LE DELITEMENT DES RELATIONS PARTENTS-ENFANTS

Les conséquences acquises - Les dommages futurs.

A PROPOS DE L’EVOLUTION DES RELATIONS PARENTS-ENFANTS.

 

 

Quelles conséquences pour la société présente et future ?

 

Lire ici quelques remarques.

 

Un jour de rencontre incidente, nous avions posé, ma conjointe et moi, cette question innocente à une enseignante responsable d’une petite section de maternelle (innocente parce que notre enfant n’avait fait l’expérience de l’école maternelle qu’une seule demi-journée d’essai à l’age de trois ans, et une autre demi-journée à quatre ans) :

 

- « Ne pensez-vous pas que l’école est trop fatigante pour de si jeunes enfants ? « 

 

Nous nous sommes attiré cette réponse :

 

- « C’est comme ça. Oui, c’est fatigant, pour eux et pour moi, mais c’est comme ça. Ils viennent de la crèche ou d’un autre mode de garde, après, ils iront à la grande école. Et puis, Ils savent très bien quand ils sont trop fatigués, et là, ils deviennent malades. Comme ça, ils se reposent. C’est comme ça et personne ne veut que ça change : Les femmes ne retourneront pas à la maison. »

 

Nous sommes restés cois devant le cynisme de notre interlocutrice, et extrêmement surpris par sa franchise en opposition totale avec l’hypocrisie qui règne sur ce sujet..

Elle énonçait sans fards, très brutalement, une vérité sur la nature du regard que les adultes portent sur les enfants, sans se conformer au langage « politiquement correct » en usage. Ce langage qui, en l’occurence, a pour but de maintenir la fiction de l’enfant qui serait obligatoirement « épanoui » en collectivité.

 

La vérité qu’elle énonçait était clairement celle-ci :

 

- Le sacrifice des enfants pour préserver « les droits des femmes » est chose normale et banale.

 

Il faut noter que c’est là simplement, une extention du sentiment traditionnel des adultes qui veut que les enfants leurs soient toujours subordonnés. Il est considéré comme malsain d’accorder aux enfants trop d’attentions. Le manque de sévérité est considéré comme le chemin le plus sur vers la fabrication d’enfants rois. Mais aussi et surtout comme une atteinte à la « dignité » des adultes à qui les enfants doivent le respect, et ceci de façon inconditionnelle. Ce respect que les ‘enfants leurs doivent prend toute sa valeur, dans la tradition, lorsqu’il est imposé de force plutôt que suscité par le respect de l’enfant par l’adulte.

 

Dans sa réponse à notre question, cette enseignante refusait de pratiquer le discours mensonger qui prétend que les enfants sont « épanouis » à l’école maternelle et qui répète que celle-ci est « obligatoire » et en meme temps un « droit », le « droit de l’enfant à l’éducation » dont on ne doit pas le « priver ». Au contraire, ele déclarait ouvertement et spontanément que cette école a pour but réel de permettre aux femmes de travailler.

Mais elle ne s’en était pas du tout émue. Elle avait constaté froidement un état de fait accepté.

 

Ce but de la crèche et de l’école n’est pas caché non plus par divers organismes gouvernementaux, dont l’éducation nationale, et ceux dits « consultatifs » comme le Haut Conseil à l’Egalité Femmes Hommes Mais, à l’encontre de notre enseignante, ces organismes mentent délibérément quant aux conséquences pour les enfants de cette ségrégation pourtant hautement nocive.

Ces organismes sont en effet les fers de lance du féminisme radical et à ce titre ont pour mission de promouvoir un « ordre nouveau » dans lequel l’enfant ne serait plus un obstacle à la Liberté (avec un grand L) d’une partie des adultes.

C’est ainsi que la collectivité dès le berceau est annoncé comme une nécessité absolue car à défaut les enfants ne seraient pas « sociabilisés » et aussi « épanouis ». L’usage immodéré du mot « épanoui » d’ailleurs, à lui seul, estt susceptible de révéler que les intentions de nos manipulateurs sont pour le moins suspectes.

L’annonce de la finalité (la « libérati on » des mères) mais la dissimulation des co,nséquences néfastes pour les enfants, est notamment, une constante du du Haut Conseil Pour l’Egalite Femmes-Hommes qui titre une contribution du 24.01.14 :

- « L’accueil de la petite enfance clé de l’égalité femmes hommes ».

 

La rencontre de la traditionnelle distance à l’égard des enfants avec la nouvelle culture.

 

Plusieurs décennies de propagande ont permis d’habituer le public à de nouvelles vérités, portées par le nouveau langage de l’inversion des valeurs. Ainsi, la garde en crèche du nourrisson dès le berceau et l’école maternelle dès deux ou trois ans sont admises comme nécessaires et bénéfiques pour leurs enfants par presque tous les parents. La question de la pertinence de cette mise en collectivité n’est même plus posée. De sorte que l’enfant qui proteste est considéré comme un coupable et traité comme tel.

Cette remarque d’un parent est assez représentative du point de non retour atteint par l’opinion générale :

 

- « Il y en a qui pleurent pendant quinze jours et plus. Ils finissent par s’y faire ».

 

Faut-il en rester au stade de l’école maternelle ?

 

Non, bien sur. Qu’en est-il avant, et qu’en est-t-il après?

 

La séparation beaucoup trop précoce.

 

Lorsque les vétérinaires sont consultés pour des comportements anormaux d’animaux de compagnie (généralement des chiens, des chats ou des chevaux), ils signalent sans craintes aux propriétaires que ces anomalies proviennent très majoritairement d’un sevrage trop précoce. Les propriétaires, en effet, acceptent volontiers le diagnostic.

 

Il n’en est pas de même lorsqu’il s’agit d’un enfant, lui aussi perturbé, loin de là ! Les parents ne sauraient admettre la même cause.

 

Pourquoi ?

 

Parce que les médecins connaissent la réaction qui est de mise en pareil cas. Ils ne veulent pas s’exposer à etre classés parmi les machos, fachos, extrême droite, sans respect pour « les droits des femmes » etc.

Il est constatable, par ailleurs, que lors de conversations entre parents sur le sujet de ces enfants « difficiles », l’autocensure fonctionne. Les parents ont conscience d’avoir materné l’enfant « normalement », c’est à dire comme les autres parents et selon l’usage. Ils pensent aussi avoir exercé un droit, et même un devoir en reprenant le travail à la fin du congé de maternité. Ils croiront que l’enfant est pénible naturellement, par l’effet du hasard, et s’attendent à ce que leurs mérites soient reconnus.

 

A l’école, il arrive souvent que ces enfants « difficiles » qui ne sont pourtant que des victimes, soient punis, insupportés, exclus. L’enseignant, dont la formation n’a pas inclus l’étude du fonctionnement cérébral et affectif des enfants, croit généralement, comme la plus grande partie du reste de la population, que le seul moyen de venir à bout de cet être malfaisant et mal éduqué en famille est d’employer la force.

Il n’existe pas de protocole pour faire en sorte que ces cas soient analysés, dans le but de découvrir et traiter les erreurs éducatives qui sont la cause de la dérive de ces enfants qui sont, en réalité, la partie émergée de l’iceberg.

Rien de nouveau depuis le 18ème siècle (et sans doute avant) quand Bossuet écrivait : « Dieu se rit de ceux qui déplorent les effets alors qu’ils en chérissent les causes ». Aujourd’hui comme autrefois les adultes dénoncent les difficultés qui leurs sont occasionnées par ces enfants « difficiles » mais ne veulent pas que les mauvaises pratiques sociales et familiales qui en sont les causes, soient dévoilées et critiquées, soit parce qu’ils les chérissent, soit parce qu’elles sont généralement acceptées, faisant partie de la culture, soit parce qu’ils n’ont aucun moyen de les contester et de les supprimer.

 

Quelques fondamentaux de la petite enfance.

 

L’enfant in-utero porte en lui seul un condensé de la vie, il « est » la vie. A ce stade, il n’est que sujet, mais il est programmé pour vivre sa vie, à commencer par le réflexe de succion et la recherche du sein maternel. En accédant à la vie aérienne il découvre, par la vue, l’odorat, l’image, et surtout par la communication intuitive ce que sont physiquement et « sensoriellement », ses congénères. Ces facultés s’ajoute à celles, dont l’ouie, le toucher , les ressentis aux émotions de sa mère, et peut-être même à celles qui règnent alentour.

Les premières impressions qu’il reçoit vont avoir une portée considérable. Si il peut se reconnaître dans le regard qu’il rencontre et le ressentir d’emblée comme celui d’un adulte de son espèce, la communication s’établit. Si ce regard lui transmet un message rassurant, protecteur, sécurisant, sans jamais lui faire douter de la qualité du lien qui existait déjà avant sa naissance mais qui, dorénavant, subit l’épreuve de la réalité extérieure, si l’adulte est « contenant » comme l’enveloppe qu’il vient de quitter, si aucune terreur ne l’envahit dans cette première immersion dans la vie aérienne, la naissance sera, pour ce nouveau-né la promesse d’une excellente santé mentale et psychoaffective.

 

A l’inverse, un mauvais « atterrissage » aura de sérieuses répercutions négatives.

 

La perméabilité du cerveau et la puissance des premiers ressentis.

 

C’est ainsi que, très grossièrement évidemment, le premier age de la vie divise l’humanité en deux parties : l’une bienveillante et facile à vivre, l’autre de relation difficile, perturbée par des blocages, des amputations, des peurs, des pulsions incontrôlables, soutces d’océans de souffrance.

 

La vie des animaux est largement programmée, de sorte que la plage dans laquelle ils ont des possibilités de choix est très restreinte.

Ce n’est pas le cas pour l’espèce humaine, la marge d’interprétation dont dispose un humain est considérable, son cerveau est peu programmé et a des compétences tout à fait extraordinaires.

La controverse sur l’inné et l’acquis n’est pas terminée, mais les neurosciences ne manqueront pas de mettre fin ou à peu près à ces divergeances.

 

Pour cette raison de l’immense capacité à apprendre et à prendre des voies diverses qu’a le cerveau humain dès avant sa naissance et les jours qui suivent celle-ci, les ressentis du petit humain vont avoir une grande incidence et lui faire prendre des orientation qui peuvent être définitives.

 

Deux orientations principales dont on peut déceler les effets chez ces enfants devenus adultes, semblent résulter des tout premieres impressions reçues par le cerveau. Les humains qui, nouveaux-nés et jeunes enfants, ont découvert une humanité prévenante, bienveillante, secourable, en symbiose avec eux-mêmes, ceux qui n’ont pas connu la peur, l’angoisse, le désespoir, ont une opinion a priori favorable d’autrui, ils ne ressentent pas d’alerte négative à l’approche de l’Autre. Ceux qui auront trop souvent eu cette impression d’être suspendus dans le vide alors que des adultes étaient présents ressentiront les autres comme étant des ennemis et les approcheront avec suspicion, se tenant prêts à faire feu, créant des familles et des sociétés ou l’antagonisme est la règle.

 

L’étude des premiers ages de la vie en différents lieux et époques pourrait nous en apprendre beaucoup sur les violences et les souffrances humaines générées par les adultes au cours de l’Histoire et jusqu’à nos jours.

Actuellement, ces études objectives sont largement freinées. Celles qui ont existé sont décriées en raison des idées-force qui déterminent le climat social, de cet air du temps qui constitue notre civilisation, notre culture. Meme si il est indéniable que des progrès se font jour, en divers lieux quant au maternage et à l’éducation, l’impact sur la société de ces progrès, n’est pas forcément supérieur à celui du développement de la pensée traditionnelle qui « ne veut pas que ça change ». Des études objectives s’imposent.

 

Les causes complémentaires des dérives humaines.

 

La formation de l’esprit humain ne résulte pas uniquement des conditions dans lesquelles se sont déroulés la grossesse, puis l’accueil du nouveau-né, puis de l’enfant, D’autres facteurs interviennent.

Il y a la transmission générationnelle, assez bien connue, et aussi l’épigénétique, dont l’existence n’a été découverte que récemment.

Les causes des dysfonctionnements chez l’être humain peuvent donc etre influencées de différentes manières et les conséquences sont différentes selon les individus. Par exemple, selon son capital à la naissance (ou plutot à la conception), un enfant maltraité peut devenir violent alors que tel autre, maltraité pareillement deviendra soumis. Les mauvais traitements et les erreurs éducatives ont toujours des conséquences néfastes, mais selon les personnes, ces conséquences peuvent varier considérablement.

Cependant, de nombreuses constantes existent et il n’est pas nécessaire d’etre un scientifique éminent pour se tracer des lignes de conduite lorsqu’on est parent. La première des qualités nécessaire serait, il me semble, l’indépendance à l’égard des idées reçues, de la désinformation, des idéologies, de l’usage.

 

Les situations qui portent atteinte à la santé physique, mentale et psychoaffective des enfants.

 

1- Les conditions dans lesquelles a eu lieu la création d’une nouvelle vie humaine.

 

Comme chaque individu de chaque espèce vivante, un humain doit vivre dans les conditions propres à son espèce. L’une des principales conditions qui le distingue des autres mammifères, c’est le fait de naître immature et d’avoir besoin d’atteindre, en plus ou en moins, sa vingtième année pour être entièrement autonome (dans notre civilisation l’autonomie n‘est atteinte que plus tard encore et parfois jamais).

En conséquence de cette immaturité la condition qui est prévue pour un petit etre humain c’est la famille. La famille c’est une communauté qui est en mesure de produire ce dont l’enfant a particulièrement besoin :

. un milieu chaleureux, sécurisant, un climat paisible, des parents se relayant auprès de lui dans un engagement affectif et matériel continu. Or, dans la nouvelle civilisation, beaucoup d’enfants naissent de rencontres éphémères. Il n’est pas rare que le couple procréateur se dispute, hurle, voire se batte déjà pendant la grossesse.

La science progresse dans la connaissance de l’enfant, mais ces connaissances ne sont pas enseignées, ni meme prisées, de sorte que l’ignorance est la chose la mieux partagée.

 

- Une famille solide et durable ne suffit pas si l’enfant n’y a pas toute sa place.

La famille est fortement dépendante de la culture, de l’organisation sociale, de la consommation.Or la culture surconsommatrice veut que les deux parents travaillent. Aucun des deux n’est ainsi disponible pour l’enfant la plupart du temps. L’organisation sociale a assujetti la vie privée à la vie professionnelle et fai dépendre le fonctionnement sociétal d’une production de biens toujours plus importante et d’une consommation plus importante encore.

 

- Pour produire et consommer toujours plus, les deux parents doivent travailler. Ils n’ont pas le choix.

L’enfant est donc extrait de sa famille, qui n’existe plus que par intermittence, après avoir été réveillé de force (un jeune enfant ne doit jamais etre réveillé), bousculé, habitué à ne pas etre protégé, soumis au stress (qui tarit la production d’ocytocine, interdit l’aptitude à l’ampathie, altère son cerveau) etc. Chez certain, les malaises et atteintes peuvent perdurer jusqu’à la fin des études

 

 

Il suffit de citer la scolarisation des enfants à l’age de trois ans, la demande de création de crèches, la régression continuelle du temps de présence des parents auprès de leurs enfants, l’absence de volonté politique de financer les études qui seraient nécessaires, etc.

 

Au contraire, la nouvelle culture, d’essence surtout occidentale, s’est employée avec constance (et un succès évident) à persuader la population que la connaissance en matière de relation parents-enfants était suffisante, que chaque enfant étant différent, aucune idée ne vaut (c’est l’un des arguments le plus anciennement utilisé) et que chacun doit faire comme il l’entend avec ses enfants. Mais en réalité cette fuite devant la connaissance est indispensableoujours pour la même raison : les besoins (vrais ou supposés) de l’adulte priment sur ceux de l’enfant.

 

En réalité la connaissance est un danger pour la doxa

 

La connaissance permet de savoir que la présence des parents auprès de l’enfant doit être ininterrompue pendant toute la petite enfance et qu’elle est nécessaire, sans obligation à être continue, à tous les ages de l’enfance et de l’adolescence.

 

C’est la raison du rejet de la connaissance : Les lois de la vie sont en contradiction avec les lois édictées par le féminisme radical.

Le Pouvoir est complice. Évidemment, parce qu’il est colonisé dans toutes ses structures et à tous ses échelons par des cadres du féminisme radical.

 

La connaissance des lois de la vie existe et progresse mais reste confinée dans le milieu scientifique. Aucune organisation n’est prévue pour répandre la répandre parmi la population, et parmi nos édiles. Evidemment, parce que le Pouvoir est Pourtant, il existe une abondante littérature sur le sujet, principalement nord-américaine il est vrai. Mais cette littérature est peu consultée par le grand public et difficile, pour le profane, à distinguer des ouvrages produits par des professionnels soumis à la culture traditionnelle.

 

Il faut surtout remarquer le peu d’effet des ouvrages qui contestent la doxa, comme l’ouvrage de la pédiatre Catherine GUEGUEN « Pour une enfance heureuse » (avec ses 281 références bibliographiques), qui signale notamment que loin des parents le cerveau des jeunes enfants ne produit plus d’ocytocine, ce qui a pour conséquence (entre autres) d’empêcher que la capacité à l’empathie ne se développe. Ce livre récent fait état de connaissances élémentaires qui sont pourtant encore non connues du public à notre époque, non enseignées, et qui, de surcroît, ne sont peu de personnes Aucun adulte, parent ou enseignant ne tient compte, par exemple du fait que le stress répété qui résulte de la séparation précoce et de l’école porte atteinte à la construction du cerveau et à celle de la personnalité.

 

L’école n’est pas la première responsable des dommages, mais elle aggrave beaucoup ceux déjà acquis tels que les troubles de l’attachement, le manque d’estime de soi, le blocage de la créativité, le désordre cérébral provoqué par le non respect des besoins biologiques, comme le réveil forcé quotidien, la surcharge émotionnelle, la fatigue excessive, le stress, l’insécurité etc.

 

Le trouble de l’attachement.

 

Pour ne pas prendre de risques en raison de la puissance de la doxa, les scientifiques restent très prudents. Ils énoncent les dommages constatés mais ne s’attardent pas sur les causes, voire s’alignent sur cette doxa en imaginant des stratégies qui neutraliseraient ces causes. C’est ainsi qu’un scientifique de grand renom (dont je ne citerai pas le nom) n’a pas voulu s’attaquer explicitement à la séparation beaucoup trop précoce pratiquée quasi universellement en déclarant que l’attachement, dont il ne nie pas la nécessité, pouvait etre multiple. Le jeune enfant pouvait, selon lui, tirer bénéfice en s’attachant, outre à « sa mère », à des professionnelles de la crèche ou d’ailleurs. Or le simple bon sens permet de savoir que les professionnels sont des relations changeantes et qu’il y a donc, pour l’enfant, un sentiment, généralement répété, de perte, ce qui est douloureux et nocif pour lui. Il est certain, aussi, que tous ces attachements ne peuvent que jeter le trouble dans la formation de sa personnalité affective par leurs contradictions, intermittences, déceptions, disparitions etc.

En réalité, la « niche sensorielle » selon l’expression de Boris CIRULNYK doit etre bienveillante évidemment, mais ne doit pas etre considérée comme couvrant des besoins d’attachement. Il s’agit d’autre chose.

Quant à l’attachement, il découle de la filiation. Car filiation il y a. Aucune nouvelle vie ne vient ex-nihilo. Ce n’est pas une création mais une transmission. C’est ainsi, la vie ne se réinvente pas à chaque naissance. Nous sommes le maillon d’une chaine.

C’est pourquoi rien ne peut remplacer les parents. (sans s’étendre ici sur la transmission généalogique, l’épigénétique, et ce qui est encore ignoré).

Le même scientifique, ici anonyme, a cependant osé dire que la place de l’école était peut-etre un peu trop grande. Unj peu seulement alors qu’il ne peut pas ignorer que l’école prend une place « beaucoup » trop grande.

Je tiens à citer une autre scientifique qui m’a signalé que, elle et ses collègues, participaient assez largement aux travaux des politiques, mais que leurs avis étaient très rarement pris en compte, « les dirigeants des associations de parents étant beaucoup plus puissant qu’eux ».

Le message est très important.. Il faut le traduire par référence à la déclaration de l’enseignante de petite section de maternelle citée ci-dessus. La réalité qui apparaît est que les dirigeants d’associations de parents sont tous/toutes d’obédience du féminisme radical et « ne veulent pas que ça change ».

 

Manipulation, faux discours toujours.

 

Plus que partout ailleurs, probablement, la « communication » et surtout l’exploitation devenue hypertrophiée de celle-ci qu’est maintenant l’ »information », est un moyen sublime d’agir unilatéralement sur autrui, sur une cible. La puissance de l’information a, évidemment, conduit le Pouvoir, et les pouvoirs, à en monopoliser l’usage. Notamment pour fabriquer une opinion publique compatible avec ses objectifs à l’endroit de la petite enfance.

L’efficacité de ce quasi monopole de l’information est redoutable. Notamment quand les idéologies dominantes colonisent le gouvernement et l’Assemblée nationale, comme c’est le cas avec le quinquenat MACRON. Il ne reste que le fragile recours auprès du Conseil constitutionnel.

Beaucoup plus et beaucoup mieux que les voyages, l’information forme la jeunesse (et le reste de la population). Nul n’y échappe, et peu en réchappent.

 

L’instrumentalisation des enfants se pratique ouvertement, sans aucun scrupule, par nos édiles, que celles-ci soient le gouvernement, les administrations (principalement l’Education nationale), l’Assemblée nationale ou ces instances périphériques peuplées de féministes radicales éminentes qui ont pour tache de répandre l’idéologie radicale dans le public mais qui sont présentées comme des organisme vertueux.

Les documents produits font une impasse totale sur les besoins des enfants, titrant par exemple : « L’accueil de la petite enfance, CLEF DE L’EGALITE FEMMES/HOMMES » (HCEFH, contribution du 24.01.2014).

 

 

 

 

L’avenir.

 

Les statistiques officielles nous apprennent que le temps de présence des parents auprès des jeunes enfants décroîtrégulièrement d’année en année. Le temps passé par les enfants avec des professionnels augmente en proportion, évidemment.

En poursuivant cette courbe, et si aucun événement nouveau ne se produit, on peut donc prévoir l’époque où les enfants ne seront plus du tout maternés par leurs parents, dès leur naissance. Ce sera bien avant la fin du siècle.

 

Quelles seront les conséquences de cette rupture qui altèrera profondément la chaîne de la vie ? Quelles sont déjà les conséquences du sacrifice présent et passé des enfants aux exigences des adultes ? Celles-ci sont connues des spécialistes, mais très peu et très mal diffusées auprès du grand public et de ce fait largement niées, comme nous l’avons dit ci-dessus. Le gouvernement, quant-a lui a fait cause commune avec les idéologies, dénommant « progrès social » la casse de la famille et des valeurs sociales telles que la loyauté, l’honnêteté, la responsabilité, l’altruisme, la solidarité.

Les dommages déjà acquis sont assez graves pour susciter les plus grandes inquiétudes quant aux répercutions sur les générations suivantes, notamment du gfait dz

 

Il est grand temps de se rendre compte que la vie d’un nouveau-né ne tombe pas du ciel, n’est pas une création ex-nihilo. C’est une continuité, un maillon qui succède à un autre maillon de la mêmechaîne. Mais c’est aussi un maillon fragile et modifiable, tout particulièrement au tout début de son existence. Hélas souvent à la merci de l’ignorance, des idéologies, de l’égoïsme des adultes et de la culture que ceux-ci se sont batie pour servir leur égo.

 

Conclusion (très provisoire).

 

Les structures sociales d’aujourd’hui et les performances de la technique permettent à ceux qui détiennent du pouvoir, une part suffisante de pouvoir, de créer un langage, une littérature qui peut être, en cas de besoin, tendancieuse à souhait, et cependant devenir la seule réalité « autorisée ». Pour ceux qui l’ont créée cette vérité joue, en plus, le rôle de couverture. C’est un abri sous lequel ils imposent et disposent.. La population des tout-venant, elle, n’a pas les outils permettraient de s’écarter des fausses vérités. Elle est soumise. Meme la présentation de preuves qui infirment ce qui est prétendu vrai reste sans effets parce que les pouvoirs ont mis en place les moyens de les censurer, de les discréditer. Jamais reprises, notamment par les médias aux ordres, elles se perdent dans les sables.

Il était autrefois d’usage de dire que « les faits sont têtus ».l Ce n’est plus tvrai, les idéologies au pouvoir ont les moyens de falsifier les faits. Désormais ce sont les fictions qui sont têtues.

 

Aussi longtemps que les comptes en banque seront à découvert en fin de mois, les deux parents s’abstiendront de protester lorsqu’on classera, comme d’habitude, la multiplication des crèches et des écoles maternelles parmi les bienfaits pour les nourrissons et très jeunes enfants. Tout comme, d’ailleurs, l’enfermement et la ségrégation de ces mêmes enfants dans des écoles jusqu’à leur majorité, avec, à la clé, l’apprentissage de l’obéissance et du conformisme (comme de la soumission ou de la révolte selon les individus), ajoutés aux atteintes à la santé mentale et psychoaffective, à la créativité, à l’enthousiasme, à l’envie de faire, à l’estime de soi, à la confiance dans son prochain, avec, en prime, le surpoids et les maladies induites par l’enfermement pendant toute l’enfance.

 

Le développement fulgurant de la dépression chez les jeunes, et moins jeunes, par exemple, comme les autres maladies physiques et psychoaffectives, et les suicides, la passivité, la délinquance, la violence continueront à se développer à l’abri de la nouvelle culture portée par la littérature et la parole adaptée aux dérives d’une société en décadence, fractionnée, affaiblie, asservie, droguée au « pouvoir d’achat ».

 

Mais « on » ne veut pas « que ça change ».

 

 

Raymond SAMUEL

Le 21 juin 2020

 

Mail : famiresam@orange.fr

 

 

 

 

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