SNCF: Racisme et discriminations

Nouredine a saisi le Conseil des Prud’Hommes en novembre 2007 pour discrimination en raison de son origine. Aprés 13 années de service, il n’atteint pas le SMIC. Une dizaine de salariés témoigne de cette discrimination raciste, un rapport du Défenseur Des Droits décrit les faits, et aprés six longues années de procédures judiciaire, en février 2013, la SNCF a été condamnée par le Conseil des Prud’Hommes de Paris pour harcèlement et discrimination dûe a ses origines.

Malgré les preuves accablantes, la SNCF fait appel et se venge, elle tente de renvoyer Nouredine par le biais de la réforme. Cette entreprise publique, dont l’état est seul actionnaire, ne s’élève pas contre les atteintes à la dignité que sont le racisme et les discriminations au travail.

Guillaume Pepy, PDG de la SNCF, est au courant de ces situations innaceptables, via l’inspection du travail, le Défenseur Des Droits, les associations, et les décisions de justices rendues contre la SNCF. En tant que président de la SNCF, désigné par l’état, M.Pepy se doit de mettre en oeuvre des mesures forte contre les protagonistes de ces délits en sanctionnant les auteurs, et en condamnant ces actes, le racisme ordinaire ne doit pas s’installer.

Les nombreuses cas de traitements discriminatoires et racistes mis en lumière par les médias, n’ont pas été suivis d’un positionnement clair de la part de l’entreprise, au contraire, la communication de l’entreprise est d’être dans le déni et la minimisation des faits. Le Défenseur des Droits relève qu’à la SNCF, l’absence de réaction de l’encadrement fait que la lutte contre les discriminations est inopérante, un grand nombre de dossiers sont entre ses mains. Ce n’est pas parce que les syndicats ne s’occupent pas des discriminations, qu’elles n’existent pas, il n’y a pas plus aveugle que celui qui ne veut pas voir. Les Discriminations sont multiples, liées principalement à l’origine, l'handicap et à l’âge. Les discriminations au travail sont l’affaire de tou(tes)s.

 

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