LA MACRONIE, DICTATURE OU DEMOCRATIE ?

La trahison des enfants, de l'Aide Sociale à l'Enfance à la PMA pour les femmes seules.

LA MACRONIE, DÉMOCRATIE OU DICTATURE ?

 

 

Les Régions, écrasées par le poids du « pognon de dingue », (RSA et autres), refusent toutes charges sociales nouvelles.

Le gouvernement vient de contourner malhonnêtement cette opposition par une stratégie plus que douteuse qui a consisté à produire au dernier moment avant le vote d’un projet de loi, un amendement qui rejette l’obligation de maintenir au-delà de leur majorité la protection des enfants pris en charge par l’ASE (Aide Sociale à l’Enfance).

Lorsqu’ils atteignent l’age de dix huit ans, ces enfants sont brusquement livrés à eux-mêmes. Il n’est plus tenu compte du fait qu’ils sont généralement très fragilisés par les maltraitances subies dans leur familles, et aussi pendant leur « placement » du fait de leur état. Et en effet, beaucoup deviennent SDF.

La preuve est faite depuis longtemps que l’enfance est très loin d’être un souci majeur pour nos gouvernements successifs.

Les souffrances des enfants n’empêchent pas nos édiles de dormir. C’est ainsi que l’élaboration et le dépôt de l’amendement en question est l’œuvre du gouvernement qui comprend Monsieur Adrien TAQUET ministre chargé de la protection de l’enfance !

Cet événement, fort dommageable en lui-même, nous montre que les priorités du gouvernement ne sont ni humanitaires ni sociétales. Par ailleurs ce gouvernement affirme être seul maître à bord et seul juge de ses actes. Il fait son affaire de la représentation nationale, notamment grâce à la discipline de vote de sa majorité, principe élevé à la hauteur d’une pratique vertueuse alors qu’il a pour effet d’assujettir le parlement au gouvernement.

Ceci pourrait ne pas poser de problèmes et même comporter des avantages si nos gouvernants étaient tous d’honnêtes gens, pleins de bonnes intentions et d’autre part d’une compétence sans failles.

Ce n’est pas le cas.

Il faut donc s’attendre à de nouvelles mesures arbitraires dans d’autres domaines que celui des jeunes majeurs de l’ASE.

Une telle situation, hélas, se présente cette année en ce qui concerne la PMA pour les femmes seules. Cette impensable promotion de la fabrique institutionnelle et juridique d’enfants orphelins est en grand risque d’aboutir prochainement du fait de l’adoption globale de la loi de révision de la bioéthique. Ceci malgré l’opposition d’une large majorité de la population, évidemment.

Notons qu’il existe déjà 25 % de familles monoparentales dont la plupart sont en difficultés de toutes sortes, notamment financières. La voie à initier n’est pas d’en augmenter le nombre, mais bien de changer de politique familiale et sociale pour agir sur les causes de la prolifération de ces familles monoparentales.

Entendons bien : le Pouvoir s’est engagé à faire aboutir cette revendication qui bafoue les lois de la vie et les droits les plus fondamentaux des enfants. Pour ce faire ce Pouvoir s’est rendu coupable de manipulations destinées à falsifier l’opinion sur le sujet exprimée par les Français. Il a, notamment, nommé aux postes clé des responsables affidés qui ont eu pour mission de conforter le projet gouvernemental. C’est ainsi qu’ont été nommés le nouveau président du comité de bio-éthique, Monsieur DEFRAISIS et le président de la commission parlementaire, Monsieur Jean-Louis TOURAINE (qui a avoué publiquement que, pour lui, rien n’était bien et rien n’était mal, ce qui autorise n’importe quoi). Tous ces personnages prétendent que l’affaire est entendue et qu’il n’y a pas lieu d’investiguer davantage. Pourtant, les conséquences de l’absence de père sont graves. Elles sont aussi connues, malgré le tabou qui règne à leur sujet. Notamment, et dès la fin des années 1970, il est devenu impossible de programmer des études scientifiques pour étudier ces conséquences.

Antérieurement à la décennie 1070, des études ont relevé certaines de ces conséquences sur les enfants. A Montréal où 1062 dossiers de jeunes délinquants ont été dépouillés et ont révélé que 61 % de ces jeunes étaient issus de parents divorcés ou séparés. Etait signalé le fait que beaucoup n’avaient que peu ou pas du tout de contacts avec le parent manquant (presque toujours le père). Evelyne SULLEROT, qui cite cette étude, ajoute qu’il faut réfléchir à la dangerosité d’un effacement trop prononcé du père et de la fonction paternelle.                   Un témoignage fourni par « le Trait d’Union » en 1887 indique que sur 1665 toxicomanes 40 % avaient été séparés de leur père. Le centre Monceau (2000 consultants) par an) signale une forte proportion de familles éclatées et de pères manquants. L’Institut National de Recherches Pédagogiques cite le résultat de l’examen de 334 adolescents de 16 à 18 ans qui vivaient surtout avec leur mère. Ces ados ont avoué avoir commencé les relations sexuelles très précocement, vers 13/14 ans, reconnu qu’ils s’alcoolisaient, fumaient plus de 10 dix cigarettes par jour, et se droguaient (au moins deux fois dans les six mois précédents). Munster Justice rapporte que la moitié de 804 toxicomanes incarcérés avaient des parents divorcés, séparés ou décédés, ce qui a été confirmé par le centre pénitentiaire de Fresnes avec 22,3 % de pères absents par divorce, 13,4 % de pères décédés, 2,2 % de père inconnus, 5,7 % de pères inconnus ou décédés. Soit au total, 43,6 %.

Facy (INSERM) note que les enfants sniffeurs,sont souvent en symbiose avec une mère captatrice, ont subi des carences affectives précoces à la suite de rupture du couple parental ou vécu des situations discontinues auprès d’une mère célibataire.

L’imposture du gouvernement, aidé par le Comité d’éthique et la commission parlementaire, qui cache ces indications majeures est bien caractérisée.

Nos édiles comptent sur le blocage de la diffusion de ces informations (qui ne sont d’ailleurs qu’une faible partie de ce qui est su par les professionnels et chercheurs)

ainsi que sur leur propre propagande, pour maintenir le public dans l’ignorance des réalités.

Ce projet de PMA pour les femmes seules assimile les petits humains aux petits herbivores, bovins, caprins, équins, cervidés, qui gambadent par leurs propres moyens quelques minutes après leur naissance et sont autonomes au bout d’une trentaine de jours.

Traiter les enfants de cette manière est criminel. Le devoir des autorités est de rappeler sans cesse quels sont les besoins des petits humains afin que nul ne les ignore. Les autorités font le contraire, ils cachent ces besoins.

Les enfants ont déjà été trahis maintes fois et sacrifiés aux désirs des adultes. Il est plus que temps de mettre fin à un courant qui va à l’encontre du bon sens puisque ces enfants sont les adultes de demain. Ce sont eux qui seront bientôt la société humaine. Mieux vaudrait qu’ils soient en bonne santé physique, mentale et affective.

Ne laissons pas voter cette loi sur la bioéthique dans laquelle sera glissée subrepticement l’extension de la PMA aux femmes seules. Ce qui fabriquerait toujours plus d’orphelins institutionnellement, juridiquement, et socialement. Prenons l’engagement d’opposer une volonté populaire irréductible à cette ignominie, harcelons les députés, répandons largement la vérité. Révoltons-nous s’il le faut. Trahir les enfants c’est trahir l’humanité,

 

Raymond SAMUEL

 

famiresam@orange.fr

 

 

 

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