"Réveiller les consciences" : c'est ce que prétend vouloir faire Jean-Luc Mélenchon, le chantre du Front de gauche. Pour réveiller les consciences, le Sieur Mélenchon tord sa bouche, mâche une infâmie capable d'aimanter le moutonnisme médiatique et quand sa boule puante est bien ronde et bien grosse, le bousier du Parti de gauche crache son verbe pustulant à la face des masses. Rien n'est trop moche pour ce vieux beau dont l'arrogance politique n'est pas de gouverner, mais d'exister dans le prisme médiatique. Ce qui est fascinant, chez cet homme, c'est qu'il est capable de mettre son intelligence politique au service de sa propre bêtise. Qu'il insulte des Bretons, des Corses ou des Berrichons, qu'il apostrophe de sa chaise à porteurs, le bas peuple dont il suce les suffrages avec ses dents qui rayent le parquet, qu'il dégomme les uns et abatte les autres, peu importe. Ce qui compte, pour Jean-Luc Mélenchon, c'est de frapper. Les esclaves, les nigauds, les patrons, les prolos, les syndicalistes, les politiques, tous ont un point commun chez Mélenchon : ils nourrissent cet abcès d'orgueil qui le remplit de cette humeur noirâtre. Si l'on ne se prosterne pas devant lui, il vous botte le cul. Mélenchon, cest l'anti-ouvrier, l'anti-petit, l'anti-smicard. Sa cravate rouge n'est pas la lanterne destinée à éclairer le peuple (comme l'écharpe rouge de Christophe Barbier n'est pas la lumière médiatique...), sa cravate rouge est un pied-de-nez aux cravates et au rouge. C'est la synthèse du m'as-tu-vu qui cherche à se différencier des foules pour ne pas s'y noyer. Sa bouche grimace un peu plus et son rictus décousu de toute réalité prolétarienne, dévisage le monde dans lequel les autres vivent. Parce ce que, dans celui ou le co-fondateur du Parti de gauche vit, il y a un unique interrupteur, celui sur lequel il appuie pour surgir dans la lumière. En dehors de lui-même, existe-t-il une conscience à réveiller si ce n'est celle, déjà luisante, de son égo ? En fait, exécrer Mélenchon, cest lui rendre ce service majeur qui, comme à Marine le Pen, lui profite à juste titre. Le détester, c'est le diaboliser; Le diaboliser, c'est reconnaître qu'il est gênant. Et reconnaître qu'il est gênant, c'est reconnaître aussi qu'il peut déranger, changer les choses, avoir raison. Alors, la question cruciale est la suivante : Jean-Luc Mélenchon, le grimaçant de gauche, a-t-il raison ? Et sa raison aveugle-t-elle à un tel point qu'il est urgent de démontrer qu'il a tort ? L'insulte est-elle la clef ? L'invective est-elle l'avenir ? La grimace du Parti de gauche est-elle son drapeau comme le cynisme aveuglant est la marque de fabrique du Lepénisme ? Fichtre, voilà que l'on va reprocher à cette prose de faire le parallèlle, entre le Mélenchonisme et le Lepenisme, sacrilège ! Entre deux fronts, de toute façon, il y a forcément un point commun. Sans le savoir, inconsciemment, Mélenchon se lépénise, dans son jeu de la provocation. Il sait, que sans l'écho médiatique, il n'est rien. Que le temps de la campagne présidentielle est terminée. Que les bras en l'air, vers le ciel et le verbe clair, il ne pourra pas, pour les municipales, gonfler ses troupes et son électorat. Il y aura forcément des nigauds de toutes sortes, comme il existe des nigauds bretons, pour lui donner raison. Il y aura forcément des laquais suffisament pleutres pour cirer les chaussures du maître. Jean-Luc Mélenchon est entré dans cet habit du méprisable pour mieux mépriser ceux qui le méprisent. Il filtre, pour attirer à lui, les plus radicaux. Sauf qu'une partie du Front de gauche, celle qui a déjà le pouvoir et veut le garder, ne le suivra pas pour des raisons électorales. Que son absence de pouvoir, et de maîtrise du pouvoir, lui permet de dire tout et n'importe quoi. Il n'a aucun poste à sauver, si ce n'est son ticket pour vivre sur la bête politique. Pour profiter des avantages en singeant les inconvénients. Le peuple, comme il le nomme, a bel et bien une conscience mais pas en forme de Mélenchon. Le chevalier Braillard tord sa bouche encore une fois, soulève sa poitrine et déverse sa haine verbale, en guise de programme politique. Tapez sur Google "Mélenchon, nigauds" et vous constaterez avec quelle facilité, il est possible de se figer, un instant, dans les grilles médiatiques. Le reste n'est que pure apparence.
Billet de blog 2 novembre 2013
Mais de quelle insulte, Jean-Luc Mélenchon est-il le prolongement ?
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