ratafia (avatar)

ratafia

LE PRESIDENT DU TGI ROGER MONDONNEIX AURAIT IL VIOLE LA LOI ?

Abonné·e de Mediapart

68 Billets

0 Édition

Billet de blog 20 octobre 2010

ratafia (avatar)

ratafia

LE PRESIDENT DU TGI ROGER MONDONNEIX AURAIT IL VIOLE LA LOI ?

Abonné·e de Mediapart

A SAUMUR MAINE ET LOIRE (49) LES MANIFESTANTS S'INVITENT SUR LE PONT DU CADRE NOIR !

ratafia (avatar)

ratafia

LE PRESIDENT DU TGI ROGER MONDONNEIX AURAIT IL VIOLE LA LOI ?

Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

A SAUMUR MAINE ET LOIRE VILLE DU CHEVAL .VILLE UMPISTE !!!

Les manifestants s'invitent à l'inauguration du doublement du Pont du Cadre Noir

L'intersyndicale du saumurois CGT - CFDT - FO et SUD Solidaires, le collectif saumurois contre la réforme des retraites ou encore les Verts n'ont pas manqué l'occasion de montrer son mécontentement à l'occasion de l'inauguration du doublement du Pont du Cadre noir, où nombre d'élus de la majorité gouvernementale et autres représentants de l'état étaient présents.

Regroupée d'abord au Breil, la soixantaine d'opposants, forte de la promesse faite par le Préfet de Maine-et-Loire de les rencontrer après l'inauguration et avant les petits-fours, s'est rendue en cortège pacifique sur le pont. C'est sous les encouragements des quelques rares badauds saumurois "parqués" de l'autre côté du pont, qu'ils se sont dirigés vers les élus et autres VIP présents, aux cris de "on est sur le pont, sur notre pont". La demi-douzaine de policiers en tenue de combat n'a pas réussi à les arrêter dans leur progression...seul l'étalon du Cadre Noir, quelque peu effarouché par les cris et cornes de brume a commencé à se cabrer. Les manifestants entendant les consignes, ont continué dans le silence. C'est alors que Michel Apchin, Maire de Saumur, le visage crispé, a décidé d'aller à leur rencontre...les manifestants ont continué, semblant ne pas le voir. Ils sont arrivés alors au lieu dit...certains ont opté pour le sit-in pendant que Jean-Marc Bozzani, responsable de l'Union départementale CGT énergie, a entamé, mégaphone en main, un discours relatant toutes les revendications, revendications qui dépassaient de loin la seule lutte contre la réforme des retraites : répartition des plus-values des entreprises et des richesses, plein emploi, salaires, affaire Woerth/Bettencourt, injustices sociales, mais aussi nouvelle organisation du marché de l'électricité (loi Nome*)...tout y est passé !
"Vous pourriez au moins nous respecter et nous écouter !"
En face, des élus à l'écoute, d'autres beaucoup moins, continuant leurs petits potins, voire tournant le dos...et laissant échapper "le disque est rayé !". Alors que certains opposants s'échauffaient "ils en ont rien à faire de ce qu'on dit, ils se foutent de nous !", l'orateur fit alors un intermède cinglant dans son discours : "Nous sommes la voix de la rue,vous pourriez au moins nous respecter et nous écouter !". Même si certains gardent le dos tourné, le silence s'est fait. Et Le leader syndical de conclure 10 minutes plus tard : "Merci de nous avoir écouté, mais bientôt, on ne sera plus gentil. On peut retourner fier et heureux de cette journée, mais ce n'est pas fini. Rendez-vous à mardi prochain !" Une fin de discours applaudie par quelques élus, dont en particulier Gildas Guguen, conseiller régional de Cholet, représentant, pour l'occasion, du Président socialiste Auxiette. Le cortège est alors reparti, direction le barnum installé au bas du pont, certains laissant quand même fuser : "Merci pour le mépris, à bientôt !"
"Vous devez porter le message au niveau national"
Chose promise, chose tenue : avant les discours officiels, les manifestants ont été reçus à l'extérieur du barnum par le représentant de la majorité gouvernementale, en la personne de Christophe Béchu, président UMP du Conseil Général de Maine et Loire et Richard Samuel, Préfet du département, rejoints par nombre d'élus à l'écoute, toutes tendances confondues. Alors que le nouveau sous-préfet de Saumur, Abdel-Kader Guerza s'affairait à la prise de notes, Jean-Marc Bozzani lançait : "Ce qui est reproché au gouvernement, c'est qu'il est sourd au message de la rue" et de revenir de façon très didactique sur les revendications, dont en particulier le problème de la répartition des richesses : "Il y a de l'argent dans les entreprises. Le problème c'est qu'il n'est pas au service de l'emploi ou du travail, mais au service de l'argent !". Patrice Fuchs, membre du bureau départemental de la CGT prend alors le relais : "Notre message est clair : Ouvrez les négociations avec les organisations syndicales, entendez le message et faites gaffe, le mouvement en France peut enflammer d'autres pays européens. Nous sommes déterminés. Ce n'est pas par plaisir que nous faisons grève, nous aussi on a des familles à nourrir. Mais, même si je dois bouffer des patates ou de la luzerne, j'irais jusqu'au bout."

Si vous refusez la réforme, vous accentuerez ce que vous contestez"
C'est Christophe Béchu, et non le préfet qui a répondu : "Je suis en désaccord avec vous, mais je suis content du climat ambiant ici, car on gagne toujours à dialoguer (...) Le seul problème, c'est que je n'ai pas envie que mon pays soit dans la même situation que la Grèce. Cela fait 36 ans qu'on a pas voté en France un budget en équilibre. Votre action est contre-productive par rapport aux objectifs de solidarité que vous prônez. Si vous refusez la réforme, vous accentuerez ce que vous contestez". Mais de le reconnaître : "Il y a un manque évident de clarté dans la manière dont le gouvernement présente les choses !" Et de se montrer en accord sur un point : "Il y a de l'argent dans les entreprises." Mais, "cet argent, il va falloir le mettre ailleurs. Les besoins se situent prioritairement sur le plan du social et de la solidarité..." Et de conclure en lançant un pique aux partis de gauche et en particulier à Martine Aubry : "Il faut un peu de cohérence. Tous les partis de gauche en Europe, à commencer par l'Allemagne, l'Espagne ou encore l'Italie, ont tous voté le déplacement des mesures d'âge pour le départ en retraite !"

Une fin de rencontre sous le signe des symboles
Alors que le Président Béchu voulait quitté la rencontre pour reprendre le timing des festivités officielles, il a été interpellé par un des manifestants : "Moi, j'ai 55 ans, tout ce que je veux c'est du boulot. Donnez-moi du travail !". Et l'élu de lui répondre avec son laïus habituel : "Je n'ai pas de baguette magique !" C'est alors qu'un des porteurs de drapeau rouge de la CGT a lancé en lui tendant le drapeau : "Moi j'en ai un. Tenez, le voici." Et Christophe Béchu de s'en saisir !
Après plus de 30 minutes d'échanges, les anti-réforme ont peu à peu quitté le site, alors que Michel Apchin entamait son discours officiel en citant le père de la gravitation universelle, Isaac Newton : "les hommes construisent trop de murs et pas assez de ponts"...Il est clair qu'à l'occasion de cette inauguration, le dialogue qui s'est institué est peut-être symbole d'un nouveau pont...!
En tout état de cause, tous les orateurs qui se sont relayés sur la tribune inaugurale ont salué l'ouverture d'esprit et le climat dans lequel se sont déroulés les échanges...même le représentant de du Président PS de la Région, le matin aux côtés des manifestants choletais, a salué le président UMP Béchu et le représentant de l'Etat d'avoir permis aux gens de s'exprimer et d'avoir instituer le dialogue !


Galerie photo : Manif pont du Cadre Noir Saumur

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

L’auteur n’a pas autorisé les commentaires sur ce billet