La violence comme la soumission s'apprennent au berceau

Le complot ourdi pour imposer un ordre social nouveau comprend le sacrifice délibéré des enfants.

LA VIOLENCE COMME LA SOUMISSION S’APPRENNENT AU BERCEAU.

 

 

Le complot ourdi pour imposer un ordre social nouveau comprend le sacrifice délibéré des enfants.

 

 

 

Qui sont les protagonistes de ce complot et qui sont leurs complices ?

 

A qui profite le crime ? Pourquoi libérer les adultes de leurs enfants ? Pourquoi supprimer le père, détruire la famille, instaurer l’antagonisme femmes-hommes et adultes-enfants, inverser les valeurs, prôner la liberté sans responsabilité ?

 

Presque toujours, dans le domaine dit « éducatif », c’est l’hypocrisie, l’obéissance à l’idéologie qui domine le discours. C’est donc souvent le mensonge, assorti du mensonge par omission, de la distorsion des faits comme, par exemple, le rappel ad nauseam du désir viscéral qu’auraient les enfants d’aller à l’école  pour s’ »épanouir », »« retrouver les copains/copines », apprendre le « vivre ensemble », se « socialiser », s’imprégner des « valeurs  de l’école Républicaine », etc.

 

Une exception.

 

Tout à fait exceptionnellement, et contrairement à l’hypocrisie habituelle, un avis sincère énoncé en toute brutalité et cynisme par une enseignante de petite section d’école maternelle nous fut délivré en réponse à notre question qui était : « Ne croyez-vous pas que l’école est trop fatigante pour de si jeunes enfants ? ».

 

Voici la réponse :

 

- « C’est comme ça. Oui, c’est fatigant, pour eux et pour moi. Mais ils sont habitués. Ils viennent de la crèche ou d’un autre mode de garde, après la maternelle ils iront à la grande école, c’est comme ça. D’ailleurs, ils savent très bien quand ils sont trop fatigués, dans ce cas, ils deviennent malades et comme ça, ils se reposent… C’est comme ça et personne ne veut que ça change. Les femmes ne retourneront pas à la maison. »

 

Point final. La libération de la femme, ça ne se discute pas. Et le sacrifice des enfants, indispensable pour y parvenir, est donc nécessaire et légitime.

 

Les Pouvoirs publics, notamment par l’affirmation de trois Présidents de la République et de leurs ministres de l’Éducation nationale n’hésitent pas à se mettre hors la loi. Ils affirment urbi et orbi que l’école est obligatoire, ce qui est un énorme mensonge. Mensonge qui est répété et cofirmé en toutes occasions, notamment par la documentation éditée par les administrations, principalement l’Education nationale qui ment délibérément elle aussi à coups de « scolarisation obligatoire ». Les uns et les autres mentent par omission car jamais ils ne font allusion aux dommages causés par l’élevage mercenaire en batterie, comme la volaille. En lieu et place ils vantent les « valeurs républicaines », qui ne pourraient s’apprendre qu’enfermés pendant toute son enfance dans un lieu clôt, hors sol, et sous un régime carcéral pourtant en contradiction absolue avec les véritables besoins des enfants.

 

Ces Pouvoirs publics aggravent constamment la situation par des mesures dictées par une idéologie qui est pourtant minoritaire en nombre mais médiatiquement omniprésente : le féminisme radical.

 

De façon scandaleuse ces mesures, qui entraînent des maltraitances comme la séparation beaucoup trop précoce des bébés d’avec leur milieu familial, le réveil forcé tous les matins alors que les jeunes enfants ne devraient jamais etre réveillés, les troubles de l’attachement, le stress qui influe très négativement sur la construction du cerveau et sur la naissance de compétences indispensables comme l’empathie, ces mesures sont prises en éludant systématiquement ces conséquences (et d’autres encore).

 

Il y a peu d’opposition à ces mesures dans le public du fait du succès du complot qui le vise depuis plus de quatre décennies. L’école, notamment, aurait du enseigner les connaissances relatives à l’enfance et faire ainsi pièce aux mensonges répandus par les idéologies et non en être complice.

 

Il y a bien consensus parmi la population, bien que de façon contrainte et forcée chez certains, pour approuver cette négation des besoins naturels des enfants et pour pratiquer, sans trop d’états d’âme, cette ségrégation/relégation des enfants par une société qui a toujours privilégié les besoins des adultes à ceux des enfants et légiféré en conséquence.

 

Cette évolution à l’envers des besoins des enfants a été rendue possible aussi par une certaine hostilité latente et traditionnelle des adultes à l’égard des enfants. Cette hostilité a grandement facilité, au cours des quatre ou cinq dernières décennies l’action du féminisme radical.

 

Ainsi s’est greffé sur ce fond d’hostilité latente une méconnaissance de l’enfance chez les adultes et par voie de conséquence, une perméabilité aux mensonges des idéologies, précisément à l’époque où les besoins financiers dus à l’offensive sur consommatrice du système économico-financier (ajoutés à la pression médiatique) s’est exercée sur les familles.

 

L’abandon du foyer appelé « libération  des mères » est déclarée indispensable dès la fin du congé de maternité par la doxa, mais elle est aussi, souvent ressentie comme nécessaire par les intéressées elles-memes, lorsque, capable de se déplacer seul, l’enfant envahit l’espace des adultes.

Ce besoin de liberté grandit encore lorsque l’enfant devient « pénible ». Ceci sans égard au fait que le mal-être de l’enfant est le résultat de conditions de vie inadéquates imposées par ceux-là mêmes qui s’en plaignent.

Cela se produit notamment entre les ages d’un an et celui de quatre à cinq ans , période statistiquement connue comme étant celle pendant laquelle les actes de maltraitance physiques (bien illustrés par la fessée traditionnelle) sont les plus nombreux, comme aussi les paroles acerbes, qui sont aussi particulièrement destructrices.

Les parents, en effet, bousculés par leurs taches multiples, énervés, fragilisés par leur propre éducation, les mères surtout, éprouvées par la maternité, bousculées par le cumul des taches et désarçonnées par leur impréparation au rôle de parent, en arrivent souvent à exploser de façon incontrôlée, « comme le feraient deux conducteurs électriques mis en contact » selon l’image très parlante que l’on doit à la pédopsychiatre Claude HALMOS). Ces « explosions » sont les causes principales des maltraitances parentales.

 

Un exemple de l’hostilité traditionnelle aux réactions de souffrance des enfants et de l’ignorance abyssale du public en matière éducative, est donné sur un forum par les commentaires des lecteurs d’un article de presse daté du 15 novembre 2018 relatif à la loi dite « anti-fessée » :

A plus de cent exemplaires, tous les commentaires postés étaient de la même tendance que l’un d’entre eux qui est celui-ci  : « C’est des maisons de correction qu’il faudrait ouvrir ».

 

Pour ces raisons concomitantes, le sacrifice des enfants est très largement ressenti par les adultes non comme quelque chose de négatif, mais comme un élément de la culture populaire et un besoin éducatif. Cela explique la facilité avec mlaquelle les mensonges ont été acceptés comme des vérités. L’un des meilleurs exemples étant l’idée que les jeunes enfants ne seraient pas sociabilisés s’ils ne séjournaient pas en crèche dès le berceau et à l’école maternelle ensuite.

Cette doctrine a été complétée par la menace du fait que l’enfant refuserait l’école maternelle et serait moins bon que les autres à la grande école s’il n’était pas habitué très tôt à la crèche. Ajoutons la croyance très répandue de la nécessité de faire « travailler » un enfant dès l’age de deux ou trois ans.

 

Le succès a été total, sans que personne ne se rende compte que ces croyances étaient imposées (par des conférences et des stages, le concours de la presse féminine etc.) pour « libérer » les mères de leurs obligations parentales et les vouer à la vie professionnelle.

 

Quand aux conséquences pour les enfants, il n’en a jamais été question.

 

Le transfert des bébés et jeunes enfants de la famille vers le service public a, évidemment, provoqué bien des mal-être chez ces enfants en bas age. Mais ces mal-être ne pouvaient pas être entendus ni compris par les parents sous peine de remettre en cause le nouveau statut parental. La seule solution était de considérer l’enfant comme étant le coupable. Et de créer des services et des spécialités professionnelles pour s’occuper de ces enfants considérés comme déviants.

 

A ce sujet, je cite le message éloquent d’un parent :

 

- « Mon fils va avoir huit ans. On le soupçonne d’hyperactivité depuis longtemps, mais sans jamais avoir fait de test. Deux psychologues sur trois on dit le mot, mais pas de test qui tienne la route, juste en l’observant.

Il a vu des psychologues au CMPP puis encore un autre au CHU, puis le dernier, qui est très bien d’ailleurs, au CMPEA, et là, il est carrément en échec scolaire à cause de son comportement en classe. Il ne suit plus. Donc, on va aller chez un pédo-psychiatre indépendant, et là, je veux des tests fiables ».

 

Voilà l’un des aspects du « massacre des innocents ». Ce parent est manifestement le massacreur, mais il faut remarquer qu’il agit en synergie avec l’opinion publique et l’organisation sociale. Car en effet, les Pouvoirs publics ne se sont pas considérés comme devant surveiller les dérives et chargés de prendre les dispositions qui s’imposaient pour faire cesser celles-ci. Ils entérinent purement et simplement les dérives. Celles-ci leur servent pratiquement de guides.

 

Largement indisponibles, mais aussi et surtout dépossédés de leurs responsabilités par les Pouvoirs public et la doxa, les parents maintiennent leurs enfants en collectivité, notamment à l’école dite obligatoire quelles que soient les souffrances qu’ils endurent et quels que soient les dommages qu’ils subissent.

Au cours de toutes les années scolaires plusieurs se suicident, certains avant d’avoir atteint leur dixième année, ceci dans le silence et l’indifférence des Pouvoirs publics et de la population.

Ces événements ont en effet peu de retentissement parce que ces enfants sont considérés comme étant à leur place. Il n’y a donc rien à faire…

Les enfants, eux, n’ont aucune autonomie. Ils ne peuvent que subiir. Et en effet, ils subissent. Certains ont encore la force de fuir. Ils sont ramenés à leurs gardiens par la police et stigmatisés comme fugueurs.

 

La quasi totalité des générations actuelles ont été acculturées en collectivité, sur le même modèle défini par un programme scolaire obligatoire. Des générations entières ont été éduquées à l’obéissance, habitués à conformer leur pensée à celle d’un maître, ce dernier étant lui-même asservi aux programmes nationaux et à la culture sociétale et scolaire.

 

Le résultat est maintenant visible à l’oeil nu : l’enthousiasme, la créativité, le dynamisme, l’estime de soi, le sens de la responsabilité collective et personnelle sont en cours de disparition, l’empathie et autres valeurs humaines ainsi que la santé mentale, affective et psychoaffective qui naissent lors de la construction du cerveau, de l’embryon jusqu’à six/sept ans, sont largement annihilées.

C’est ainsi que la violence augmente, que la productivité individuelle et collective est en baisse, que le budget de la santé publique explose.

 

Presque tous les voyants sont au rouge.

 

Le pire étant, sans doute, que les blessures mentales et psychoaffectives peuvent se transmettre à la génération suivante par l’effet de l’épigénétique. Par ce biais, la société peut s’améliorer, en fixant dans les gènes des pratiques réellement positives. Malheureusement, ce sont des conceptions et des pratiques majoritairement négatives que nous fixons.

 

Quand l’adaptation de nouvelles pratiques sociales ne peut pas se faire en harmonie avec les lois de la vie, quand ces nouvelles pratiques divergent trop des bases de la nature originelle (humaine en l’occurence) l’existence même de l’espèce est en jeu.

 

C’est ainsi que les civilisations disparaissent, c’est ainsi que nous sommes, d’ores et déjà, engagés dans le processus de disparition.

 

 

Raymond SAMUEL

mail : famiresam@orange.fr

19 juillet 2020

 

 

 

 

 

 

 

 

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