Une rencontre avec la très médiatique blogueuse Cubaine Yoaní Sánchez depuis son appartemment à La Havane. Qui est-elle ? Comment vit-elle ? Cette professeure d'espagnol qui vient encore de recevoir un prix pour la liberté de la presse suscite les passions de ceux qui l'accusent de vivre de la propagande anti-Cuba. Elle a cependant un talent inégalé: celui de narrer le quotidien des Cubains, dans un langage très "bon client", mais qui donne un aperçu fidèle de la réalité de l'île.
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Se connecter à Internet à Cuba relève de l'exploit. Ou du sacrifice financier. Une connexion publique, uniquement possible dans les hôtels, coûte entre 4 et 7 euros de l'heure. Et il faut s'armer de patience car le haut débit n'existe pas. Cuba est un pays où le doux bruit du modem 56K résonne encore. Longtemps, les autorités cubaines ont justifié le piètre état du réseau par l'embargo américain. Ne pouvant se connecter aux câbles sous-marins qui passent pourtant à quelques kilomètres des côtes cubaines, l'île accède à Internet en passant par le satellite. Ce qui limite considérablement la bande passante: elle est rare et chère.
Mais, dès son arrivée au pouvoir, Barack Obama a autorisé les entreprises américaines de télécommunications à négocier avec le gouvernement castriste. L'argument de l'asphyxie impérialiste ne tient donc plus. Les autorités cubaines ont finalement accepté de se relier à la Toile par un câble tiré depuis le Venezuela. Il entrera en fonction au mois de juillet.