Parlementaires français, qui représentez-vous?

Devoir de vigilance des multinationales / secret des affaires de la loi Macron :

Parlementaires français, qui représentez-vous ?
Manifestement plus les êtres humains, mais les intérêts des personnes morales qui définitivement vous tiennent par la barbichette. Ne vous cassez pas, on a bien compris que ce sont ces entités là qui ont pris le pouvoir. Sur vous. Donc sur nous. Sur un plan législatif, vous leur déroulez le tapis rouge au nom de la compétitivité. Nous, de notre côté, nous nourrissons leur chiffre d'affaire en tant que clients. Vous et nous sommes complices du modèle de civilisation qu'ils dessinent. C'est pas glamour, hein. Derrière les belles pages de pub sur papier glacé, c'est effrayant ce qu'on réussit à faire à des êtres humains et à la planète au nom de la compétitivité. Comme dans les scénarios de SF, les transnationales font la loi sur la Terre mise à feu et à sang pour nourrir leur insatiable appétit de pouvoir.

On subodore que vous n'êtes plus avec nous, mais avec eux, ces maximonstres de business, rien qu'à voir votre dégaine sur les bancs de l'Assemblée. Regardez-vous, on dirait une armée de clones. Ou d'esclaves, certes en habit d'apparat, mais esclaves quand même. Vos cravates autour du cou, comme des menottes à ces intérêts privés. Vous êtes vieux, hommes, blancs, issus des mêmes castes. Sans que ce soit vraiment votre faute, votre façon de faire est anachronique. On s'en ficherait si elle n'était pas éminemment toxique pour notre présent et notre avenir.

En fait, si, à bien vous observer, vous êtes les dignes représentants de notre société. Coté face. Vous êtes le miroir hideux de nos renoncements, nos arrangements de conscience, nos divisions, notre incapacité à nous projeter, à mettre en cohérence nos convictions et nos actes, nos conflits d’intérêt, notre manque de courage.
Pour des vulgaires questions de marketing électoral, vous nous dressez les uns contre les autres à longueur de carrières politiques qui semblent durer une éternité. Le "Fini, parti", c'est à vous qu'il faudrait l'appliquer. Vous freinez l'innovation, vous maintenez le sentiment d'injustice, vous avez vous-même pourri votre image avec des dizaines d'années d'affaires de corruption, nous interdisant de vous accorder notre confiance. Tout ça en passant votre temps à nous donner des leçons et nous bouffer 3/4 de part de voix médiatique.

Côté pile de notre société : des femmes et des hommes qui inventent, qui créent, qui entreprennent, qui se parlent, qui sont conscients des Everest qui nous attendent, qui écrivent, qui enseignent, qui soignent, qui cherchent, qui se passionnent pour la chose publique, qui "disruptent", qui vivent ensemble avec leurs différences, dans les mêmes villages, immeubles, quartiers, entreprises, associations, médias.

Coté pile et coté face de la même société. De ses maux et de ses espoirs. Le problème avec vous, c'est que vous n'incarnez plus que nos maux, ou plutôt notre incapacité à faire face à ces maux. Et jamais vous n'incarnez nos espoirs.
Nous, Vous, notre miroir. On va inventer. Avec vous si vous avez envie, on ne rejette personne à priori, ni aucune bonne volonté. Sans vous si vous ne voulez pas. Soyez en sûrs en tous les cas, messieurs les parlementaires français (comme on dit chez les jeunes) : "@ +".

"Les grandes entreprises françaises ne seront pas soumises à un « devoir de vigilance » vis-à-vis de leurs sous-traitants. Cette proposition de loi issue d’une poignée de députés socialistes et écologistes sera, au mieux, vidée de son contenu, au pire jetée à la poubelle. Le projet de loi Macron obligeait de son côté les entreprises à être gérées « dans le respect de l’intérêt général économique, social et environnemental ». Cette définition a disparu de la loi pendant que journalistes et lanceurs d’alertes sont criminalisés au nom du « secret des affaires ». Pourtant, l’opinion publique est largement favorable à une meilleure régulation des multinationales."

Gouvernement et députés sacralisent l’irresponsabilité des multinationales

Les grandes entreprises françaises ne seront pas soumises à un « devoir de vigilance » vis-à-vis de leurs sous-traitants. Cette proposition de loi (...)

bastamag.net

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