R. Le Coadic
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Billet de blog 20 oct. 2021

Obstination irrationnelle

À la fin de cet été, une note de synthèse au ministre de l’Éducation nationale portant sur l’enseignement du breton dans les écoles associatives Diwan a fuité et son contenu a provoqué de vives réactions en Bretagne. Par-delà son vernis pédagogique, en effet, le dessein de cette note est foncièrement politique : il s'agit de mettre au pas la filière qui enseigne le plus efficacement le breton.

R. Le Coadic
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Les inspecteurs généraux Yves Bernabé et Sonia Dubourg-Lavroff ont rédigé à l’attention du ministre de l’Éducation une note de treize pages intitulée L’enseignement en immersion d’une langue vivante régionale: le réseau Diwan.

Ce qui surprend dès l’abord le lecteur de cette note, c’est son caractère paradoxal. En effet, après avoir établi, en première partie, le constat que la méthode pédagogique pratiquée à Diwan est environ trois fois plus efficace pour apprendre le breton que celle qui est employée dans les établissements publics et privés catholiques, elle préconise, en seconde partie, de la faire disparaître et propose, pour ce faire, un arsenal de mesures contraignantes.

À Diwan, tous les apprentissages — sauf celui des langues vivantes — sont réalisés en breton, langue qui est, en outre, pratiquée dans la vie de l’établissement. Selon les chiffres fournis par la note au ministre, cette méthode, dite « immersive » permet à 65,4 % des élèves de devenir des utilisateurs avancés du breton. C’est 2,4 fois plus que les élèves des filières bilingues de l’enseignement public (26,8 % seulement d’entre eux deviennent des utilisateurs avancés) et même 3,5 fois plus que ceux de l’enseignement privé catholique (dont à peine 18,8 % deviennent des utilisateurs avancés). Ces deux dernières filières ont en commun de mettre en œuvre un enseignement à parité horaire : au maximum 50 % des cours se font en breton, et c’est le français qui est la langue pratiquée dans la vie de l’établissement.

Or, non seulement la note révèle que les élèves des écoles Diwan ont un bien meilleur niveau de breton que ceux des établissements qui pratiquent la parité horaire, mais en plus elle montre qu’ils réussissent également fort bien dans les autres domaines : niveaux de français et de mathématiques élevés, résultats au brevet supérieurs à la moyenne française et résultats au baccalauréat supérieurs à ce qui est attendu… Malheureusement, la note ne compare pas, sur ces points, les résultats de Diwan à ceux des établissements publics et privés qui pratiquent la parité horaire. On se demande pourquoi. Seraient-ils également meilleurs en français et en mathématiques ? S’ils étaient moins bons, en tout cas, cela n’aurait-il pas été souligné dans la note au ministre ?

Quoi qu’il en soit, après avoir fait état de la supériorité des résultats de la méthode immersive sur ceux de la parité horaire pour apprendre le breton (et montré qu’elle donnait de très bons résultats dans les autres matières), il paraîtrait logique que les auteurs de la note proposent au ministre d’étendre aux établissements publics qui le souhaitent la possibilité d’expérimenter cette méthode (comme c’est déjà le cas dans plusieurs écoles maternelles publiques de Corse, du Pays basque, et des Pyrénées Orientales). Or, il n’en est rien. Le paradoxe, avons-nous dit, est qu’ils proposent de l’éradiquer.

Ce paradoxe, cependant, peut être levé de deux manières. Soit, la note sert rationnellement un objectif inavoué : réduire l’efficacité de l’apprentissage du breton. On espère que ce n’est pas le cas. Soit, elle ne repose pas sur une logique purement rationnelle. De fait, les auteurs semblent croire que la formule abstraite « 50-50 » (c’est-à-dire au moins 50 % de cours en français, au plus 50 % de cours en breton) va miraculeusement conduire les élèves au bilinguisme. Ceci évoque quelque peu la pensée magique, à savoir la croyance selon laquelle certaines pensées permettraient l’accomplissement des désirs (à supposer toutefois que les rédacteurs et le destinataire de la note désirent que les élèves concernés deviennent bilingues français-breton). Il est frappant, en tout cas, que les auteurs ne tiennent aucun compte dans leur propos des éléments objectifs dont ils disposent :

  • ni leurs propres chiffres, qui révèlent pourtant que la plupart des élèves qui ont suivi un enseignement à parité horaire (dans les établissements publics et privés catholiques) sont très loin de devenir bilingues ;
  • ni le contexte sociolinguistique, qui se caractérise par l’effondrement de la transmission familiale du breton et l’omniprésence du français dans la société. Les élèves des trois filières bilingues (Diwan, public et privé catholique) sont donc totalement immergés dans la langue française qui est, presque toujours, leur langue première (ce qui explique que Diwan considère qu’ils ont besoin d’un apport quantitatif important de breton pour parvenir au bilinguisme).

Paradoxe et pensée magique, cependant, ne vont pas isolés : ils s’alimentent de distorsions et de confusions, éparses au fil de la note.

Quelques distorsions historiques et juridiques mineures, en premier lieu : selon la note, la Constitution de 1958 énoncerait que la langue de la République est le français ; en réalité, ce n’est qu’en 1992 que l’article 2 de la Constitution a été modifié en ce sens. Ledit article 2 exigerait, en outre, que « le français soit la langue dominante de l’enseignement » ; or, il dispose simplement que « la langue de la République est le français », ce qui n’est pas tout à fait la même chose.

Une distorsion sémantique majeure, en second lieu : tout au long de la note, les auteurs font comme si le mot « bilinguisme » était synonyme de « parité horaire dans l’enseignement », ce qui est complètement inexact. La définition du bilinguisme est, en effet, la suivante : « Fait de pratiquer couramment deux langues ; état ou situation qui en résulte. » (Trésor de la Langue Française informatisé, en ligne).

Une étrange confusion pédagogique s’ensuit dès lors : les auteurs font comme si le bilinguisme n’était qu’un moyen — la parité horaire des cours — et non une finalité : le fait de pratiquer couramment deux langues. C’est tout aussi absurde que d’affirmer que ce qui compte à l’école primaire, c’est le fait d’enseigner la lecture, l’écriture et le calcul, mais pas la finalité de cet apprentissage : le fait que les enfants sachent lire, écrire et compter !

Enfin, une véritable confusion des genres caractérise cette note au ministre : ses auteurs mêlent, en effet, constamment et intimement pédagogie, normes administratives et doctrine politique, au point qu’il n’est plus possible de les distinguer dans leur propos — et qu’on peut se demander s’ils les distinguent eux-mêmes. Cela explique la formidable inversion à laquelle ils se livrent et par laquelle ils en viennent à reprocher aux écoles Diwan les dérives qui singularisent leur propre note.

D’abord, alors que la note au ministre est intrinsèquement paradoxale, ses rédacteurs reprochent à Diwan de se trouver en « situation paradoxale ». En effet, écrivent-ils, le réseau Diwan « remplit des missions de service d’éducation, mais il est juridiquement en position contraire à la loi ». Or, si l’on peut effectivement parler de paradoxe ici, ce n’est pas au sens où les auteurs l’entendent, mais plutôt au sens étymologique du terme  (para, « contre », et doxa, « l’opinion commune »). Ce qui est paradoxal, en effet, c’est l’efficacité avec laquelle Diwan remplit des missions de service d’éducation, parce que cela vient contredire les préjugés. En revanche, la contradiction avec la loi que les rédacteurs de la note dénoncent n’est pas le fruit d’un paradoxe mais d’un procédé politique, sur lequel nous allons revenir.

Ensuite — alors que le propos de la note au ministre semble donc parfois relever de la pensée magique —, ses rédacteurs ironisent sur le fait qu’à Diwan on enseigne en breton « en comptant sur la magie du contact des deux langues française et bretonne pour construire [le] bilinguisme ». Ce retournement est d’autant plus cocasse qu’ils ont eux-mêmes noté, d’une part, qu’à Diwan, où les deux tiers des élèves parviennent au bilinguisme, « les règles de fonctionnement du langage sont enseignées avec une certaine efficacité à partir du CP, en prenant appui sur le breton » tandis que, d’autre part, la formule qu’ils prônent (au moins 50 % de cours en français, au plus 50 % de cours en breton) ne conduit qu’une minorité d’élèves des filières publique et privée catholique au bilinguisme. À les lire, la magie de la filière immersive semble donc plus performante que la magie de la filière paritaire !

Enfin, les auteurs de la note ayant, nous l’avons vu, pris le mot « bilinguisme » dans une acception erronée (selon laquelle un établissement scolaire ne pourrait être qualifié de bilingue que s’il pratique les deux langues à parité), en viennent à reprocher à Diwan de ne pas se conformer à cette approche inexacte et de mettre en œuvre une pédagogie qui — elle — conduit effectivement les élèves à pratiquer couramment deux langues, c’est-à-dire à devenir bilingues !

Comment interpréter ces renversements abracadabrants ? S’agit-il d’illusionnisme ou d’illusio ? En d’autres termes, s’agit-il d’un procédé volontaire ou d’un acte plus ou moins inconscient ? L’illusionnisme, art des prestidigitateurs, consiste à créer délibérément et artificiellement de l’illusion pour tromper le public auquel on s’adresse. En revanche, l’illusio est l’adhésion d’un agent social aux normes et aux valeurs qui régissent son champ d’appartenance. On ne peut évidemment pas trancher dans un sens ou dans l’autre car il faudrait sonder l’esprit des auteurs. Toutefois, les permutations de sens auxquelles ils procèdent dans leur note au ministre sont si peu crédibles qu’elles rendent plausible l’hypothèse de l’illusio. Alors, en effet, que ces deux membres d’un grand corps de l’État, sous l’autorité directe du ministre, prennent pour évident que le bilinguisme est l’enseignement à parité horaire, leur conception paraît illusoire à tout lecteur qui n’appartient pas à leur monde — qu’il soit pédagogue, parent d’élève, ou citoyen lambda ayant consulté un simple dictionnaire — car il sait bien que le bilinguisme est, en réalité, la pratique courante de deux langues. On retrouve là ce que disait Pierre Bourdieu : « L’illusio, c’est ce qui est perçu comme évidence et qui apparaît comme illusion à celui qui ne participe pas de cette évidence parce qu’il ne participe pas au jeu. »

Ceci nous conduit au fond du problème : au-delà des fioritures pédagogiques dont elle se pare, cette note au ministre de l’éducation est, en réalité, foncièrement politique.

En premier lieu, en effet, elle répond à une commande politique. Elle fait suite à une demande du ministre de l’éducation comportant deux volets : d’une part, il requérait une « analyse des résultats et des pratiques pédagogiques » de Diwan et, d’autre part, « des éléments qui visent à dessiner une position générale du ministère dans la gestion de ses relations avec les réseaux pratiquant un enseignement immersif ». En termes moins circonspects, on peut penser que Jean-Michel Blanquer — opposé à l’enseignement immersif — voulait, d’une part, disposer d’informations qu’il aurait pu, si elles s’étaient avérées défavorables à Diwan, exploiter contre cette filière (ce qui n’a pas été le cas, malheureusement pour lui) et, d’autre part, obtenir des pistes pour mettre l’enseignement immersif au pas (ce qui lui a été fourni par les inspecteurs généraux). On comprend mieux, dès lors, le caractère paradoxal de la note : elle n’était destinée qu’à fournir des armes au ministre (et n’aurait jamais dû fuiter).

En second lieu, cette note comporte des oublis (ou sous-estimations) politiques. Ses rédacteurs, en effet, négligent le combat déterminé que l’État français a mené pour faire disparaître les langues régionales, évoquant simplement, au détour d’une phrase, le fait que « l’éducation nationale ne rejette plus la langue bretonne ». Ils sous-estiment, en outre, la gravité de la situation dans laquelle a basculé cette langue, désormais classée « sérieusement en danger » par l’Unesco : pour eux, la menace qui pèse sur le breton relèverait d’un simple « sentiment », qu’ils associent aux « mouvements régionalistes ». Enfin, ils passent sous silence le fait que le premier alinéa de l’article 2 de la Constitution — qu’ils invoquent comme un mantra (« La langue de la République est le français ») — est utilisé contre la volonté du législateur. Cet alinéa, en effet, a été ajouté à la Constitution en 1992, dans le contexte du référendum sur le traité de Maastricht, afin de lutter contre l’influence de l’anglais et, lors des débats à l’assemblée, le garde des Sceaux de l’époque a garanti « qu’aucune atteinte ne sera[it] portée à la politique de respect de la diversité de nos cultures régionales » du fait de son adoption. Pourtant, ledit alinéa n’a jamais été utilisé contre l’anglais mais toujours contre les langues régionales.

En troisième lieu, la logique de la note est politique. Certes, ses auteurs émettent à l’encontre de Diwan une critique d’apparence pédagogique lorsqu’ils soulignent que « le bilinguisme [y] est posé comme une finalité, mais n’est pas installé en tant que tel dans les enseignements ». Installer le bilinguisme « en tant que tel » dans les enseignements pourrait, en effet, être fructueux : on imagine des cours où les langues seraient confrontées l’une à l’autre à travers des leçons de grammaire comparée, par exemple. Si de tels enseignements étaient dispensés dans les établissements publics ou privés catholiques, il serait pertinent que Diwan s’en inspire… Mais il n’en est rien ! La seule différence entre l’enseignement immersif (de Diwan) et l’enseignement à parité horaire (du public et du privé catholique) réside en réalité dans la quantité horaire de breton fournie par ces deux méthodes. Et le résultat qui s’ensuit est que les élèves de l’enseignement immersif deviennent le plus souvent bilingues tandis que ceux de l’enseignement à parité horaire y parviennent beaucoup moins. Le reproche apparemment pédagogique selon lequel il faudrait installer le bilinguisme « en tant que tel » n’est donc en réalité qu’une feinte qui permet de voiler la nature politique du propos. Ce qui est reproché à Diwan, en vérité, c’est simplement d’outrepasser la réglementation qui « prévoit que le nombre d’heures d’enseignement en langue régionale ne dépasse pas celui des enseignements en français » : Diwan doit se soumettre à la règle, un point c’est tout ! Une règle qui découle de la Loi (le premier alinéa de l’article 2 de la Constitution), laquelle, interprétée d’une façon non conforme à l’avis du législateur, a été transformée en arme de guerre contre les langues régionales. Or, quand les lois sont mauvaises, ne faut-il pas en changer ? Les auteurs de la note évoquent certes le fait qu’il convient pour l’État « de rappeler la loi ou de la faire évoluer » mais délaissent immédiatement la seconde branche de l’alternative (« faire évoluer » la loi) pour se concentrer exclusivement sur sa première branche (« rappeler la loi ») et détaillent, à cet égard, un arsenal de mesures destinées à faire rentrer Diwan dans le rang.

On remarquera que la note au ministre, si elle n’a fuité que cet été, a été rédigée en 2019, au moment même où le député du Morbihan Paul Molac faisait part de son intention de déposer une proposition de loi relative à la protection patrimoniale des langues régionales et à leur promotion, qui défendait l’enseignement immersif. La note de Bernabé et Dubourg-Lavroff n’aurait-elle pas eu pour unique objectif de fourbir les armes du ministre dans la perspective de son combat contre cette proposition de loi ? Toujours est-il que celle-ci ayant été définitivement adoptée (sans modification) à une très large majorité par l’Assemblée nationale le 8 avril 2021, Jean-Michel Blanquer a encouragé en sous-main une soixantaine de parlementaires de la majorité présidentielle à déposer un recours devant le Conseil Constitutionnel, lequel a abouti, notamment, à une mise en cause de l’immersion au nom du fameux premier alinéa de l’article 2 de la Constitution, qui dispose que « la langue de la République est le français ».

La guerre aux idiomes qui a été engagée en France à partir de la Terreur (1793 et 1794), puis mise en œuvre par la Troisième République (de 1870 à 1940), a été expliquée par le fait que le français n’était alors pratiquement pas parlé et que les révolutionnaires, puis les républicains, voulaient « anéantir les patois » dans le cadre d’un « programme conscient de construction nationale et d’instruction patriotique ». Aujourd’hui, en revanche, alors que les langues régionales sont moribondes, l’obstination linguistique d’une poignée de serviteurs de l’État français paraît irrationnelle. Ne relèverait-elle pas d’une dérive identitaire ? Le nationalisme, écrivait en effet l’historien Raoul Girardet, « supporte mal la diversité, la pluralité des options, des fidélités ou des appartenances ». La note de Bernabé et Dubourg-Lavroff n’a été qu’un instrument parmi d’autres au service de cette obstination irrationnelle.

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