Lettre de doléance

Lettre à Monsieur Le Président de la République comme il nous invite à le faire.

Monsieur Le Président de la République vous venez de déclarer au peuple français :

« Ce qui s’est passé le 1er mai est grave, sérieux. Et ça a été pour moi une déception, une trahison. Personne, personne auprès de moi ou dans mon cabinet n’a jamais été protégé ou soustrait aux règles, aux lois de la république, au droit de tous les citoyens. S’ils (les citoyens?) cherchent un responsable, le seul responsable, c’est moi et moi seul. C’est moi qui ai fait confiance à Alexandre Benalla. C’est moi qui ai confirmé la sanction. Ça n’est pas la république des fusibles, la république de la haine. On ne peut pas être chef par beau temps.

S’ils veulent un responsable, il est devant vous. Qu’ils viennent le chercher. Je réponds au peuple français. »

Comme je l'ai écrit dès que j'ai lu d'Ariane Chemin dans Le Monde j'ai trouvé les sanctions pénales qui me semblaient être celles qu'encourt M. Benalla. Je viens donc chercher une réponse M. Le Président, vous connaissiez comme moi ces sanctions très lourdes pourquoi vous êtes vous contenté de sanctions plus que bienveillantes ? Pourquoi avez-vous attendu si longtemps avant de répondre? 

Article 433-12 du code pénal

Est puni de trois ans d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende le fait, par toute personne agissant sans titre, de s'immiscer dans l'exercice d'une fonction publique en accomplissant l'un des actes réservés au titulaire de cette fonction.

J'ai lu aussi :

La violence physique est sanctionnée par le Code pénal (articles 222-7 et suivants du Code pénal). Le niveau des sanctions dépend de la gravité des blessures infligées à la victime.

J'ai le sentiment, Monsieur Le Président, que grâce à la Presse et au Parlement vous ne pouvez pas succomber au mensonge par omission. Ce premier accroc nous aura au moins montré que la démocratie n'est pas tout à fait un vain mot en France.

 

 





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