2013 : a good year for Goodyear ?

Il est de bon ton pour certains de se lâcher sur la situation de Goodyear . A droite (pas de surprise), mais aussi à gauche ( disons le… chez certaines têtes « pensantes » du PS) . La fermeture annoncée du site d’Amiens  serait dûe à « l’intransigeance » de la CGT et puisqu’il faut toujours aux détracteurs de tout poil un bouc émissaire, à celle de son porte parole Mickael Wamen. Poussant le bouchon plus loin , certains  n’hésitent pas  à en faire l’âme damnée ( pourquoi pas la réincarnation !) de Maxime Gremetz qui avec ses amis seraient responsables  de certaines  fermetures  d’entreprises de ces dernières dans la Somme (Abélia, Sièges de France…) ! Le malheur est que  cette argumentation visqueuse est plus ou moins portée  sur le plan politique au plus haut niveau... Or qu’en est il exactement ? Sans être grand clerc, constatons qu’avec la CGT, les salariés ménent depuis près de de 8 ans une lutte pour défendre leur emploi et leur entreprise. La lutte sur le terrain  s’est  conjuguée avec un combat juridique permanent qui a toujours été favorable aux salariés de Goodyear. Peut on aujourd’hui désavouer la CGT d’avoir combattu le travail en 4X8 et donc défendu le droit de vivre décemment ? sûrement pas ! Quant au discours du nouveau n°1 ( national) de la CFDT , il est à relativiser : son organisation est absente à  GoodyearAmiens-nord. Si il s’agit de se montrer comme un syndicat responsable et reconnu comme tel par le Pouvoir et le Patronat. C’est déjà fait avec le récent accord  conclu avec le Medef qui, au nom de l’emploi va surtout conforter la précarité et faciliter les licenciements..

 Aujourd’hui, la direction de Goodyear décide de la fermeture du site d’Amiens-Nord après avoir laissé l’outil de travail se dégrader (les investissements nécessaires à sa modernisation ont été gelés depuis des années .. !) préparant ainsi une délocalisation prochaine de l'activité. Ne tergiversons pas : l’heure est donc au rassemblement et à la solidarité avec les Goodyear dans la Somme en Picardie et ailleurs... C’est ce qu’attendent les 1250 salariés sur la brêche !

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.