États policiers, Dictature du Capitalisme vert et Surveillance généralisée - Part 3

Dans cette troisième partie : la surveillance généralisée. Nous passeront en revue les stratégies politiques utilisées pour désamorcer les contestations populaires. Nous verrons comment la surveillance généralisée s’inscrit dans la logique de l’économie capitaliste qui veut la destruction des libertés et de la vie privée pour l'accroissement des profits des détenteurs du capital.

Macron et son gouvernement sont minés par le pantouflage et le rétropantouflage, qui comme nous le dit le Canard Enchainé : «  n’a jamais été aussi à la mode que sous Macron »[1]. Avec l’exemple que donne le gouvernement, ce passage du public aux privées douteux gagne du terrain chez les hauts fonctionnaires et administrateurs de l’état, qui grâce à leurs positions dans le gouvernement et dans les administrations et contre l'assurance de gains financiers passe dans des sociétés privées; par exemple le directeur adjoint de la DGSE, les services secrets français, Laurent Pellegrin qui passe chez Idemai, une société spécialisée dans la reconnaissance faciale, on recycle bien les barbouzes en France.

La politique de Macron permet, organise ou facilite pour les riches et ultra-riches, les multinationales et les corporations l'optimisation fiscale et l'évasion fiscale. Macron a annulé l'ISF – l’impôt sur les grandes fortunes – qu’il a remplacé par des impôts de complaisance pour les plus riches, comme l'IFI - Impôt sur les Fortunes immobilières -  et le PFU - Prélèvement Forfaitaire Unique ou Flat Tax. Il a pérennisation le crédit d'impôt CICE qui rapporte 40 milliards aux entreprises sans effet positif sur l'emploi, il a organisé la suppression de l'Exit Tax qui est une perte pour l’état qui va jusqu'à 6 milliards d'euros, et la baisse du taux d’impôt sur les sociétés à 25%, etc.

Macron dit tout et son contraire, et comme on l’a vu dans la crise du Covid-19, lui-même et son gouvernement n’ont cessé de mentir. La mythomanie est la pierre angulaire de leur politique. Voici des exemples d’annonces mensongères faîtes par des ministres qui occupent les plus gros ministères du gouvernement de Macron.

Les aventures de Little Dick - ep03 : Principe d'impartialité © FAHRENHEIT 451

Se pourrait-il que les ministres de Macron soient incompétents, incultes ou simplement des mythomanes, il se peut également qu’ils soient les trois à la fois. Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur à l’occasion des commémorations de la victoire contre le nazisme déclarait : « Partout en France, des policiers ont pris le maquis…des policiers ont guetté l’ennemi, traqué la haine, combattu l’oppression…des policiers ont fait le choix de la résistance. »[2]. Ces propos relèvent de l’ignorance et/ou du mensonge, en effet l’historien Christian Chevandier contredit les propos du ministre, Chevandier nous dit, je cite : « Si des policiers se sont engagés dans la Résistance, c’est en désobéissant à leur hiérarchie et à la politique du gouvernement. […] Ce que l’on peut dire, c’est qu’une minorité de policiers s’est engagée dans la Résistance… Mais cette minorité de policiers s’est aussi heurtée à une culture professionnelle qui est celle de l’obéissance », car comme nous le rappelle Raymond Gurême, résistant pendant la Deuxième Guerre mondiale : « [c’est la police] qui encadraient les camps d’internement pour ‘nomades’, aucun Allemand n’était en vue », et comme nous le confirme l’historien Jean-Marc Berlière, une telle collaboration massive de la police et des hauts fonctionnaires français avec le gouvernement de Vichy n’a débouchée que sur des mesures minoritaires de sanction à la Libération, la continuité de la structure institutionnelle et l’institution policière collaborationniste sort globalement épargné de la période, et n’a pas été remise en cause.

Plus qu’une crise sanitaire, le Covid-19 est une crise politique, social et environnementale. Ne nous n’y trompons pas, l’état d’urgence sanitaire a pour objectif de pérenniser l’état d’urgence tout court et faire ainsi reculer les libertés publiques. Dans une dernière déclaration, le gouvernement parle d’organiser la fin de l’état d’urgence, c’est-à-dire encore une fois le prolonger.

La tyrannie des programmes néolibéraux a pour mantra les privatisations, « mais par définition les privatisations dépouillent la démocratie ». Les multinationales et les oligarques ne veulent pas de l'ingérence des gouvernements sur les marchés, ingérence qui en réalité devrait permettre d’éviter une tyrannie sans contraintes organisées par des intérêts privés sur la population, les biens publics, les ressources énergétiques et les communs. La réalité c’est que les multinationales et les oligarques ne veulent aucun compte à rendre aux gouvernements.

Comme nous le dit Noam Chomsky, je cite : « On ne peut pas avoir une démocratie capitaliste. Les personnes qui croient réellement dans les marchés…ne veulent pas la démocratie… Ce qu’ils veulent, c’est un concept très restrictif de la ‘liberté’. [C’est celle du citoyen] de se soumettre à une autorité supérieure. C’est ça qu’ils appellent ‘liberté’, mais pas la démocratie, car ils n’aiment pas la démocratie. Capitalisme et démocratie sont inconciliables. »

Dans cette exemple, toutes les déviances politiques : lobbying, conflit d’intérêts, collusion et propagande sont présents, les mêmes outils qui sont utilisés en France et auprès de la Commissions Européennes : financements occultes par des fonds spéculatifs, des multinationales dans ce cas du pétrole et du tabac, lobbying par la création de pseudo groupe de réflexions, içi Les américains pour la réforme fiscale, des pseudo-recherches faîtes par des spécialistes payés par des multinationales à travers des ThinkTank pseudo- indépendants. Et finalement l’utilisation des médias qui appartiennent à des millionnaires et milliardaires journaux, télévisions, magazines, et qui mérite leurs surnoms de chiens de garde.

Il est vrai que les politiques néolibérales ne sont pas si libérales que cela, en tout cas pour les êtres humains. Si elles favorisent la circulation des biens avec toute sorte de partenariat international de commerce, elles aiment construire des murs et des camps pour rendre difficile la circulation des populations. La fin de l’histoire que le politologue Francis Fukushima annonce après la chute du Mur de Berlin, et la dislocation du bloc de l'Est, se révèle plutôt être le miroir de l’histoire. Miroir qui renvoie à l’idéologie néolibérale ses faux-semblants, simulacre d’une conception démocratique libérale. Une idéologie néolibérale qui en réalité réhabilite les murs, comme celui entre les États-Unis et le Mexique, mais également des murs virtuels – on pourrait dire des murs hologrammiques – comme celui mis en place par l’agence Frontex, missionnée par la Commission européenne le long de la Méditerranée. Une idéologie néolibérale qui permet la renaissance des camps pour réfugiés et pour étrangers, comme Sangatte, Lampedusa, mais également des camps de combattants, comme Guantanamo. Des camps présents partout sur la planète, et dont l’Australie est un leader mondial. Une idéologie néolibérale qui réhabilite également la torture avec des sites occultes de détentions de la CIA, chambres de torture disséminées à travers le monde.

La société dans laquelle vit la population est gérée comme étaient gérées les colonies au début du XXe siècle, elles sont des colonies de l’intérieur. Nous sommes des sujets de la colonie, mais pas des citoyens. Pour le pouvoir politique, notre avis sur les sujets de société est superflu, et non pertinent. La substance de cette redéfinition de la société, à savoir si elle n’a jamais vraiment été différente, c’est "retrouver la rente coloniale perdue" en exploitant les indigènes d’ici, c’est-à-dire toutes les catégories de la population la plus défavorisée.

Les aventures de Little Dick ep04 : La réforme fiscale © FAHRENHEIT 451

  1. Pour pouvoir propager ses intérêts politique, le vice-président américains Dick Cheney s’était installé des bureaux auprès des instances décisionnelles les plus importantes des États-Unis : un au sénat qui vote la loi, contrôle l’action du gouvernement et évalue les politiques publiques, deux autres au Pentagone le quartier général du département de la Défense, un à la CIA les services secrets américain pour qu’il rassemble des informations pour l’invasion de l’Irak et un autre à la Chambres des représentants où sont votés les lois fiscales. Ce dernier bureau va l’aider à mettre en place la réforme fiscale américaine déjà entamé par Ronald Reagan en 1980. Grâce aux financements de multinationale du pétrole et du tabac, Dick Cheney organise un ThinkTank Les américains pour la réforme fiscale, pour abroger l’impôt des droits de successions sur les grandes fortunes supérieures à 2 millions de dollars. Dans cette exemple, toutes les déviances politiques : lobbying, conflit d’intérêts, collusion et propagande sont présents, les mêmes outils qui sont utilisés en France et auprès de la Commissions Européennes : financements occultes par des fonds spéculatifs, des multinationales dans ce cas du pétrole et du tabac, lobbying par la création de pseudo groupe de réflexions, içi Les américains pour la réforme fiscale, des pseudo-recherches faîtes par des spécialistes payés par des multinationales à travers des ThinkTank pseudo- indépendants. Et finalement l’utilisation des médias qui appartiennent à des millionnaires et milliardaires journaux, télévisions, magazines, et qui mérite leurs surnoms de chiens de garde.

 

On ne peut pas terminer cette critique sans parler du système capitaliste global de surveillance. C’est un système global de modification de comportement[3] et de surveillance mis en place par la Silicon Valley dans tous les secteurs de l’économie capitaliste.

La surveillance généralisée se fait par des caméras et la reconnaissance faciale, drone et géolocalisation des téléphones, capteurs sonores et vocaux à distance, etc. Cette technologie de surveillances se caractérise par l’opacité de leur mise en œuvre, et l’absence de cadre juridique pour sa mise en place, son fonctionnement et son utilisation. 

Elle met en place des logiciels capables de fonctionner sans intervention ni décisions humaines, et permet le fichage biométrique. Elle fonctionne sur le secret de l’architecture des algorithmes de surveillance - tous entre les mains de compagnies privées. Ces algorithmes de la répression peuvent surveiller la consommation des compteurs de gaz et d’électricité, mouvement des personnes dans le pays et à l’étranger, leur pratique religieuse, etc.

La logique de surveillance généralisée et la captation des données privées des individus a pour but les profits avec leur revente à des industries privées, et la surveillance des individus par la transmission de ces données aux services de surveillance de l’état : polices et services secrets, comme le fichier TES - Titre Électronique Sécurisé -, base de données crée en 2016 et gérer par le ministère de l’Intérieur, première étape de la surveillance de masse ou bien encore la communication de ces données comme l'a fait Facebook, Google, Microsoft, Apple à la NSA et la CIA.  Elle favorise l’intensification des pouvoirs de police et de l’industrie de surveillance de l’État. Les engagements prient entre des entreprises privées de surveillance et l’armée, en Europe sont également considérables. Le RGPD, le règlement européen de protection des données adopté par la commission européenne en 2016 est obsolète. La Commission Européenne avec The Development of the EU security-industrial complex, destine 1.4 milliards de fonds européens à la recherche pour la surveillance. 40% de cette somme est attribuée à des industries privées : Thales, IBM, Airbus, Atos, et Selex. La Commission européenne est largement influencée par ces entreprises privées qui ont joué un rôle important dans l'élaboration, le fonctionnement et l'établissement des priorités du projet. Ils siègent dans les groupes consultatifs qui déterminent l’élaboration des programmes de surveillances. Sur les 20 experts, 1/3 ont des liens d'intérêts avec les entreprises ou des lobbys de l’industrie privée de la sécurité, y compris le président du groupe européen de recherche Alberto Benedictis, il est directeur de ASD. [4] La BPI - la Banque Public d’Investissement - avec la Communauté européenne est un grand financeur des projets de mise en surveillance généralisée des villes, à hauteur de plusieurs millions d’Euros[5].

De nombreuses villes en France ont fait le choix d’installer des systèmes de surveillance à grande échelle. Le choix de la mise en place de système de surveillance retombe généralement sur les maires, maître dans son conseil municipal, il repose finalement sur le choix d’une personne. Sous couvert de terrorisme, la surveillance généralisée et une excuse pour surveiller les mouvements populaires, manifestations et tous les opposants à la logique destructrice néolibérale.

Pour vendre la vidéo de surveillance à reconnaissance faciale, la ville de Nice demande à Thalés de faire un rapport sur la mise en place d’un tel système. Dans son rapport : La Convention d’expérimentation … projet d’expérimentation Safe City[6], on insiste lourdement sur les menaces auquel les villes devront faire face. Page 42, on énonce les Conditions et facteur qui pourraient arrêter la mise en place du projet de surveillance généralisée, il est écrit dans le rapport, je cite: « Un changement de paradigme et des politiques qui placeraient la Sécurité sur un second plan », traduction dans un langage plus clair, le rapport dit qu’il faut garder la peur et le sentiment d’être en danger dans les esprits pour le succès du projet d’installation de matériel de surveillance généralisé. Comme on a pu le constater à Nice, les caméras de surveillance n’ont pas pu empêcher l’attentat terroriste, par contre elles ont été l’outil parfait qui a permis la médiatisation de l’attaque, elle a contribué à spectaculariser l’acte terroriste et largement médiatiser les images pour garder la peur dans les esprits. Une peur nécessaire pour faire accepter par les citoyens, mais également imposer comme nécessaires les projets de mise en place de système de surveillance généralisée. Pourtant les faits disent le contraire, car 98% des attentats ont été empêchés par des renseignements humains.[7]

À cette volonté de mettre toute la population sous surveillance généralisée se rajoute la volonté des villes et pays d’instaurer le système de crédit social. La Pologne qui a un gouvernement d’extrême droite cherche à mettre en place ce système. La Chine exporte ce système dans 60 pays à travers ses routes de la soie.

Comme le reconnait Lin Junhye, théoricien chinois du crédit social, qui pense que de la surveillance généralisée peut permettre de contrôler et gérer les problèmes causés par le mouvement social, celui-ci nous dit, je cite : «…La France devait vite adopté ce système de crédit social pour régler ces problèmes de mouvements sociaux (rire de Lin Junhye), si vous aviez eu le système de crédit social, il n’y aurait jamais eu de Gilet Jaunes, on aurait détecté ça avant qu’ils agissent, on aurait pu prévoir, il n’y aurait pas eu ces événements, c’est l’un des atouts des grands avantages du crédit social»[8]. À travers cette révélation désinhibée, le théoricien chinois admet ce qui se cache derrière la surveillance généralisée, c’est le contrôle de la population pour la conformer aux attentes de l’État et des pouvoirs publics. C’est l’élimination par la force de la contestation des politiques de l’État, grâce à la surveillance généralisée - technologies liberticides - qui est mise en place par des entreprises privées comme Amazon, Thales, AnyVision, Huawei, HikVison, Daiwa, CETC. Ce sont toutes des entreprises privées qui ont tout intérêt à les mettre en place, car elles contribuent à accentuer les clivages économiques et sociaux pour le bénéfice du capital privé.

La chine a une caméra de surveillance pour deux habitants. Elles ont permis au président chinois XI Xiping de réprimer rapidement les manifestations pendant les Jeux olympiques de 2008. Elles contribuent au système de notation et de crédit social mis place par l’état. Si par malheur, on est rétrogradé dans le tableau du crédit social, on ne peut plus bénéficier du soutien de l’état, on ne peut plus prendre l’avion et nos déplacements sont limités. Dans les faits, c’est l’administration qui sera le décisionnaire en dernier recours si la personne est sanctionnée ou pas. Elles contribuent à accentuer la justice d’exception. On peut prendre comme exemple le traitement de la communauté ouïghour dans la province chinoise du Xinjang où 1/10 de la population a été enfermé dans des camps de concentration, camp de rééducation politique par l’utilisation de ce système de surveillance généralisé.

Ironiquement ce qui exporte la technologie numérique et par la même la surveillance généralisée à travers le monde, ont fait le choix de ne pas se l’infliger. Comme par le choix du maire de la ville de San Francisco, siège de la technologie numérique, capitale de la Silicon Valley, berceau de la révolution numérique, de bannir la reconnaissance faciale en 2019, mais il s’agit également des entrepreneurs des technologies numériques qui ne mettent pas cette technologie entre les mains de leurs enfants.

La crise du Covid-19, nous a montré les dérives totalitaires des gouvernements à vouloir à tout prix utiliser les technologies numériques de surveillance, contre les principes de base qui sont  le respect de nos droits à la vie privée et à la liberté de circuler.  Le gouverneur de l’état occidental de l’Australie « a désormais autorité l’imposition des bracelets électroniques aux personnes potentiellement infectées par le coronavirus et placées à l’isolement. En Chine, la température corporelle des livreurs de plats cuisinés apparaît en même temps que leur géolocalisation sur le smartphone des destinataires, lesquels sont également suivis à la trace pour évaluer leur risque de contagiosité et en déduire un code de couleurs qui conditionne l’accès aux lieux de travail, aux transports ou aux zones résidentielles. Les agents de la police chinoise disposent également de lunettes de réalité augmentée. Reliées à des caméras thermiques placées sur leurs casques, elles permettent de repérer dans la foule les personnes fiévreuses. Au travers d’une application installée sur leur portable, les résidents polonais placés en quarantaine doivent s’authentifier auprès de la police en envoyant régulièrement un autoportrait numérique (selfie) pris dans leur intérieur. Quant à la Nouvelle-Zélande, la police y a lancé une plate-forme numérique de délation, invitant les citoyens à signaler les entorses aux mesures de confinement dont ils seraient témoins. »[9]

Les systèmes capitalistes globaux de surveillance généralisés, que veulent mettre en place les gouvernements, sont des cauchemars augmentés des populations. Ils s’inscrivent dans la logique de l’économie capitaliste, et ont pour logique le contrôle de la population pour pouvoir lui imposer par la force des réformes dont elle ne veut pas.

 

 RPNRG

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[1] Canard Enchainée du 17 juin 2020

[2] Bouamama Saïd, La fabrique politique de la violence policière. À propos des attaques contre Camélia Jordana, 3 juin 2020, Investin’action.net

[3] Shoshana Zuboff, The age of surveillance capitalism, 2019.

[4] Chris Jones ; In : Sylvain Louvet : Tous surveillés : 7 milliards de suspects | ARTE

[5] Martin Drago ; juriste à la Quadrature du Net

[6]https://www.laquadrature.net/files/Convention%20d%20exp%C3%A9rimentation%20Safe%20City%20ville%20de%20Nice.pdf

[7] Laurent Mucchielli, In : Tous surveillés : 7 milliards de suspects | ARTE[8] "Il y a une réelle possibilité d'abus de pouvoir des gouvernements" | ARTE

[9] Félix Tréguer, Urgence sanitaire, réponse sécuritaire, Monde diplomatique, mai 2020.

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