La SNCF discrimine 850 Chibanis.

 

Les Chibanis, que la SNCF a été chercher au Maroc, dans les années 70, ont durant toute leur carrière été discriminés par rapport à leurs collègues français, comme eux cheminots. Considérés comme travailleurs de seconde zone, ils ne sont ni salariés au statut cheminot, ni vraiment contractuel, un traitement discriminatoire leur a été réservé. Ils sont restés aux plus basses qualifications, avec les salaires les plus bas, cantonnés aux tâches les plus dures, avec l’impossibilité de changer de de travail. Ils sont, soit au centres de triages, à raccrocher des wagons, soit sur les voies, à la pose et à la maintenance des voies ferrées, ces travaux s’effectuant toujours en extérieur, qu’il neige ou qu’il pleuve. Certains sont toujours en activité aux mêmes postes, a plus de 65 ans. Les Chibanis ont été disponible, de manière immédiate et constante, durant toute leur carrière pour la SNCF, avecl’interdiction d’avoir une autre activité professionnelle. Leurs discriminations ont été multiple : évolution de carrière inexistante ; protection sociale inférieure ; pension de reversion, aux veuves des Chibaniss morts au travail, indécentes, en moyenne 300 euros ; ils travaillent sept ans de plus que les autres cheminots, pour une retraite deux fois moindre. Aprés 10 longues années de procédures judiciaires, les dossiers sont déposés au CPH depuis septembre 2005, 850 Chibanis, les uns français, les autres immigrés depuis 40 ans, demandent à la justice si "l'ouvrier français de même catégorie" est supérieur à son collègue cheminot indigène de la république. Ont ils été corvéables à souhait, toute une vie de travail, pour finir leur vie avec une retraite de misère. Cela dépend surtout du ministre des transports, car la SNCF est une entrprise appartenant  à l'état, le contrat avec la France était l'égalité de traitement. En 2015,  850 Chibanis cheminots demandent justice au Conseil des Prud’Hommes de Paris, le délibéré aura lieu le 21 septembre 2015.

 


A travail égal, salaire égal.

A travail égal, protection sociale égale.

A travail égal, retraite égale.

                

                                   

                                   EXTRAIT DE LEUR CONTRAT DE TRAVAIL :

 

 Le travailleur doit recevoir à travail égal, une rémunération égale à celle de l’ouvrier français de même catégorie employé dans l’établissement ou à défaut d’ouvrier français remplissant ces conditions, une rémunération conforme au taux couramment pratiqué dans la région.  

L’égalité de traitement s’étend également aux indemnités s’ajoutant au salaire.

 

Rassemblement de soutiens des Chibanis de la SNCF.

Le 21 septembre 2015 à 13H00 au Prud’Hommes de Paris.

27 rue Louis Blanc 75010 Paris . Métro Louis Blanc L7.

                           

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.