Le peuple français peut être fier de lui.
Pour leur part, Emmanuel Macron, Edouard Philippe et son gouvernement ont selon moi globalement fait de leur mieux pour gérer une situation inédite et d'une grande complexité.
A l'évidence, tout n'a pas été parfait.
Il est totalement inacceptable que la France ait manqué à ce point du matériel nécessaire pour pratiquer à plus grande échelle les tests sérologiques, et que les personnels soignants aient manqué du matériel de protection nécessaire.
Les mobilisations syndicales des personnels hospitaliers ne cessaient depuis plus d'un an d'alerter sur le manque de moyens en effectifs, en lits d'hospitalisation et en matériel, consécutif à une gestion libérale et bureaucratique de l'hôpital assimilé à une entreprise privée.
Une fois cela rappelé, examinons les décisions prises dans cette situation donnée quand l'épidémie s'est développée.
Il s'est agi (et il s'agit) d'un virus inconnu dont la potentielle très forte contagiosité a amené le gouvernement à prendre des décisions totalement inédites.
D'abord la fermeture des lieux de scolarité, puis le confinement d'une très large partie de la population.
D'une part, cette double décision marque un progrès certain de civilisation : en effet, lors de la grippe de Hong Kong survenue lors de l'hiver 1969-1970, qui a tué environ 30000 personnes, l'économie française a continué de fonctionner sans qu'aucune mesure sanitaire ne soit prise.
Là, le choix a été fait de prioriser les vies humaines sur la création de richesses et de profits.
Ensuite, mon sentiment est que le confinement strict a été indispensable pour faire passer dans le quotidien les gestes barrière qui sont la protection la plus efficace contre la propagation de ce virus.
Une remarque au sujet de la question si évoquée des masques : il n'est pas si sûr que leur généralisation précoce n'aurait pas entraîné une moindre application des gestes barrière.
Il me paraît évident que le confinement a réduit très nettement le nombre de morts que nous aurions eu à déplorer en son absence.
Il n'est qu'à voir la situation sanitaire des Etats-Unis et du Brésil, dirigés par des politiciens d'extrême droite, et de la Suède pour s'en convaincre.
Et quand j'entends certains, pour ne pas le nommer le député LFI François Ruffin, parler d'Etat policier en la matière, je rêve et je ris.
Le double objectif de maintien des capacités hospitalières de réanimation et d'endiguement de l'épidémie a été atteint.
Dans le cadre des décisions gouvernementales, il l'a été grâce à la discipline civique remarquable de la très grande majorité de la population, bien que vivant une situation très pesante.
Il l'a été aussi parce que les personnels soignants ont comme il a été dit "pris le pouvoir" dans les hôpitaux, parce qu'une coopération très forte s'est réalisée entre les secteurs public et privé de la santé, entre les régions en fonction de la répartition géographique des personnes infectées gravement, avec les pays européens tels que l'Allemagne et le Luxembourg.
Il l'a été également parce que les collectivités locales et beaucoup de citoyens ont commandé et confectionné des masques grand public, suppléant ainsi les carences préexistantes en la matière.
Il l'a été enfin parce que de très nombreux français, jeunes notamment des quartiers populaires, et moins jeunes ont été activement solidaires des personnes âgées.
Au total, je considère donc que le gouvernement a fait face et que le pays a fait bloc.
Quant aux donneurs de leçons professionnels de l'extrême droite raciste et xénophobe, ils ont très bien illustré le fait que les conseilleurs ne sont pas les payeurs.
Sur le plan thérapeutique, étant totalement incompétent, je n'ai aucun avis sur la fiabilité de tel ou tel traitement.
Et le comprends que la communauté médicale ait des avis divergents au sujet d'un virus inconnu.
Le déconfinement en cours dans sa deuxième étape se passe bien.
Les personnes de bonne foi ne peuvent que s'en féliciter.
Reste à confirmer cela.
Et à prendre les décisions gouvernementales qui s'imposent en répondant favorablement aux demandes des personnels hospitaliers de toutes les catégories.
Je donnerai prochainement mon sentiment sur les décisions financières, économiques, sociales et environnementales que je souhaite voir prises pour solutionner progressivement la crise qui est devant nous.
es.