LA MACRONIE Démocratie ou dictature ? (nouveau texte complété)

Ou comment le gouvernement parvient à agir en dictateur sans quitter le mode en apparence démocratique.

LA MACRO NIE ,

 

DÉMOCRATIE OU DICTATURE ?

 

 

Ou comment le gouvernement parvient à agir en dictateur sans quitter le mode en apparence démocratique.

 

Ce gouvernement vient, par exemple, d’utiliser la voie d’un amendement, mais en présentant celui-ci in extremis, pour obtenir le rejet de l’article de loi qui devait rendre obligatoire le maintien d’une certaine assistance du service public aux enfants « placés » lorsqu’ils atteignent l’age de dix huit ans.

 

Arrivés à l’age adulte, ces enfants, en effet, généralement très fragilisés par les maltraitances subies dans leurs familles (et aussi souvent pendant leur « placement »), sont brusquement livrés à eux-mêmes alors qu’ils ne sont pas en mesure d’être autonomes.

Sans logement et sans ressources, beaucoup deviennent SDF.

 

La preuve est faite depuis longtemps que l’enfance est très loin d’être un souci majeur pour nos gouvernements successifs.

Les souffrances des enfants n’empêchent pas nos édiles de dormir, même les responsables directs de l’enfance comme Madame BUZYN et Monsieur Adrien TAQUET. Ce dernier étant le ministre délégué chargé de la protection de l’enfance !

 

Le gouvernement affirme ainsi qu’il se réserve le droit de faire fi des considérations humanitaire et sociales, qu’il est seul maître à bord et qu’il fait son affaire de la représentation nationale. En ce qui concerne ce dernier point, il lui suffit de faire appliquer la discipline de vote à sa majorité, discipline annoncée comme étant un principe vertueux.

Il assujettit ainsi le Parlement au gouvernement.

 

Une telle situation pourrait comporter des avantages si nos gouvernants étaient tous intellectuellement honnêtes, animés seulement par de bonnes intentions, exempts d’arrières pensées, de compromissions, et d’autre part d’une compétence sans failles.

 

Ce n’est pas le cas.

 

Il faut donc s’attendre à de nouvelles mesures arbitraires dans d’autres domaines que celui des jeunes majeurs issus de l’ASE (Aide Sociale à l’Enfance).

 

Et la mesure qui est présentement en perspective et qui sera, par une astuce comme l’était l’amendement ci-dessus, subrepticement incluse dans la loi sur la bioéthique, c’est une mesure inimaginable, un véritable crime contre l’enfance. Pire encore, une disposition qui entend modifier par une loi française les fondements universels et originels de la vie elle-même.

 

Il s’agit de la PMA pour les femmes seules.

 

Ou comment transformer une pratique médicale destinée à soigner une pathologie, en outil juridique (la loi) qui officialiserait la création d’un peuple d’orphelins, d’hommes privés de parentalité par l’organisation du marché du sperme, de mères généralement en grandes difficultés financières, familiales et sociales, d’enfants vivant dans des conditions largement aggravées, accablés pendant toute leur vie par une immense, douloureuse et irréductible caverne intérieure. Ceci se traduisant d’autre part par une solide impulsion supplémentaire au délabrement de la société.

C’est la négation des lois de la vie qui, elles, garantissent depuis plusieurs milliards d’années la saine reproduction de toutes les espèces vivantes.

 

Fracasser notre société n’est pas une mission légitime pour un gouvernement, quel qu’il soit.

 

LES INEGALITES :

 

Ceux qui font la promotion de cette monstruosité la justifient par un besoin d’égalité entre les femmes qui ont les moyens financiers d’aller à l’étranger pour utiliser cette pratique (par ailleurs illégale), et celles qui n’ont pas ces moyens.

C’est un argument infime comparé avec les inégalités qui seraient créées par l’adoption de cette PMA sans pères.

En effet, cette adoption créerait des inégalités majeures que ses promoteurs s’emploient à cacher, notamment :

 

- inégalité entre les hommes et les femmes, chaque individu de sexe masculin étant menacé en naissant de ne pas pouvoir procréer. Pour chaque mère seule supplémentaire, ce serait un père éliminé. Ceci permet d’apprécier le haut degré de malhonnêteté d’institutions comme le Haut Comité à l’Egalité entre les Femmes et les Hommes qui dévoile ses objectifs cachés en promouvant la PMA pour femmes seules, postulant que le masculin ne sert à rien et occultant les immenses nuisance induites, comme les inégalités femmes/hommes, les amputations infligées aux enfants etc .

 

- inégalité entre les enfants ayant un père et ceux qui n’en auraient pas.

 

Notons qu’il existe déjà 25 % de familles monoparentales. Notons surtout que la plupart sont en difficultés, éducatives, financières, sociales. N’importe, notre gouvernement ne veut pas le savoir, sauf pour verser à ces mères seules des subsides puisés dans les fonds publics provisionnés notamment par les hommes condamnés au célibat.

La voie à suivre n’est évidemment pas d’augmenter le nombre des mères seules par une catégorie supplémentaire (pire que les anciennes pour les enfants) mais bien de corriger les errements qui ont conduit à la prolifération de ces familles monoparentales existantes.

 

LA MANIPULATION.

 

Notons aussi que le Pouvoir s’est rendu coupable de manipulations destinées à falsifier la relation que l’opinion publique manifeste à l’égard de ce sujet.

Il a, notamment, remplacé les responsables indépendants des postes clé par des affidés qui ont eu pour mission de donner des avis favorables au projet gouvernemental.

C’est ainsi qu’a été nommé le nouveau président du comité de bio-éthique, Monsieur Jean-François DELFRAYSIS et le président de la commission parlementaire, Monsieur Jean-Louis TOURAINE. Ce dernier a d’ailleurs avoué publiquement que, pour lui, rien n’était bien et rien n’était mal, ce qui autorise évidemment n’importe quoi selon le bon vouloir de ceux qui sont aux manettes.. Tous ces personnages prétendent que l’affaire est entendue et qu’il n’y a pas lieu d’investiguer davantage.

Ce Pouvoir a aussi fait cause commune avec le féminisme radical qui est l’instigateur de cette folie et qui espère, par cette mesure d’élimination du père, asseoir davantage son hégémonie.

 

QUELQUES CONSEQUENCES DE L’ABSENCE DU PERE.

 

Pourtant, les conséquences de l’absence de père sont graves et connues des spécialistes de l’enfance, malgré le tabou qui règne à leur sujet. Ce tabou a été initié par le féminisme radical, idéologie dominante qui, et dès la fin des années 1970, a interdit de programmer des études scientifiques pour étudier les conséquences sur les enfants de l’absence du père.

Antérieurement à la décennie 1980 des études avaient relevé certaines de ces conséquences :

 

- A Montréal où 1062 dossiers de jeunes délinquants ont été dépouillés. L’examen de ces dossiers a révélé que 61 % de ces jeunes étaient issus de parents divorcés ou séparés, que beaucoup n’avaient que peu ou pas du tout de contacts avec le parent manquant (presque toujours le père). Evelyne SULLEROT, qui cite cette étude, ajoute qu’il faut réfléchir à la dangerosité d’un effacement trop prononcé du père et de la fonction paternelle.

 

- Un témoignage fourni par « le Trait d’Union » en 1987 indique que sur 1665 toxicomanes, 40 % avaient été séparés de leur père.

 

- Le centre Monceau (2000 consultants par an) a signalé une forte proportion de familles éclatées et de pères manquants.

 

- L’Institut National de Recherches Pédagogiques cite le résultat de l’examen de 334 adolescents de 16 à 18 ans qui vivaient surtout avec leur mère. Ces ados ont avoué avoir commencé les relations sexuelles très précocement, vers 13/14 ans, reconnu qu’ils s’alcoolisaient, fumaient plus de dix cigarettes par jour, et se droguaient (au moins deux fois dans les six mois précédents).

 

- Munster Justice rapporte que la moitié de 804 toxicomanes incarcérés avaient des parents divorcés, séparés ou décédés, ce qui a été confirmé par le centre pénitentiaire de Fresnes avec 22,3 % de pères absents par divorce, 13,4 % de pères décédés, 2,2 % de père inconnus, 5,7 % de pères inconnus ou décédés. Soit au total, 43,6 %.

 

- Facy (INSERM) note que les enfants sniffeurs,sont souvent en symbiose avec une mère captatrice, ont subi des carences affectives précoces à la suite de rupture du couple parental ou vécu des situations discontinues auprès d’une mère célibataire.

 

L’imposture du gouvernement, aidé par le Comité d’Ethique et la commission parlementaire, QUI CACHENT CES INDICATIONS MAJEURES est bien caractérisée.

 

Nos édiles comptent sur le blocage de la diffusion de ces informations

ainsi que sur leur propre propagande, pour tromper le public et le maintenir dans l’ignorance des réalités.

 

Ce projet de PMA pour les femmes seules assimile les petits humains aux petits herbivores, bovins, caprins, équins, cervidés, qui gambadent par leurs propres moyens quelques minutes après leur naissance et sont autonomes au bout d’une trentaine de jours, alors que les petits humains ont des besoins infiniments plus importants et complexes, et ceci pendant une vingtaine d’années.

Traiter les enfants de cette manière est criminel. Le devoir des autorités est de savoir et de rappeler sans cesse quels sont les besoins des petits humains, quelles structures familiales et sociales sont nécessaires pour eux afin que nul ne les ignore. Nos autorités font le contraire, ils ignorent ou cachent les besoins des enfants et les instrumentent sans vergogne.

 

CONCLUSION.

 

Les enfants ont déjà été trahis maintes fois et sacrifiés aux désirs des adultes. Il est plus que temps de mettre fin à un courant qui va à l’encontre du bon sens puisque ces enfants sont les adultes de demain. Ce sont eux qui seront bientôt la société humaine. Mieux vaudrait qu’ils soient en bonne santé physique, mentale et affective.

 

Ce projet de société qui bafoue les lois de la vie, où le père est officiellement déclaré inutile, où l’enfant est amputé de la connaissance de la moitié de sa personne etc. ressemble à celui d’un savant fou, ou pourrait sortir des rêves d’un HITLER, d’un Pol POT ou d’un CEAUCESCU.

 

Ne laissons pas voter cette loi sur la bioéthique qui comportera l’extension de la PMA aux femmes seules. Prenons l’engagement d’opposer une volonté populaire irréductible à cette ignominie, harcelons les députés, répandons largement la vérité. Révoltons-nous s’il le faut. Trahir les enfants c’est trahir l’humanité,

 

Raymond SAMUEL

 

 

famiresam@orange.fr

 

 

 

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