Grève de la faim contre les discriminations à la SNCF

 

                                        Collectif SNCF droit à la différence

Le collectif SNCF droit à la différence, est formé de salariés de métiers différents et de lieux géographiques divers. Devant le constat que la direction de la SNCF ne fait rien pour combattre le racisme et la discrimination dans l’entreprise et que ce combat n’intéresse pas les syndicats. Ces faits sont dénoncés par de nombreux rapports du Défenseur des Droits et des inspecteurs du travail.  Après une 1° manifestation devant le siège de la SNCF le 19/04/2012 ou nous avons été reçu par le directeur du pôle diversité, M. MWANGELU et son équipe, nous avons exposé les faits discriminatoires et racistes qui ont cours dans notre entreprise, sans que nos dires soit contestés, certains dossiers étant passés par leurs mains .Lors de la 2° manifestation du 06/06/2012, toujours devant le siège de la SNCF, un des membre du collectif a rencontré M.PEPY et lui a, de nouveau relaté le pourquoi de nos manifestations .Le président de la SNCF, a donné sa parole de recevoir le collectif afin de trouver une solution à ces situations, et a demandé qu’un premier RDV soit établi avec le DRH national, M.HISLAIRE , ce qui a été programmé pour le 12/07/2012.Quelques jours avant ce RDV, celui-ci a tout simplement annulé cette rencontre .Devant ce mépris et le manque de volonté de mettre un terme à ces agissements délictuels au sein de l’entreprise, 6 membres du collectif, dont une femme enceinte,  sont quand même venu le 12/07/2012 dans les locaux du siège de la SNCF  et ont entamé une grève de la faim, pour que le racisme et la discrimination soient combattu dans l’entreprise .Le directeur du pôle diversité ainsi que le directeur du pôle éthique nous ont reçu dans une salle de réunion , après un discours stérile qui nous invité à quitter les lieux, nous avons continué notre grève de la faim .Le soir venu, le secrétaire général de M.PEPY est venu à la rencontre du collectif pour voir ce qui se passait, et quand il a su que notre collègue était enceinte, lui a demandé de cesser cette grève de la faim et a  fait appelé les pompiers, la police ferroviaire,  la police nationale, et l’astreinte juridique SNCF qui nous a menacé de représailles juridiques, sans que personne n’ai l’humanité de lui ramener un matelas et une couverture …..Le problème que nous affrontons est que personne ne contredit le fait que des agissements discriminatoires et raciste ont lieu au sein de l’entreprise en toute impunité. Le 2° jour de grève de la faim du collectif, en fin d’après-midi, après qu’un des membres du collectif ai eu un malaise qui lui a valu d’être emmené aux urgences par les pompiers, des propositions d’indemnisations ficelées par un des secretaire de la CGT, sans la moindre concertation avec le collectif, ont été faite a 3 membres du collectif qui ont dénoncé la politique de l’entreprise  au 13h00 de France 2 quelques jours avant. Cette grève de la faim au siège de la SNCF aura vu quelques cas réglés, c'est une victoire pour le collectif « SNCF droit à la différence » dans le sens ou la SNCF reconnait que des personnes sont discriminées dans l’entreprise de part leurs origines ou autres, mais quand est il des autres victimes,  et que compte mettre l’entreprise en place afin que des salariés n’aient pas à subir ces agissements délictuels pendant des années? Nous faisons le constat de l’échec  de la politique de « diversité » mené par l’entreprise et sommes force de propositions quand à la manière de prévenir ces délits comme la mise en place d’un numéro de téléphone qui permettrait aux victimes de discriminations de rentrer en contact avec un médiateur qui agirait afin que ces situations cessent rapidement, et que les auteurs soient sanctionnés. Les syndicats ne brillent pas par leurs présences dans les cas de discriminations, le collectif ne s’est formé que par le manque de réactivité de ceux-ci, certains délégués syndicaux ont même favorisé ces discriminations en magouillant avec la direction, eux aussi doivent faire leur examen de conscience, parce qu’on ne protège pas les salariés selon leurs origines ou autres. Le collectif SNCF droit à la différence continu de se battre contre ces agissements délictuels tolérés par l’entreprise et se met à l’écoute des salariés, quelles que soit leur discriminations via l’adresse mail    collectifsncfdroitaladifference@gmx.fr    

                                      

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