LES IMPOSTURES NI VUES NI CONNUES

L'art et la matière

LES IMPOSTURES ORDINAIRES, NI VUES NI CONNUES.

 

Je lis, page 163 de son livre « Le pays des Celtes », la citation suivante que fait Laurent OLIIVIER (archéologue-auteur) du manuel scolaire d'Ernest Lavisse :
- « Les enfants allèrent à l'école pour apprendre à lire et à écrire, pour apprendre l’arithmétique, et d'autres choses encore ».
Il ajoute un commentaire :
- «On veut dire par là que l'apprentissage de la romanité fut, pour les Gaulois, en somme, ce qu'est aujourd'hui l'instruction publique de la République : leur élévation au savoir et à la conscience ».

Je me garde de me substituer à Laurent OLIVIER pour expliciter à sa place la portée qu'il voulait donner à ce commentaire relatif au texte d'Ernest Lavisse. Ce que j'en dis ci-après est exclusivement le fruit de réflexions et constatations personnelles.

Les impostures « utiles ».

« Apprendre à lire et à écrire, être élevé au savoir et à la conscience grâce à l'école », c'est la vérité qui sort du puits pour que nul n'ignore les bienfaits qui ne peuvent être dispensés que par l'instruction publique/éducation nationale Républicaine. Cela établit, sans contradiction possible, le fait que l'école est la seule voie possible pour accéder à l'état de citoyen éclairé.
Accessoirement et en l'occurrence, c'est aussi suggérer comme logique la suprématie du vainqueur Romain éduqué sur le vaincu Gaulois inculte.
Ernest Lavisse sait que la démarche de l'enseignant, pour être honnête, devrait consister à faire la balance entre les avantages apportés par les Romains et les dommages que leur conquête avait causé aux Gaulois. Il a pourtant choisi l'imposture démontrée par un mensonge par omission : il a passé sous silence la destruction d'une civilisation celtique originale et pleine de promesses.

Que donne à penser cette démarche à priori étrange ?

- Que la fin justifie les moyens ?
- Que fréquenter l'école est un tel privilège que cela oblige à admettre l'occupation étrangère de son pays, y compris la mort d'un million d'humains ?
- Que l'un des buts de l'école serait d'implanter dans l'esprit des élèves l'idée que la loi du plus fort est toujours la meilleure ?
- Que l'obéissance est une vertu cardinale ?
- Que la vérité ne sort pas de la bouche des enfants, mais de celle de la Maîtresse (et autres dirigeants) ?

Sûrement tout ceci, et d'autres chose encore du même ordre.

Faut-il vraiment confier nos enfants à l'école ?

Raymond SAMUEL
le 24 août 2018.

 

 

 

 

 

 

 

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