Chibanis cheminots discriminés par la SNCF et par la justice

                                                             Audience au Conseil des Prud'Hommes de Paris de 208 Chibanis cheminots.

 

Le 05 mars 2014 à 13h00, 208 Chibanis de la SNCF sont convoqué au CPH de Paris afin de défendre leurs droits face à la SNCF pour des faits de discriminations. Ces Chibanis que la France est allé chercher au Maroc dans les années 70 pour faire les travaux exténuant que les cheminots français ne voulaient plus faire, sont venu aprés avoir signé des contrats en bon et due forme (voir doc), qui leurs assurés l'égalité de traitement avec leurs collègues cheminots français. Les Chibanis ont trimé toute leur carrière en subissant la discrimination sur l'évolution de carrière, cantonnés aux basses qualifications, travaillant en extérieur, sous la neige et sous la pluie à installer les voies, dans les dépôts de trains et agents de manouevre sur les quais. Les autres discriminations qu'ils ont subi, sont les droits à la retraite, ils travaillent 7 ans de plus que leurs collègues cheminots et s'ils leur arrive un accident du travail et qu'un centre médical se trouve à côté, il n'ont pas le droit de s'y faire soigné. Les pension de reversion sont insignifiante et les veuves se retrouvent démunies et délogée de leur appartement SNCF, l'entreprise estimant qu'elles n'ont plus le droit d'y habiter. Lorsque les Chibanis de la SNCF ont commencé à prendre leur retraite, ils se sont rendu compte que le calcul de leur pension était différent de celui de leur collègues cheminot. Il perçoivent en moyenne un tiers de la pension de leurs collègues. Les Chibanis se demandent si c'est la carte d'identité qui a changé les rails ou simplement des cheminots, les outils pour installer les rails sont rudimentaires: pelle, pioche, brouette et muscles. Ces hommes ont participé à la richesse de la France et y ont donné leurs santé et leurs "cotisations social. La France a reconnu ce service rendu à la nation, en convoquant 208 de ces Chibanis au CPH de Paris, parmis 916 plaignants. La salle d'audience devant les acceuillir ne comportant que 30 places assises, tout le monde était dans le couloir, ne pouvant entendre ni l'appel des noms auquel les juges ont renoncé, ni les juges et les plaidoierie des avocats. Une étable aurait été plus appropriée. Les juges quand à eux, lorsqu'ils ont entendu un portable sonné, ont menacé de levé la séance à la prochaine sonnerie de téléphone, ils auraient pu simplement demander à la personne de sortir et non une menace sur 208 personnes, la bienveillance des juges à l'égard de ces justiciables est dite. L'avocat de la SNCF ne défend que la prescription des faits et souligne la chance qu'ils ont eu, de venir travailler en France. Lors d'une audience précédente, il raillait les juges en leur disant que les audiences ne servait à rien, étant donné que leur décision de renvoyer l'affaire devant un juge départiteur était connue d'avance, et il avait raison. Le délibéré de cette audience sera rendu le 20 mars 2014 et comme les 8 groupes précédent ce sera le même, renvoi en départage. Le comble a été de voir un groupe de syndicaliste CGT, au pied de l'immeuble faire signer une pétition aux Chibanis pour que le projet SAPIN conçernant les CPH soit retoqué, et quand je leur demande s'ils soutiennent le combat des 208 Chibanis cheminots jugés ce même jour, ils sourient et me disent "on est au courant", le syndicalisme qui prône à travail égal, salaire égal est mort. Ces 916 Chibanis cheminots qui sont discriminés sont autant de pères de famille dont les enfants sont à plus de 90% FRANCAIS. Mme Taubira, Garde des sceaux, lors d'une visite au CPH de Paris, est au courant de cette manière ingrate de rendre la justice. Peu importe la couleur politique de ceux qui sont au pouvoir, les Chibanis de la SNCF se battent depuis 2001 pour faire valoir leurs droits, et la justice les traite avec la même indifférence. Une société qui ne respecte pas ses ainés, n'a pas d'avenir.

Rdwan.

Association Droit à la Différence.

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