DE LA RELATION ENTRE LA SAUCE ROUSSE ET L'EDUCATION

ou comment penser sans entraves (Annah ARENDT)

DE LA RELATION ENTRE LA SAUCE ROUSSE ET L’EDUCATION.

 

 

Ou comment « penser sans entraves » (Annah ARENDT).

 

 

 

 

Vous savez évidemment, que la vie , celle des êtres humains comme celle de toutes les espèces vivantes, obéit à des lois ( les chiens ne font pas des chats).

Il est vrai que les espèces évoluent et se complexifient, mais ces changements se produisent sur un temps très long. Ils sqont imperceptibles sur une génération.

 

Il n’en est pas de même pour les évolutions mentales chez l’espèce humaine. Celles-ci peuvent être considérables au cours d’une seule génération, et c’est exactement ce qui vient de se produire.

 

Pourquoi des modifications de cette ampleur en si peu de temps, chez les humains ?

 

Parce que l’Homme se distingue des autres espèces animales par deux particularités :

 

1 – L’ampleur incommensurable des compétences de son encéphale,

2 - L’immense étendue de la plage non programmée par la vie qui est laissée à sa disposition..

 

L’un étant le corollaire de l’autre.

 

La plage non programmée est donc d’une ampleuir suffisante pour donner aux individus toute latitude pour exercer les compétences de leur cerveau.

 

Seul maître à bord, l’Homme peut, en principe du moins, penser son avenir, tout en vivant son présent. Il peut définir des objectifs, imaginer et construire des projets, chercher et créer des moyens d’action, inventer même d’autres mondes etc. C’est ainsi qu’il parvient aujourd’hui à explorer l’univers et l’infiniment petit, et réaliser d’autres prouesses de toutes natures.

 

Malheureusement, et malencontreusement, cet espace non programmé est disponible aussi pour permettre à d’autres personnes d’en prendre largement possession.

 

En comparaison, les autres animaux ont, au contraire, une grande partie de leur mental programmé très étroitement. L’espace dans lequel ils disposent d’un libre arbitre est ltrès réduit, imité préventivement . Quant au niveau de compétence de leur cerveau , il est ajusté sur la nécessité, c’est à dire égal à ce qui est nécessaire pour gérer l’espace laissé à leur disposition.

Ainsi les comportements des animaux non humains restent basiques, se limitant à l’exercice des activités de base nécessaires à leur survie et à celle de leur espèce. Les capacités d’apprentissage existent mais restent limitées. Cette situation présentant d’ailleurs, pour eux, une certaine sécurité en leur évitant d’affronter des situations inconnues.

 

Mais que vient faire la sauce rousse dans ces généralités ?

 

C’est que, malheureusement et malencontreusement, l’espace non programmé dévolu à l’espèce humaine est disponible aussi pour les personnes extérieures qui ont imaginé derechef des raisons vertueuses pour justifier l’implantation leurs théories dans cet espace. Je cite, avec cet incident de la sauce rousse un incident à son propos pour engager la réflexion sur le « mode d’emploi » de l’espace non programmé.

En effet, cet espace n’est pas obligatoirement dédié au meilleur. Il peut tout aussi bien servir de cadre au pire, lequel peut se manifester en toutes occasions et circonstances.

 

Cet exemple de la sauce rousse est simpliste. Son but est de fixer l’attention sur des effets qui résultent du phénomène cité plus haut, c’est à dire l’invasion, le squattage, de l’espace non programmé d’un individu par d’autres individus.

C’est que l’invasion du cerveau d’autrui est facilité par le fait que ce cerveau esti, dès le début de sa construction, un organe extrêmement boulimique.

 

Le cerveau est aussi très sensible et fragile, tout particulièrement pendant la période de temps nécessaire pour réaliser l’essentiel de sa construction, soit pendant sept ans environ, temps de gestation compris.

Au-delà, de ces sept ans, ses besoins de connaissances et de développement se poursuivent, bien évidemment,quoique plus modérément. Ceci notamment jusqu’à l’age de trente ans, période de temps nécessaire pour que la construction du cerveau soit achevée, nous disent les neurologues.

 

Pendant les sept premières années de vie (compris les mois de gestation) la culture des parents et du groupe s’implante dans l’espace non programmé de l’individu.

 

Un cerveau humain est donc disponible pour recevoir « le meilleur et le pire ». Et la personnalité d’un individu (sur les bases de ses gènes) se construira et se fixera en grande partie en fonction des ressentis que lui procurera l’environnement.

Aucun individu n’étant identique à un autre (sauf les jumeaux monozygotes à leur naissance) l’incidence de l’environnement sera différent de l’un à l’autre. Cependant il existe de solides constantes faciles à identifier.

On peut comprendre que, en conséquence, si les membres d’un groupe humain reçoivent les mêmes impulsions, particulièrement pendant l’enfance, beaucoup d’entre eux partageront la même culture, celle-ci fut-elle plus ou moins négative, violente etc. Par exemple, la maltraitance des enfants est plus ou moins ressentie comme maltraitance selon la culture de telle ou telle communauté (actuellement en occident et dans la plupart des pays dits industrialisés, la privation de maternage, le réveil forcé chaque matin, l’élevage en collectivité ne sont pas considérés comme des maltraitances).

 

L’unanimité dans l’acceptation d’une pratique n’est en aucune façon un gage de la pertinence de la pratique en question.

Ce devrait etre au contraire une alerte qui devrait faire soupçonner l’invasion par des tiers idéologiques de la totalité des espaces humains non programmés

 

Car en effet, toutes les actions humaines seront toujours dictées par le cerveau, même lorsque le cortex est court-circuité par le cerveau limbique.

Les apports, dans le champ de l’espace non programmé d’une personne par une intervention extérieure sont toujours payants dans le cadre d’un projet d’implantation d’une croyance, quelle qu’elle soit.

 

Alice MILLER a bien montré que tous les tyrans sanguinaires avaient subit de graves maltraitances pendant leur enfance. Ces tyrans dont Hitler est l’archétype, ont vécu leur enfance dans la pire des violences, celle infligée par leurs figures d’attachement, les personnes que les lois de la vie leur faisaient ressentir comme étant leurs seuls recours, leurs protecteurs, leurs seuls dispensateurs de tendresse et de sécurité, ces besoins vitaux pour des nourrissons.

Pour les enfants maltraités et ceux seulement négligés et malmenés, l’Autre, est souvent perçu comme un danger. Ces enfants au cerveau mal-formé deviendront des adultes qui seront en permanence prêts à faire feu, pour détruire préventivement les ennemis dont ils se croient entourés.

 

La sauce rousse comme exemple (à minima).

 

Pour certains, en effet, faire une sauce rousse est impossible : « ça va brûler ! ». Pour eux, la couleur brune que prennent les oignons et la farine évoque des flammes qui embrasent leur maison, détruisent leurs affaires personnelles et mettent leur vie en danger. C’est une angoisse brutale, incontrôlable et insurmontable qui les saisit parce que le cerveau de ces personnes est marqué par la peur du feu (pour des raisons qui ne sont plus accessibles). La même peur leur est donnée par du feu dans une cheminée, ou par quelque feu que ce soit. Cette angoisse leur est imposée, ils n’ont aucune prise sur elle.

 

On peut faire la même observation à l’occasion de la conduite automobile dans l’exécution du virage à droite en épingle à cheveux.

 

Dans cette situation, la personne au cerveau suffisamment intact, à la personnalité non parasitée, sera en mesure de juger si elle doit déroger à la règle de la conduite à droite et si oui, passera logiquement à l’acte. Cette personne restera seule juge de la situation. Elle se rendra compte qu’il est nécessaire d’empiéter quelque peu sur la gauche de la route (si la vision du virage est suffisante) de façon à « élargir » ce virage et ainsi se retrouver bien à droite à sa sortie, c’est à dire à l’endroit où se situe le plus grand risque de collision avec un véhicule circulant dans l’autre sens.

Rien ne l’empêchera ce chauffeur de choisir la bonne démarche et d’exécuter la manœuvre choisie.

 

Pour certains autres conducteurs dont le cerveau a été entraîné à ne jamais remettre en question la hiérarchie et les ordres supérieurs, dont ici la loi de la conduite à droite obligatoire, empiéter sur la partie gauche de la chaussée est impossible. L’idée elle-même ne peut pas émerger, barrée par un sentiment de culpabilité insurmontable en forme de verrou.

 

Une constatation intéressante est de voir les efforts de cette personne après de nombreuses années de conduite rigoureuse à droite, qui, un jour, semble faire des tentatives pour s’aligner sur l’exemple du dégagement préparatoire à gauche qu’il a vu pratiquer maintes fois chez un autre conducteur, mais qui revient rapidement et irrésistiblement (sans doute avec un très grand soulagement), à la conduite à droite intégrale. Elle niera alors (que peut-elle faire d’autre?) la prise de risque du respect intégral de la conduite à droite.

 

De nombreuses manifestations de même nature que celles décrites ici se produisent évidemment, chez ces personnes, en toutes circonstances, pas seulement lorsqu’ils sont en voiture ou aux fourneaux.

Ces comportements simples du quotidien ne sont cependant pas, en eux-mêmes, sans conséquences familiales et sociales.

 

Des dommages pourtant constatés.

 

Une étude européenne suivie en France par l’INSERM (docteur ROBINE) a estimé à trente pour cent le nombre de personnes en difficulté pour, simplement, faire les actes courants du quotidien. Deux autres études estiment que 5 % ou 20 % (selon les études) des Français sont hors d’état de travailler.

Le nombre de ces personnes en mauvaise santé mentale (et physique par répercussion) n’est pas recherché en France (et sans doute dans nombre d’autres pays). Ces personnes consultent beaucoup et consomment beaucoup de médicaments, mais sont reçues par les soignants pour des affections particulières induites.

Cependant, je crois que cette estimation européenne à 30 % est très proche de la réalité, étant moi-même arrivé à un résultat identique par l’observation direste sur les habitants d’uhn périmètre géographique bien connu.

 

Il serait extrêmement important, vital même, de suivre l’évolution du nombre de ces victimes de leur enfance. Parce qu’il est évident qu’une augmentation continue de leur nombre conduirait fatalement la communauté à sa disparition, par une sorte d’inanition collective, par l’insuffisance de moyens d’existence, des désordres divers.

Or les autorités, et même le public se cramponnent dans une position de déni, s’obstinent à considérer la situation comme normale, refusent évidemment dans ces conditions de rechercher les causes de la dégradation de la santé publique physique et mentale, et pire encore, persistent à recommander la multiplication des causes pourtant connues de ces dérives culturelles, médicales et socio-familiales

 

 

Aucune espèce vivante n’a un palmarès aussi tragique que l’Homme.

Mais aucun humain ayant survécu (et survécu intact) aux guerres, aux génocides, à l’esclavage (ancien et moderne), à la maltraitance infantile institutionnelle et culturelle etc. , n’est en mesure d’agir sur le vaisseau fantôme de la civilisation quand celle-ci dérive.

 

Nous en sommes là.

 

 

Le 8 mars 2021.

 

Raymond SAMUEL

Mail s :

- famiresam@orange.fr

- raymond.samuel26190@gmail.com

 

DE LA RELATION ENTRE LA SAUCE ROUSSE ET L’EDUCATION.

 

 

Ou comment « penser sans entraves » (Annah ARENDT).

 

 

 

 

Vous savez évidemment, que la vie , celle des êtres humains comme celle de toutes les espèces vivantes, obéit à des lois ( les chiens ne font pas des chats).

Il est vrai que les espèces évoluent et se complexifient, mais ces changements se produisent sur un temps très long. Ils sqont imperceptibles sur une génération.

 

Il n’en est pas de même pour les évolutions mentales chez l’espèce humaine. Celles-ci peuvent être considérables au cours d’une seule génération, et c’est exactement ce qui vient de se produire.

 

Pourquoi des modifications de cette ampleur en si peu de temps, chez les humains ?

 

Parce que l’Homme se distingue des autres espèces animales par deux particularités :

 

1 – L’ampleur incommensurable des compétences de son encéphale,

2 - L’immense étendue de la plage non programmée par la vie qui est laissée à sa disposition..

 

L’un étant le corollaire de l’autre.

 

La plage non programmée est donc d’une ampleuir suffisante pour donner aux individus toute latitude pour exercer les compétences de leur cerveau.

 

Seul maître à bord, l’Homme peut, en principe du moins, penser son avenir, tout en vivant son présent. Il peut définir des objectifs, imaginer et construire des projets, chercher et créer des moyens d’action, inventer même d’autres mondes etc. C’est ainsi qu’il parvient aujourd’hui à explorer l’univers et l’infiniment petit, et réaliser d’autres prouesses de toutes natures.

 

Malheureusement, et malencontreusement, cet espace non programmé est disponible aussi pour permettre à d’autres personnes d’en prendre largement possession.

 

En comparaison, les autres animaux ont, au contraire, une grande partie de leur mental programmé très étroitement. L’espace dans lequel ils disposent d’un libre arbitre est ltrès réduit, imité préventivement . Quant au niveau de compétence de leur cerveau , il est ajusté sur la nécessité, c’est à dire égal à ce qui est nécessaire pour gérer l’espace laissé à leur disposition.

Ainsi les comportements des animaux non humains restent basiques, se limitant à l’exercice des activités de base nécessaires à leur survie et à celle de leur espèce. Les capacités d’apprentissage existent mais restent limitées. Cette situation présentant d’ailleurs, pour eux, une certaine sécurité en leur évitant d’affronter des situations inconnues.

 

Mais que vient faire la sauce rousse dans ces généralités ?

 

C’est que, malheureusement et malencontreusement, l’espace non programmé dévolu à l’espèce humaine est disponible aussi pour les personnes extérieures qui ont imaginé derechef des raisons vertueuses pour justifier l’implantation leurs théories dans cet espace. Je cite, avec cet incident de la sauce rousse un incident à son propos pour engager la réflexion sur le « mode d’emploi » de l’espace non programmé.

En effet, cet espace n’est pas obligatoirement dédié au meilleur. Il peut tout aussi bien servir de cadre au pire, lequel peut se manifester en toutes occasions et circonstances.

 

Cet exemple de la sauce rousse est simpliste. Son but est de fixer l’attention sur des effets qui résultent du phénomène cité plus haut, c’est à dire l’invasion, le squattage, de l’espace non programmé d’un individu par d’autres individus.

C’est que l’invasion du cerveau d’autrui est facilité par le fait que ce cerveau esti, dès le début de sa construction, un organe extrêmement boulimique.

 

Le cerveau est aussi très sensible et fragile, tout particulièrement pendant la période de temps nécessaire pour réaliser l’essentiel de sa construction, soit pendant sept ans environ, temps de gestation compris.

Au-delà, de ces sept ans, ses besoins de connaissances et de développement se poursuivent, bien évidemment,quoique plus modérément. Ceci notamment jusqu’à l’age de trente ans, période de temps nécessaire pour que la construction du cerveau soit achevée, nous disent les neurologues.

 

Pendant les sept premières années de vie (compris les mois de gestation) la culture des parents et du groupe s’implante dans l’espace non programmé de l’individu.

 

Un cerveau humain est donc disponible pour recevoir « le meilleur et le pire ». Et la personnalité d’un individu (sur les bases de ses gènes) se construira et se fixera en grande partie en fonction des ressentis que lui procurera l’environnement.

Aucun individu n’étant identique à un autre (sauf les jumeaux monozygotes à leur naissance) l’incidence de l’environnement sera différent de l’un à l’autre. Cependant il existe de solides constantes faciles à identifier.

On peut comprendre que, en conséquence, si les membres d’un groupe humain reçoivent les mêmes impulsions, particulièrement pendant l’enfance, beaucoup d’entre eux partageront la même culture, celle-ci fut-elle plus ou moins négative, violente etc. Par exemple, la maltraitance des enfants est plus ou moins ressentie comme maltraitance selon la culture de telle ou telle communauté (actuellement en occident et dans la plupart des pays dits industrialisés, la privation de maternage, le réveil forcé chaque matin, l’élevage en collectivité ne sont pas considérés comme des maltraitances).

 

L’unanimité dans l’acceptation d’une pratique n’est en aucune façon un gage de la pertinence de la pratique en question.

Ce devrait etre au contraire une alerte qui devrait faire soupçonner l’invasion par des tiers idéologiques de la totalité des espaces humains non programmés

 

Car en effet, toutes les actions humaines seront toujours dictées par le cerveau, même lorsque le cortex est court-circuité par le cerveau limbique.

Les apports, dans le champ de l’espace non programmé d’une personne par une intervention extérieure sont toujours payants dans le cadre d’un projet d’implantation d’une croyance, quelle qu’elle soit.

 

Alice MILLER a bien montré que tous les tyrans sanguinaires avaient subit de graves maltraitances pendant leur enfance. Ces tyrans dont Hitler est l’archétype, ont vécu leur enfance dans la pire des violences, celle infligée par leurs figures d’attachement, les personnes que les lois de la vie leur faisaient ressentir comme étant leurs seuls recours, leurs protecteurs, leurs seuls dispensateurs de tendresse et de sécurité, ces besoins vitaux pour des nourrissons.

Pour les enfants maltraités et ceux seulement négligés et malmenés, l’Autre, est souvent perçu comme un danger. Ces enfants au cerveau mal-formé deviendront des adultes qui seront en permanence prêts à faire feu, pour détruire préventivement les ennemis dont ils se croient entourés.

 

La sauce rousse comme exemple (à minima).

 

Pour certains, en effet, faire une sauce rousse est impossible : « ça va brûler ! ». Pour eux, la couleur brune que prennent les oignons et la farine évoque des flammes qui embrasent leur maison, détruisent leurs affaires personnelles et mettent leur vie en danger. C’est une angoisse brutale, incontrôlable et insurmontable qui les saisit parce que le cerveau de ces personnes est marqué par la peur du feu (pour des raisons qui ne sont plus accessibles). La même peur leur est donnée par du feu dans une cheminée, ou par quelque feu que ce soit. Cette angoisse leur est imposée, ils n’ont aucune prise sur elle.

 

On peut faire la même observation à l’occasion de la conduite automobile dans l’exécution du virage à droite en épingle à cheveux.

 

Dans cette situation, la personne au cerveau suffisamment intact, à la personnalité non parasitée, sera en mesure de juger si elle doit déroger à la règle de la conduite à droite et si oui, passera logiquement à l’acte. Cette personne restera seule juge de la situation. Elle se rendra compte qu’il est nécessaire d’empiéter quelque peu sur la gauche de la route (si la vision du virage est suffisante) de façon à « élargir » ce virage et ainsi se retrouver bien à droite à sa sortie, c’est à dire à l’endroit où se situe le plus grand risque de collision avec un véhicule circulant dans l’autre sens.

Rien ne l’empêchera ce chauffeur de choisir la bonne démarche et d’exécuter la manœuvre choisie.

 

Pour certains autres conducteurs dont le cerveau a été entraîné à ne jamais remettre en question la hiérarchie et les ordres supérieurs, dont ici la loi de la conduite à droite obligatoire, empiéter sur la partie gauche de la chaussée est impossible. L’idée elle-même ne peut pas émerger, barrée par un sentiment de culpabilité insurmontable en forme de verrou.

 

Une constatation intéressante est de voir les efforts de cette personne après de nombreuses années de conduite rigoureuse à droite, qui, un jour, semble faire des tentatives pour s’aligner sur l’exemple du dégagement préparatoire à gauche qu’il a vu pratiquer maintes fois chez un autre conducteur, mais qui revient rapidement et irrésistiblement (sans doute avec un très grand soulagement), à la conduite à droite intégrale. Elle niera alors (que peut-elle faire d’autre?) la prise de risque du respect intégral de la conduite à droite.

 

De nombreuses manifestations de même nature que celles décrites ici se produisent évidemment, chez ces personnes, en toutes circonstances, pas seulement lorsqu’ils sont en voiture ou aux fourneaux.

Ces comportements simples du quotidien ne sont cependant pas, en eux-mêmes, sans conséquences familiales et sociales.

 

Des dommages pourtant constatés.

 

Une étude européenne suivie en France par l’INSERM (docteur ROBINE) a estimé à trente pour cent le nombre de personnes en difficulté pour, simplement, faire les actes courants du quotidien. Deux autres études estiment que 5 % ou 20 % (selon les études) des Français sont hors d’état de travailler.

Le nombre de ces personnes en mauvaise santé mentale (et physique par répercussion) n’est pas recherché en France (et sans doute dans nombre d’autres pays). Ces personnes consultent beaucoup et consomment beaucoup de médicaments, mais sont reçues par les soignants pour des affections particulières induites.

Cependant, je crois que cette estimation européenne à 30 % est très proche de la réalité, étant moi-même arrivé à un résultat identique par l’observation direste sur les habitants d’uhn périmètre géographique bien connu.

 

Il serait extrêmement important, vital même, de suivre l’évolution du nombre de ces victimes de leur enfance. Parce qu’il est évident qu’une augmentation continue de leur nombre conduirait fatalement la communauté à sa disparition, par une sorte d’inanition collective, par l’insuffisance de moyens d’existence, des désordres divers.

Or les autorités, et même le public se cramponnent dans une position de déni, s’obstinent à considérer la situation comme normale, refusent évidemment dans ces conditions de rechercher les causes de la dégradation de la santé publique physique et mentale, et pire encore, persistent à recommander la multiplication des causes pourtant connues de ces dérives culturelles, médicales et socio-familiales

 

 

Aucune espèce vivante n’a un palmarès aussi tragique que l’Homme.

Mais aucun humain ayant survécu (et survécu intact) aux guerres, aux génocides, à l’esclavage (ancien et moderne), à la maltraitance infantile institutionnelle et culturelle etc. , n’est en mesure d’agir sur le vaisseau fantôme de la civilisation quand celle-ci dérive.

 

Nous en sommes là.

 

 

Le 8 mars 2021.

 

Raymond SAMUEL

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- famiresam@orange.fr

- raymond.samuel26190@gmail.com

 

 

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