La Chine, un géant au pied d'acier ?

La résilience, cette capacité à plier sans jamais rompre. C’est l’essence même de l’agilité. Au-delà de l’adaptation, c’est l’acceptation, le lâcher prise. Le contraire de la résistance. C’est cette extraordinaire capacité de résilience que j’ai retrouvé dans le peuple de Chine.

Bord de plage, fête de la lune. Zhanjiang, Guangdong, Chine © Raoul TCHUDJO Bord de plage, fête de la lune. Zhanjiang, Guangdong, Chine © Raoul TCHUDJO

Chine, Zhanjiang petite ville de 7 millions d'habitants dans le Guangdong © Raoul TCHUDJO Chine, Zhanjiang petite ville de 7 millions d'habitants dans le Guangdong © Raoul TCHUDJO
La résilience, cette capacité à plier sans jamais rompre. C’est l’essence même de l’agilité. Au-delà de l’adaptation, c’est l’acceptation, le lâcher prise. Le contraire de la résistance.

Car résister suppose de s’opposer. Or contre les vents impétueux et violents, s’opposer produit inéluctablement la rupture.

C’est cette extraordinaire capacité de résilience que j’ai retrouvé dans le peuple de Chine. Un peuple plus libre qu’on ne le croit. Libre du jugement de l’autre, libre dans sa quête spirituelle, libre dans sa recherche du bonheur.

Dans le pays du soleil levant, j’ai vu un peuple avançant avec confiance et assurance vers son avenir.

J’ai vu un peuple qui a su tirer parti du meilleur de ses traditions et en a fait un élément de cohésion sociale.

J’ai vu un peuple qui conjugue le présent à tous les temps, et ne s’encombre pas de vaine et stérile philosophie.

En effet qu’il y a-t-il de plus vrai que le moment présent ?

J’ai vu un peuple vivre des festivités nationales, dans la joie, la paix et la bonne humeur.

J’ai vu des familles de quatre générations vivre et partager des moments joie et de peines ensemble.

J’ai vu de jeunes enfants candides, amusés et curieux de voir un étranger à la peau noire. Mais jamais je n’ai vu dans leurs regards de la peur ou du rejet ou du jugement, bien au contraire.

J’ai vu de jeunes gens en Ferrari et Lamborghini, côtoyés des paysans et des troupeaux de chèvres.

J’ai vu des gratte-ciels luxuriants en face d’habitats précaires.

J’ai vu l’ordre, la rigueur et la discipline d’une société définitivement au travail.

Oui, j’ai vu une nation en mouvement perpétuel porté une dynamique positive.

J’ai vu un géant au pied d’acier qui ne doute désormais plus, et entend bien jouer un rôle dans la destinée de ce monde.

Est-ce pour le pire ou le meilleur ?

A chacun d'en juger...

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