SNCF : discrimination, et les syndicats ?

Dans le monde "normal" du travail, il y a la direction, le salarié, et le syndicat. Lorsque la direction discrimine le salarié, le syndicat défend le salarié avec les outils mis à sa disposition (heures de délégations, réunion entre la direction et les Délégués du Personnel, réunion de la Comission d'Hygiène de Sécurité et des Conditions de Travail). A la SNCF la discrimination raciale n'intéresse ni la direction ni les syndicats,

Dans le monde "normal" du travail, il y a la direction, le salarié, et le syndicat. Lorsque la direction discrimine le salarié, le syndicat défend le salarié avec les outils mis à sa disposition (heures de délégations, réunion entre la direction et les Délégués du Personnel, réunion de la Comission d'Hygiène de Sécurité et des Conditions de Travail). A la SNCF la discrimination raciale n'intéresse ni la direction ni les syndicats, et dans une entente cordiale chacun enfonce le salarié qui se retrouve isolé face aux 2 rouleaux compresseurs .La paix social s'achète par la direction qui proposent aux syndicats de redistribuer des qualifications lors des notations (la direction demande une liste de nom de personnes à promotionner), et qui paie l'addition ? Mohamed, Nordine,Alain, Theimoko, Zineb, Mustapha.......Ces gens que l'on assimile à des sous Hommes et non à des citoyens français travaillant à la SNCF .Les manières de faire sont variés : ils refusent de poser les questions que les salariés veulent poser lors des réunion des délégués du personnel, ils trafiquent la CHSCT pour faire des enquêtes bidons et laisser la personne dans sa merde .Il n'y a pas un syndicat pour rattraper l'autre : CGT, UNSA, CFDT,FO ........L'exemple frappant, est l'histoire des travailleurs marocains que la SNCF est allée chercher dans les années 70, avec un contrat stipulant l'égalité des droits avec les cheminots français, ceux-ci  arrivent en retraite 7 ans plus tard et pratiquement au SMIC.Pourquoi la CGT, au nom des valeures d'égalité qu'elle défend, ne les a t'elle pas soutenu ? Ils sont quand même 744 devant les tribunaux, dont beaucoup croyaient aux valeures de la CGT avant de rendre leurs carte syndicale.Ils se battent depuis 10 ans, face aux ténors du barreau de la SNCF, sans la solidarité syndicale de l'entreprise pour laquelle ils ont donné leur vie .D'ailleurs le travail est bien fait puisqu'on entend pas parler de discriminations à la SNCF.Sur le papier tout va bien, "charte de la diversité, direction de l'éthique,M. diversité, syndicats etc..Mais la loi s'arrête devant les portes de l'entreprise, on peut avoir des comportements racistes sans être inquiété, les syndicats veillent.Quelques cheminots discriminés se sont rassemblé en collectif indépendant et luttent pour faire valoir leurs droits de citoyens français à ne pas être discriminé et leur droit de cheminot à travailler dans la dignité .Le rapport parlementaire "PERRUCHOT" sur les syndicats, souligne le fait que les cotisations des adhérents aux syndicats ne représente que 10% de leur budget, d'ou vient le reste, sinon de l'employeur qui achète la paix social .Dans un pays qui ne compte que 9% de syndiqués, dont les syndicats ont des comptes opaques,c'est le syndicalisme qui est entièrement à reconstruire.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.