Belle victoire des Chibanis de la SNCF

                                 

                                    La victoire des Chibanis de la SNCF est belle.

Cette victoire été obtenue après de longues années de lutte, les Chibanis ne l’ont obtenue que grâce à leur détermination et leur courage. Le motif de la condamnation de la SNCF est : DISCRIMINATIONS, l’entreprise publique dont l’état est actionnaire à 100%, a discriminé pendant prés de 40 ans, ces cheminots, dans l’indifférence des syndicats de travailleurs, des associations qui vivent sur le dos du racisme et de la discrimination : SOS racisme, MRAP, LICRA, LDH, Maison des potes, etc…, et les médias qui étaient muets jusque ces derniers temps. Ces Chibanis sont, pour plus de la moitié d’entre eux, français et tous leurs enfants sont français. Le délibéré en leur faveur, du 21 septembre, indique que les sommes alloués l’ont été aux titres de : discrimination durant l’exécution du contrat de travail, et discrimination au titre des droits à la retraite. Le Conseil des Prud’Hommes de Paris (CPH) à mis la lumière sur la réalité de l’engagements des syndicats auprès des immigrés et des français héritiers de l’immigration. A la SNCF, il vaut mieux prendre une assistance juridique auprès de sa banque, que de prendre une carte syndicale. Si le racisme et les discriminations trouvent un terrain fertile à la SNCF, c’est parce qu’ils ne sont pas combattus par les syndicats, et que la SNCF ne sanctionne pas les auteurs de ces délits. On a pu entendre ici et là que c’était une question de statut ou de nationalité, hors la question est autre, est ce que les Hommes sont égaux au travail ? Placés dans une situation identique de travail, pourquoi certains doivent travailler jusqu'à 15 ans de plus que leurs collègues, pour une retraite deux fois moindre ? Les Chibanis, que la SNCF a recrutés au Maroc dans les années 70,  avec un contrat qui stipulait l’égalité de traitement et de salaire, ont eu gain de cause, parce que selon les textes de la SNCF, ils sont cheminots à part entière, et ont été entièrement mis à part. Ce traitement post-colonial des travailleurs maghrébins, à qui l’égalité entre travailleurs a été refusé, ont accueillis cette victoire avec joie, maintenant les discriminations dont ils ont été victimes sont actés par la justice, c’est cette reconnaissance du Tribunal des prud'Hommes de Paris qui leur a rendu leur dignité. Les veuves de ceux qui sont morts, pour beaucoup au travail, et qui ont été laissées à leurs sorts avec leurs enfants, ont aussi accueillis le délibéré avec joie. Cette victoire est celle de tous les immigrés et des héritiers de l’immigration.

 

 

                                                 

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