Procés des Chibanis de la SNCF du 23 mars 2015

Tôt le matin, 200 personnes convoqués pour 08h45 , les Chibanis arrivaient par petits groupes, de plusieurs régions de la France, les uns d'Alsace, d'autres de Bordeaux, du Maroc et d'autres endroits. Certains étaient là avant l’aube, la pertinence de l'heure reste à démontrer. Ils sont convoqués pour voir l'aboutissement de 10 années de procédures devant le Conseil des Prud’hommes (CPH) de Paris. Dix ans c'est long, les avocats ont changés plusieurs fois, lors des  soumettre les mêmes preuves, celle du traitement inégal des salariés, qu’il soit social ou salarial, et en fin decarrière, une inégalité de plus de 2 fois inférieure sur le montant des retraites.Ceux qui ont laissé leur santé au travail, ne profitent pas longtemps de leur retraite. Certains, morts pendant le travail, parce que le métier était dangereux, ne verront pas le résultat de cette audience. La salle étaient bondée de Chibanis, des veuves de  cheminots, dont ont parle peu, celles qui non seulement ont perdu leur mari au travail, mais qui en plus, ont dû batailler des années pour obtenir une pension de reversion de misère, alors que, les veuves des autres cheminots, ont perçu, une pension de reversion immédiate et digne. Le silence de cette salle pleine, de personnes installées tant bien que mal. Et les couloirs plein de Chibanis, certains ne se sont pas vus depuis longtemps et se racontent des histoires de vieux cheminots, la machine à café a tourné à plein régime, prés de 170 personnes étaient présente. Les Chibanis, discret comme la vie les y a forgé, écoutent attentivement les plaidoierie, certains dorment épuisés par le trajet. Sur les deux premiers bancs. L’un réservé aux avocats des Chibanis, Olivier de Boissieu et Clélie Delesqun, ainsi que Katim, ancien cheminots, un des fondateur de cette action en justice, et le docteur en économie, Bendali, qui suit cette affaire depuis quelques années et porte la parole de l'association "Ismaïlia des cheminots marocains de France". L’appel de tous les Chibanis convoqués, a duré un long moment, je suis sorti dehors, quelques Chibanis qui fumaient, quelques journaliste qui réglaient leur materiel. Pas de banderolles syndicales, portées par des militants qui crient cette injustice faîte à leurs collègues, le monde associatif est inéxistant sur ce qui est le plus grand procés en discrimination en France, une rue trop calme au regard des enjeux qui se déroule dans le CPH. C’est la fin du non-dit, du long chemin judiciaire semé d’embûches. La justice dira si les Hommes sont égaux au travail, ou si, avec quelques virgules, ont peu justifier un traitement discriminatoire entre les salariés exerçant les mêmes fonctions. Sur l’autre banc, l’avocat de la SNCF, Jean-luc Hirsch et son équipe, qui justifie les virgules. Delesqun plaide, elle revient sur l’absence de déroulé de carrière, qui les a laissé aux plus bas salaire, cantonné aux mêmes tâches, certains sont encore actif et travaille sur les voies, de nuit, à plus de 60 ans. L’interdiction de passer des examens parce qu’étranger, donc ne pouvant pas évoluer. Les pensions de reversion des veuves, et leurs droits bafoués. Le fait qu’ils ont dû travailler sep ans de plus que leurs collègues et les autres aspects socials du dossier. Je sors dehors, et me souvient d’une journée  comme celle-ci, ou j’étais venu manifester, au cotés de Sud rail, parce qu’un militant Sud, a été renvoyé de la SNCf aprés une grêve qui a mal tournée. La rue était bondée, les bannières syndicales claquaient et un gros ballon gonflable, siglé Sud-rail, flottait dans les airs, les soutiens criaient et lâchait des pétards pour se faire entendre, c’est beau la solidarité, il faut rentrer. Vient le tour de l’avocat de la SNCF, qui emploi des phrases comme «  s’ils n’étaient pas content, ils auraient pû partir, ils étaient libre », et d’autres arguments précisant que la SNCF a été bonne de leur donner des cartes de circulation, seulement en 2004, comme leurs collègues, et que leur statut de ce fait, s’est amélioré. En citant les textes des réglements, qui justifient cette discrimination des salariés. Les Chibanis de la SNCF, verront le délibér leur être remis le 21 septembre 2015. Merci aux personnes qui ont répondu présent au rassemblement de soutient devant le CPH. Il y a eu quelques discussions devant le CPH, ensuite les Chibanis sont partis petit à petit, comme ils sont venu.

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