bien il faut s’y mettre !

Si certains n’assument pas, et bien que d’autres viennent essayer de le faire. Allez, la critique est facile, vas-y mets les mains dans le cambouis. Prendre des décisions et les assumer.

« Ouais, mais nous on n’en serait pas capable. » Oui c’est sûr, pour n’importe lequel d’entre nous, jeté dans la cage aux lions, ça donnera à peu près la même chose, puisque on est tous humains et que manifestement l’Assemblée ou le pouvoir national, ça n’arrange pas les névroses préexistantes, ça les aggraverait plutôt.

DONC, il faut le faire différemment. 

D’abord, il faut se décomplexer. Encore une fois des députés, il y en a : des super intelligents et humainement ayant des comportement inacceptables, d’autres bons et sympas, d’autres super débiles mais super sympa, d’autres complètement corrompus et d’autres super machistes, et d’autres encore très intègres, mais tous seuls, et d’autres qui travaillent en plus de leur indemnités pour des organismes privés qui les paient grassement pour les favoriser, d’autres qui sont députés et maires et donc qui sont dans le conflit d’intérêt permanent : « Monsieur le Ministre des sports, j’ai besoin d’une piscine pour ma ville, bien sûr mon garçon, n’oublie pas de voter comme je te dis de voter, oui, merci Monsieur le Ministre », d’autres qui distribuent leur réserve parlementaire pour acheter des voix

Et dans tous les cas, tous à l’unisson, contre la réforme de leur régime de retraite, alors qu’ils légifèrent sur les retraites de tous les français, et tous contre la transparence de leurs notes de frais, quand évidemment ils sont là, ce qui évidemment n’est pas toujours le cas. Lorsque l'Association Pour Une Démocratie Directe a demandé aux députés de communiquer leurs relevé de compte de notes de frais, au nom du droit des citoyens à connaître l'usage fait de l'argent public, une seule les a transmis. Une, sur 577...

Donc, en gros, les députés, c’est globalement comme la société, ni plus, ni moins. Il faut avouer que le tableau n’est pas méga reluisant. 

Et puisqu’ils passent leur temps à parler en notre nom : les français veulent ci, les français veulent ça, et bien, si on parlait en notre nom ? Pas pour les autres. Non, chacun. Pour soi, d’abord. Individuellement.

Partir du je pour construire le Nous. 

Parce que voilà. Quitte à aller dans le mur, au moins qu’on le décide ensemble.

Parce qu’on en sera responsable. Ensemble.

Pas la faute des autres, non. Notre faute. Pas la peine de chercher un coupable en dehors. 

Comment dans l’époque dans laquelle on vit, pouvons-nous être assez tarés pour laisser les clés à quelques uns ? Avec les moyens de recherche, d’information, de communication, d’élaboration, de coopération, Wikipédia, on va continuer à laisser la barre du navire à quelques experts auto proclamés, qui ont prouvé depuis tant d’années qu’ils étaient dans les choux ? 

Moi, je n’y arrive plus. Parce que je vois de l’intelligence, partout où je me rends. Des femmes, des hommes, des jeunes, des vieux, qui proposent, construisent défendent, portent, inventent.  Et dans les décisions qui sont prises en notre nom et sans nous, il y a des erreurs et des horreurs dont j’ai personnellement honte vis à vis de mes contemporains (co-responsables comme moi), mais beaucoup, beaucoup plus grave, vis à vis de mes enfants, de leur génération et des générations futures qui, elles, n’y sont pour rien. 

Je veux pouvoir dire devant mes gosses, voilà : loi renseignement, ta mère à dit NON ; loi reporting des entreprises, ta mère a dit OUI ; révision constitutionnelle en plein état d’urgence, ta mère a dit NON ; devoir de vigilance des multinationale UN et DEUX ta mère a dit OUI ; les drones, ta mère à dit NON ; les pesticides, c’est NON ; les paradis fiscaux c’est NON. Etc. Et toi tu voudrais pas te positionner et décider ? C'est moi qui suis folle ou tu ressens la même envie, la même urgence de contribuer ?

Et puis, il y a plein de lois qui seront en débat pour lesquelles je ne saurai pas bien. Mais si cela me parait important, je creuse le sujet, je chercherai. Il y a tant d’expertises de femmes et d’hommes à portée de clic. C’est la première fois dans l’histoire que nous en avons les moyens. A moi, à nous, de nous en saisir.

CHOISIR OU SUBIR, c’est la seule question. Veux-tu choisir ta vie ou veux-tu la subir ?



Faire la loi, ensemble ! La loi, c’est tout ce qui régit nos vies, de notre conception (avant la naissance) à notre mort et celle de nos générations futures.  Ça te branche qu’elle soit écrite par d’autres ?

Arrivés présidents par accident ? Qui en plus sont là sur des coups de dés, des coups du sort, des coups de bite, des coups de fraude, des coups de pute. Non, mais franchement ! 

Oui, on ne sait pas lire une loi, encore moins l’écrire. Et bien, ça s’apprend. Tu crois qu’il y a une école pour ça ? Bah non. Qu’on peut être omniscient ? Et bien non, et s’ils ne le sont pas, alors, ça veut dire qu’on peut apporter quelque chose en élargissant la zone d’intelligence, celles des gens. 

Évidemment, on ne va pas rentrer direct dans les amendements, on va commencer d’abord par apprendre à voter sur une loi, dans sa globalité. Exercer notre responsabilité. Etre comptable de ce qui va se décider. Et puis, si on est à l’aise, confortable, on ira plus loin. On descendra. Mais ça va prendre du temps.

Ca va être relou, parce qu’évidemment le langage des textes est abscons et c’est d’ailleurs même un peu fait exprès pour que personne ne s’y penche, mais t’inquiète, on va trouver tout plein de gens, de la société civile, comme du privé, qui vont prendre part à la discussion et nous nourrir, essayer de nous influencer, et c’est le jeu, et nous on va apprendre à se positionner, à prendre le temps, à creuser un peu, à exercer notre esprit critique, à parler avec les uns et les autres, à délibérer.

Apprendre à voir l’autre qui ne vote pas comme moi, non pas comme un ennemi, mais comme un avis différent de moi ce jour là, un allié le surlendemain sur un autre sujet…

Et puis surtout, on ne sera pas seul.e. Ensemble, nous serons plus forts pour faire face aux tentatives d’influence et de manipulation. Remettre du collectif pour ne plus être isolé dans la cage aux lions, ne plus se faire broyer par la pression du système. « We are legion »

C’est marrant, comme l’exemple de la peine de mort revient souvent quand on parle de cette idée : et bien, moi, je trouve qu’il y a une différence fondamentale entre 2 questions : que penses-tu et que décides-tu ?

Je pense = je m’en fous, car je ne suis pas responsable du résultat. 

Je décide = je suis responsable du résultat.

Et ça change tout.

Exactement comme un jury d’assise. Et oui, un jury peut se tromper. Et alors ? On peut se tromper et on peut l’admettre.  Et oui comme dans les jurys d’assise, il y a aussi le risque de se faire manipuler par les experts de la matière. En justice, ce sont les avocats, les procs dont c’est le travail de convaincre, comme les lobbyistes dont c’est le métier d’écrire des lois et d’influencer par la pub, les publi-reportages, les RP, de savoir qui il faut actionner pour aller dans leur sens.

Mais, aujourd’hui, si on veut savoir, on peut. Parce que l’information sort. Quoi qu’il arrive, c’est bien ce qui les fait tous paniquer, plus aucune entreprise, ni aucun État n’est à l’abri que ses agissements contraires à ses engagements sortent.

Et ça aussi ça change tout. Tout devient plus clair, grâce aux lanceurs d’alertes, grâce aux journalistes qui font leur boulot, grâce aux ONG qui suivent, grâce aussi aux entreprises ou aux élus qui font ce qu’ils disent et qui montrent que c’est possible d’agir de manière clean.  Associée à tout ce qui émerge déjà partout dans le monde : la société civile qui pense, invente et agit, organise des boycotts, induit des changements de consommation, oriente nos flux financiers individuels pour faire grandir les alternatives, tendre vers la cohérence autant qu’on peut, mener des actions de groupes coordonnées.

Bien sûr que ça comporte des risques, ce type d’expérimentation démocratique. Il y a plein de chausse-trappes. On a peur de l’Autre, des Autres, mais au fond, c’est de chacun de nous dont on a peur. On ne se fait pas confiance.  Oui, c’est un risque. Mais c’est ça de vivre ensemble. Enchaînés les uns aux autres, nous le sommes, alors au moins qu’on partage les échecs comme les réussites.  Pour vivre ensemble, il faut décider ensemble et être comptable ensemble.

Et pour vivre ensemble, il faut se retrouver autour d’une table, il faut se faire face, il faut comprendre qu’on n’est pas seul.e au monde, que la réalité de l’autre est différente, que les lois sont faites pour protéger les plus faibles, que ça fait du bien de se confronter à l’autre, d’élaborer un raisonnement, de découvrir d’autres citoyens, d’autres histoires, d’autres envies, d’autres idées.

Si tu es dans l’action, la peur s’en va. Si tu es toi même, si tu es acteur de ta vie, l’autre n’est plus l’ennemi, l’autre n’est pas le dominateur, l’autre n’est plus ta proie, l’autre est ton allié objectif pour trouver des solutions pour s’en sortir.

C’est même une question de bonheur. De dignité. De respect de soi même : comment être heureux quand on subit ? Comment être heureux quand on est mort de honte de l’image de la France à l’intérieur et à l’extérieur ?

On va pas se raconter des conneries, c’est déjà peut être trop tard pour les lois. C’est un peu triste à dire, mais comment rattraper les monstres qui dépassent nos frontières : crime, guerre, mafias alliées objectives des banques, les autres qui planquent leur thunes dans les paradis fiscaux, les autres qui contrôlent nos cerveaux et pour lesquelles on travaille gratos, les fortunes - équivalant au PIB de certains pays - constituées en quelques années.

Bref, c’est la merde. Mais au point où on en est, autant essayer des trucs. 

Inédits. Dans aucun pays du monde un parlement n’a encore expérimenté d’associer directement des citoyens qui le souhaitent à la décision des lois.

Et bien, je trouverais ça bien cool que ça se passe en France cette expérience démocratique inédite. Pays d'Olympe de Gouges et de Montaigne.

Il y en a plein des initiatives comme celles-ci qui émergent dans le monde et dans des villages français.

Celle-ci à laquelle nous sommes quelques uns à contribuer pointe le bout de son nez, émerge dans les esprits, mais n’a pas encore été réalisée. 

Vu le bordel ambiant, et le déclin mondial des démocraties dont il ne reste que le nom, outils de fragmentation des sociétés, de manipulations, théâtre où il ne se passe rien de vrai, ça ne résoudra sûrement rien là tout de suite, ni même peut être demain, mais peut être que ça nous inspirera un nouvel imaginaire, un acte II de la démocratie. 

Et puis, le simple fait de se remettre en mouvement, de ne plus être spectateurs de nos vies, forcément, ça aura une influence sur le système. Car nous sommes le système.

C’est le projet de #MaVoix auquel je contribue : offrir aux français une expérience démocratique inédite à l’occasion des législatives de 2017 : entrer par la grande porte à l’Assemblée nationale et prendre leur juste place dans la fabrique de la loi. 


#MaVoix, une expérience démocratique inédite

Pour moi, #MaVoix, c’est la vision d’une démocratie où chacun est appelé, s’il le souhaite, quand il le souhaite, d’où qu’il vienne, riche de ce qu’il est, de son histoire, de ses origines, de ses expériences à venir construire la loi, fier de ce qu’il est et prêt à accueillir l’autre enfin.

Une démocratie où l’affrontement des idées reste sur les idées. Où l’on assume. Où on additionne et multiplie plutôt que de chercher à régir la vie des autres.

Une démocratie, fruit de l’exercice de la responsabilité des uns et des autres, fruit de la maturité, de l’exercice de notre puissance à chacun.e, de l’épanouissement, de l’émancipation de chacun, où on est acteur de sa vie, dans tous les pans, femme, homme, parent, enfant, grand parent, professionnel, acteur associatif. Terminé le rôle pathétique d’électeur pris au piège, début de notre citoyenneté.

Faire entrer à l’Assemblée nationale des citoyen.ne.s volontaires formé.e.s et tirée.e.s au sort qui une fois élu.e.s voteront ce que les gens décideront

Voilà ce pour quoi je vais travailler, pour moi d’abord, parce que j’ai bien envie d’y contribuer à cette société, pour toi, ensuite, si tu en as envie, et j’attends avec impatience le jour où l’on se retrouvera par milliers peut être, si on travaille bien, aux cotés des députés d’aujourd’hui après avoir gagné quelques sièges, pas volés, pas pour les foutre dehors, mais pour prendre notre place, pour expérimenter notre capacité à décider.

Si tu veux grimper sur ce siège, il faut que tu sois d’accord pour être tiré au sort, tu ne seras pas Néo, l’élu-leader qui guide, tu seras d’accord pour être notre moyen de faire cette expérience. Tu t’engages donc à voter sur les textes comme les citoyens (toi y compris évidemment) l’auront décidé. Indifféremment, la plateforme t’attribuera ce que tu devras voter en répartissant les votes à la proportionnelle. De toute façon, tu auras ainsi la certitude que ton point de vue sera représenté, si ce n’est par toi par un.e autre député #MaVoix. 100% du temps législatif, tu seras là. Tu seras très bien indemnisé pour ce service, à la hauteur de ce que la concertation à laquelle tu participeras décidera. Tout est ouvert, il faut juste que tu aies 18 ans et que tu jouisses de tes droits civiques. Tu remettras en revanche tes ressources autres que l’indemnité qui t’aura été allouée, au service de l’expérience, les citoyens participant à la plateforme décideront ensemble comment mettre cet argent (aujourd’hui souvent utilisé pour du clientélisme), au service de l’élaboration de la loi pour tester par exemple des conférences de consensus, des jury citoyens, pour aider à prendre en main la complexité des lois. Je sais que ce n’est pas très gratifiant : oui, les journalistes t’appelleront presse bouton, et les citoyens qui ne comprendront pas pourquoi tu fais ça, aussi, mais je t’en remercie par avance, car, sans toi, sans le fait que des volontaires acceptent ces règles du jeu, l’expérience serait impossible. 

Et toi qui ne veux pas de ce siège, qui veux pouvoir expérimenter tes talents de législateur et avoir ton mot à dire sur TOUTES LES LOIS, si tu le souhaites, de 2017 à 2022, lors de la prochaine mandature, c’est très simple : il faut gagner des circonscriptions. Pour ça, il faut que tu t’organises, dès aujourd’hui, pour gagner la campagne chez toi :  faire connaître l’idée à tes voisins, monter une équipe ; financer la campagne (environ 4 000 euros) en respectant les règles du financement politique ; trouver un mandataire financier ; monter une équipe de colleurs d’affiche ; aller à la rencontre de tes concitoyens. S’il y a déjà des gens dans ta circo, rejoins-les. Vous n’avez pas d’enjeu les uns vis à vis des autres, à part vivre une expérience nouvelle pour vous, vous n’avez sûrement rien en commun, à part le fait de vouloir devenir acteur. Et c’est ce qui rend l’expérience unique et si riche.

Il y a une expérience qui a été menée à Strasbourg qui peut t’aider à te préparer. Tu as 6 mois en gros pour tout prévoir. Et on est quelques uns à pouvoir t’aider, un peu partout en France, car on va le faire en même temps que toi. En règles électorales, en graphisme, en techniques de facilitation de réunion, en prise de parole en public, en partage de bonnes pratiques et surtout des trucs qui n’ont pas marché (qui te feront gagner du temps). On a un peu d’expérience maintenant, on la partage volontiers. Il y a tout un travail de documentation qu’on a fait en juin. On travaille via un forum et un wiki, construits par quelques volontaires, qu’ils ont démarré cet été qu’on va améliorer et nourrir avec toi pour partager tout ça. On ne se débrouille pas trop mal avec les réseaux sociaux pour faire passer le message, sans avoir recours aux RP vis à vis des journalistes à qui on n’accorde pas d’ITW, mais qui sont libres de venir comme n’importe qui voir ce qu’il se passe lors de toutes les réunions de co-création qui sont publiques et ouvertes à toutes et tous. Et qui le font et qui acceptent la non personnification du mouvement. Chacun parle en son nom, qui ne représente que lui et son expérience au sein de l’aventure et jamais au nom des autres. 

A ta dispo, il y a les fichiers du matériel électoral où tu as juste à changer les dates et le nom. On s’aidera les uns les autres à faire les top départ de chaque action de campagne : financement, ouverture de compte, imprimeur. Pour le tirage au sort, un couple de candidat-e-s tirés au sort sera attribué de manière aléatoire sur ta circo. Le tirage au sort se fera parmi tous les candidat-e-s volontaires qui auront accepté (comme nous y sommes tous invités) de suivre une petite formation sur l’Assemblée, le rôle du député et de la loi pour être à l’aise le jour où ils y trouveront leur bureau et leur siège, savoir où ils mettent les pieds.

Les rôles entre les équipes et les candidats ont sciemment été divisés pour éviter les querelles d’égo et de prise de pouvoir. Peu importe qui il y aura dans ta ou ma circo, cette personne se sera engagée à respecter l’ADN de l’expérience devant des officiers assermentés, qui valideront l’intégrité et la sincérité du tirage au sort. Libre à lui ou à elle de ne pas tenir son engagement une fois élu.e, c’est une responsabilité personnelle à assumer devant celles et ceux qui l’ont portée là. Ce ne sera ni la première ni la dernière trahison, mais en tous les cas, l’expérience proposée se fonde sur la confiance à priori. En chacun de nous.

Et comme #MaVoix n’est pas un parti politique, il n’y a ni enjeu de pouvoir, ni plan de carrière à construire. De toute façon, les investitures sont données par le sort. Pas de fichier d’adhérents à contrôler. Pas d’enjeux sur le fric, non plus, puisque nous ne demanderons pas de financement public. Pendant ce temps, il existe une large communauté en France et dans le monde qui invente les moyens de délibérer et de décider. On aura une belle plateforme logicielle libre co-créée aussi par des volontaires géniaux, certes imparfaite, mais qui sera amélioré au fil des mois. 

Voilà pour cette année. On essaie, on voit, on expérimente, on apprend. On verra bien le résultat.

Gagnons du temps. Allons à l’essentiel.

Un grand nombre de sujets seraient déjà résolus si on sortait des postures. La question de l’évasion fiscale en est un exemple parfait.

Si les citoyens de France comme du monde, avaient décidé de l’avenir des paradis fiscaux, il y a bien longtemps que les alertes de Denis Robert, ou d’Antoine Peillon auraient été traitées. #MAVOIX porte la vision de la démocratie comme outil du vivre ensemble et de faire cité.

La démocratie est un outil de paix, pas de fragmentation, d’affrontement ou d’incapacitation. C'est vital. Aujourd'hui surtout.

Même si c’est symbolique, demain, il y aura tout pleins d’autres gens, jeunes et moins jeunes, qui feront mieux, plus intelligemment, mieux pensé, plus clair, mieux organisé, plus malin, plus construit. On fait un brouillon, lui même né d’autres brouillons venant d’un peu partout en France et dans le monde. Ils verront bien comment se l’approprier et le transformer pour que la démocratie soit un outil au service de la paix.



Et, si tout va bien, dans 280 jours, ce sera le début des emmerdes et d’une aventure inédite au MONDE ;-))

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