Le vote blanc : qui pourrait contester cette nécessité démocratique ?

Comment se fait-il que nous n’ayons appris l’existence d’un parti du vote « Blanc » que par un réseau privé ?

Des Français de plus en plus nombreux expriment haut et fort leur désarroi et leur écoeurement face à la tournure lamentable prise par la prochaine élection présidentielle. Beaucoup sont tentés par l’abstention car ils savent que le vote « blanc » n’est pas légalement compté et qu’il est assimilé à un vote nul. Or il est de plus en plus évident que les primaires et le premier tour sont un leurre. En théorie chacun peut voter pour un candidat proche de ses opinions. Mais en pratique le but du jeu est de favoriser celui qu’on espère voir retenu pour le second tour.

Et puis surtout, les électeurs ont le sentiment que leur vote ne sert plus à rien. Le Président élu s’octroie le droit de gouverner à sa guise, quels que soient le vœux exprimés par les électeurs. Les pressions diverses exercées sur les parlementaires et les ministres sont patentes, sans parler de l’arme fatale du 49-3.

 

Ce parti a pour but essentiel d’exiger la reconnaissance du vote blanc comme suffrage exprimé. Qui pourrait contester cette nécessité démocratique ? Cependant, lassé de ne pas se faire entendre, il a décidé de présenter un candidat à la présidentielle. C’était la seule manière de faire en sorte que le vote « blanc » soit réellement pris en compte.

Un sondage IFOP (septembre 2014 pour Synopia) a révélé que 85% des Français étaient favorables à la comptabilisation du vote blanc. S’il l’était pour 2017, 26% des électeurs feraient ce choix. On peut supposer un score identique ou même supérieur pour un candidat blanc.

 L’option d’un candidat « blanc » à la prochaine présidentielle a de fortes chances d’en être un élément clef. 

Comité trégorrois pour un candidat blanc à la présidentielle

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