LE PIGEON SUR L'ECHIQUIER

Le sieur PAL, drapé dans son statut d'intellectuel, m'a insulté et diffamé publiquement. Et il récidive! Je n'ai d'autre choix que d'opposer à ses accusations sans preuves, des faits avérés, le droit et la morale.

 

LE PIGEON SUR L'ÉCHIQUIER  

 

Philippe André LECLERCQ (PAL) se lâche dès le titre de son billet adressé le 27 juin 2017 aux insoumis de Villeneuve-sur-Lot : 

« Rémy Garnier, pleureuse kissienne » 

Comme à son habitude, il veut nous épater en faisant étalage d’une culture mal digérée. Références aux civilisations grecques et romaines, locutions latines, mythologies et tragédies antiques se succèdent dans son exposé sans queue ni tête. Il se fait plus précis avec cette citation : 

« Rémy Garnier est une pleureuse kissienne « sans relâche, (sa) main errante bondit. Elle va redoublant ses coups, frappant de haut et de loin, faisant gémir sous ses chocs (son) front meurtri et douloureux. » 

Il adapte ainsi une lamentation tirée du deuxième volet (« Les Choéphores ») de « L’Orestie », la trilogie d’ESCHYLE représentée à Athènes en 458 avant Jésus-Christ. Elle souligne le rôle éminent des femmes dans les activités religieuses. L’origine de leurs rites se perd dans les traditions d’Asie Mineure, tel le rôle des pleureuses des cérémonies funéraires. Les Argiennes qui composent le chœur des Choéphores comparent ainsi leur lamentation à celle des femmes Kissiennes.

L’allégorie de Monsieur PAL se veut savante mais elle manque de pertinence. On chercherait en vain un défunt actuel dans le rôle tragique d’Agamemnon pour justifier vengeance et lamentations ? En quoi ma défense argumentée et assortie de preuves pourrait-elle ressembler à des plaintes rituelles. Ces amalgames sont l’œuvre d’un cuistre (de l’ancien français quistre, marmiton) qui étale avec vanité un savoir mal assimilé. L’auteur de recettes de cuisine carcérale se reconvertit mal dans la basse cuisine politicienne. 

Plus prosaïquement, j’ai glané quelque part sur le net cette mise en garde qui me semble coller parfaitement à la situation : 

« Argumenter avec des imbéciles, c’est comme jouer aux échecs contre un pigeon. Peu importe votre niveau, le pigeon va juste renverser toutes les pièces, chier sur le plateau et se pavaner fièrement comme s’il avait gagné. » 

Découvrons maintenant qui est le pigeon de cette histoire. 

Je m’adresse à ses fans, s’il en reste, pour passer en revue le portrait de moi dressé au vitriol par Monsieur PAL sous tous les aspects de ma vie privée ou professionnelle : délateur, victimisé, médiocre agent public, carriériste, mauvais camarade, déloyal, accusateur, sycophante, combattant enjolivé, parachuté, bulot mort, rejeté sans public…

Soit douze paragraphes : 

  • 1- Délateur professionnel. 

Monsieur PAL n’aime pas les missions régaliennes ni ceux qui en ont la charge : « On ne devient pas contrôleur des contributions par hasard ! Il faut à cette fin une volonté de nuire et une certaine lâcheté. Il y a des métiers comme ça : flic, vigile ou… Contrôleur des contributions ! » 

Visiblement, Monsieur PAL, qui voit des nuisibles et des lâches partout, n’a pas pris ses cours d’instruction civique à la communale.

Il y a bien longtemps, sur les bancs de l’école justement, j’ai côtoyé un camarade de classe que j’avais surnommé « le gabelou » parce qu’il était le fils du percepteur. Ce n’était pas très gentil mais j’avais dix ans, à peu près l’âge mental apparent de Monsieur PAL aujourd’hui.

Le 5 février 1999, j’ai adhéré au Comité de soutien à Guy GRALL, un agent enquêteur des contributions injustement révoqué en 1968 par une hiérarchie corrompue. J’étais en bonne compagnie sur la liste des membres, entre Jacques BIDALOU dit « le juge rouge » et…Léo FERRÉ.

Comme quoi on peut être anticonformiste, anarchiste même, et savoir reconnaître la juste cause d’un agent du fisc. 

  • 2- Victimisé. 

Monsieur PAL s’imaginait sans doute qu’il pouvait, en toute impunité, m’insulter et me diffamer lourdement, sans apporter la moindre preuve de ses accusations. Il m’a donc placé dans l’obligation de me justifier, ce que j’ai fait en lui proposant toutes les pièces de mon dossier et en le mettant au défi d’accepter un débat public.

Il a refusé lâchement cette confrontation.

Pour faire diversion, il assimile maintenant ma défense légitime aux lamentations d’une pleureuse. Légitime défense devrais-je dire car mes accusations faisaient le plus souvent suite à d’ignobles poursuites disciplinaires, pénales et fiscales. 

  • 3- Médiocre agent de l’État. 

L’avis de mes Directeurs successifs contredit magistralement ce propos malveillant. J’en veux pour preuve cette appréciation littérale émise le 30 avril 1991 par M. LAVAULT, Directeur régional des impôts, dans le cadre de la notation annuelle :

« Vérificateur exceptionnel par sa puissance de travail et l’approfondissement de ses investigations et analyses. Son travail d’une clarté exemplaire et ses facultés de synthèse dans les cas les plus difficiles en font un agent dont la collaboration est particulièrement appréciée. Apte au grade supérieur. »

La progression de ma note chiffrée témoigne aussi de la constance du jugement de mes supérieurs, jusqu’en 1999. Cette année là, une augmentation de 18,25 à 18,50 fait de moi l’inspecteur en début de douzième échelon le mieux noté au plan national. 

  • 4- Carriériste. 

L’opinion de Monsieur PAL sur la fonction publique évoque une discussion de poivrot de comptoir :

« Mais en tout fonctionnaire sommeille un carriériste. Enfin, en certains, tout de même. Dont les contrôleurs des impôts… 

Il y a des tas de types qui font carrière dans la vérification pointilleuse de la vie d’autrui… il se trouve de bonnes âmes pour les adouber.» 

Je suis entré dans la carrière avec le grade d’inspecteur (au dessus de contrôleur s’il vous plaît !) et j’en suis sorti quarante ans plus tard avec le grade… d’inspecteur. Comme carriériste, on a vu plus performant, surtout au vu des appréciations élogieuses de mes directeurs successifs. 

Aveuglé par la haine et la volonté de me nuire, Monsieur PAL en oublie toute cohérence ! Comme chacun sait, « mordre la main qui le nourrissait », « en oubliant son simple devoir de loyauté envers l’administration » constituait sans aucun doute le meilleur moyen pour le trublion Garnier de grimper dans le cocotier. 

  • 5- Mauvais camarade. 

Mes camarades d’hier et d’aujourd’hui témoignent au contraire d’une solidarité sans faille.

Dès mon déplacement disciplinaire de novembre 2001, un front intersyndical s’est constitué, allant de Sud à la CGC en passant par la CGT, FO et la CFDT.

Outre ma défense juridique, l’intersyndicale a engagé de multiples actions plus ou moins médiatisées : création d’un comité de soutien, grèves et manifestations. Une pétition nationale de soutien a recueilli plus de 7 000 signatures auprès des agents chargés de contrôle fiscal, fait sans précédent dans les annales de l’Administration fiscale. 

Tout récemment, alors que je suis en retraite depuis sept ans, la CGT Finances publiques vient de me rendre hommage.

Un tract de la section CGT de la DIRCOFI Sud-Ouest intitulé « Rémy Garnier lanceur d’alerte » relate la remise d’un prix éthique par l’association ANTICOR au cours de sa cérémonie du 28 janvier 2017 et résume mon combat contre des dizaines de sanctions arbitraires toutes annulées par le juge administratif.

Le 6 avril 2017, un second tract, publié cette fois par le syndicat national à Montreuil, replace ce combat dans la problématique de la fraude fiscale. Il s’intitule « Rémy GARNIER : 1er lanceur d’alerte ». En voici un extrait :

« Pourtant en France, c’est annuellement entre 60 et 80 milliards d’euros qui échappent au budget de l’État.

Pourtant, sans fraude, pas de déficit de l’’État, pas de déficit de la Sécurité sociale.

Dans ce contexte, il est important de rendre hommage à notre camarade Rémy Garnier, ancien vérificateur et premier "lanceur d’alerte" qui, dès 2008, trouve la trace d’un compte en Suisse d’un certain Jérôme Cahuzac, député maire de Villeneuve-sur-Lot.

Il lui faut attendre cinq ans que l’affaire éclate. Malgré les dénégations du ministre du Budget, l’existence du compte en Suisse est établie. Rémy Garnier avait raison. »

Ce tract évoque ensuite mon audition du 12 juin 2013 par la Commission d’enquête de l’Assemblée nationale, l’avertissement disciplinaire qui m’a été infligé pour avoir consulté le dossier fiscal de l’intéressé, l’annulation de toutes les sanctions et finalement la condamnation de l’État le 5 décembre 2016 par la Cour administrative d’appel de Bordeaux à me verser des dommages-intérêts en compensation du préjudice moral et financier que m’a fait supporter l’Administration du fait de son harcèlement moral sur une dizaine d’années.

Enfin, « le MAG syndical », n°23 de mai 2017, me consacre sa page 12, sous le titre « Rémy Garnier, lanceur d’alerte avant l’heure » et déroule les principales étapes de mon combat depuis l’affaire France Prune de 1999 jusqu’à l’arrêt du 5 décembre 2016. 

Que d’hommages pour un prétendu « mauvais camarade » ! 

  • 6- Déloyal. 

Selon Monsieur PAL, le « lanceur d’alerte » manque de loyauté à l’égard de ses supérieurs.

Maurice PAPON, trop « loyal » avait « seulement » obéi aux ordres. Il a été condamné le 2 avril 1998 à l’issue d’un procès retentissant par la Cour d’Assises de Bordeaux à dix ans de réclusion criminelle pour complicité de crimes contre l’humanité. 

La théorie de la baïonnette intelligente est en droit pénal la condamnation de l'obéissance à un ordre manifestement illégal. La formulation évoque la situation du soldat qui doit refuser d'exécuter un tel ordre. Ce principe tiré de la justice militaire a été étendu à l’ensemble de la jurisprudence. Il est désormais inscrit dans le marbre de la loi, en deux articles fondamentaux du statut de la fonction publique et du code pénal :

  1. L'article 28 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires précise :

« Tout fonctionnaire, quel que soit son rang dans la hiérarchie, est responsable de l'exécution des tâches qui lui sont confiées. Il doit se conformer aux instructions de son supérieur hiérarchique, sauf dans le cas où l'ordre donné est manifestement illégal et de nature à compromettre gravement un intérêt public. Il n'est dégagé d'aucune des responsabilités qui lui incombent par la responsabilité propre de ses subordonnés. »

     2- L'article 122-4 alinéa 2 du Code pénal dispose que : « n'est pas pénalement responsable la personne qui accomplit un acte commandé par l'autorité légitime sauf si cet acte est manifestement illégal » 

Monsieur PAL défend ici une conception profondément réactionnaire d’une fonction publique qui serait constituée de fonctionnaires bornés, obéissant aveuglément aux ordres les plus stupides, contraires à l’intérêt général, voire criminels. 

Enfin, l’article 40 du code de procédure pénale, deuxième alinéa dispose que :

« Toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l'exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d'un crime ou d'un délit est tenu d'en donner avis sans délai au procureur de la République et de transmettre à ce magistrat tous les renseignements, procès-verbaux et actes qui y sont relatifs. » 

Mais j’imagine que Monsieur PAL emmerde aussi la loi comme il emmerde les bien-pensants.  

      .  7- Accusateur.

Monsieur PAL récuse mon accusation : « Dur avec les faibles et faible avec les puissants ». 

Il se défend de soutenir Jérôme CAHUZAC. Pourtant, le fait de vilipender le « tombeur » du Ministre délégué au Budget revient bien à victimiser ce dernier.

Pour ma part, j’ai toujours considéré que mon rôle dans l’affaire du compte suisse avait été marginal même s’il a suscité plus que de raison l’intérêt des médias. À l’inverse, je revendique le statut de lanceur d’alerte sur une quarantaine de dossiers s’échelonnant de 1999 à 2010 (dont l’affaire FRANCE PRUNE/CAHUZAC). 

Monsieur PAL ment effrontément en affirmant qu’il n’a jamais défendu ThomasTHÉVENOUD. Or, le 29 mai 2017, commentant sur son compte facebook une photographie du célèbre patient atteint de phobie administrative ainsi sous-titrée « L’éphémère secrétaire d’État Thomas THÉVENOUD attend son jugement », il s’insurge :« ça devient n’importe quoi ! Effectivement ce type n’avait rien à faire en correctionnelle. » 

Le « pauvre » type a pourtant été condamné pour fraude fiscale à trois mois de prison avec sursis et un an d’inéligibilité, alors que le ministère public avait requis un an d’emprisonnement avec sursis, cinq ans d’inéligibilité et six mois de prison avec sursis contre son épouse.

Le condamné était « seulement » coupable d’avoir déclaré en retard ses revenus de 2009 à 2013 et oublié de déclarer ceux de 2012. 

Monsieur PAL minimise les fautes morales de Richard FERRAND à deux reprises :

Le 31 mai 2017 à 7 heures 52 :

« Affaire Ferrand : Les "journalistes" parlent "éthique".

On aura tout vu ! »

Le 31 mai 2017 à 7 heures 55 :

« Pourquoi Alexis Corbière raconte-t-il autant de conneries sur la non-affaire Ferrand ? Le montage évoqué (prêt adossé sur le bail de l'immeuble acheté) et investissement par le biais d'une SCI sont choses courantes, tout à fait légales, et intéressantes pour les parties... » 

Et alors ? Le droit et la morale, ça fait deux !

Le montage est surtout intéressant pour M. FERRAND et sa compagne qui, au terme du contrat, va bénéficier d’un enrichissement sans cause de près de six millions d’euros au détriment des Mutuelles de Bretagne. Encore faut-il avoir quelques connaissances en matière financière et immobilière pour le comprendre… 

     .  8- Sycophante 

Ce nom masculin définit une personne qui dans l’Antiquité grecque dénonçait les atteintes au bien public.

Monsieur PAL prétend faire de l’humour en désignant à la vindicte publique « les abrutis de la mairie », à savoir de modestes agents d’entretien des espaces verts.

Les désœuvrés étaient nombreux selon lui, le 29 mai dernier, à se tenir les côtes devant le spectacle hilarant des cantonniers au travail.

Piteux spectacle qu’un beauf entouré de crétins rigolards !

Je n’aurais pas voulu être leur voisin de PALier sous l’Occupation. 

  • 9- Ancien combattant. 

Monsieur PAL moque mon « Chemin des Dames enjolivé ».

Cependant, le 28 janvier 2017, Audrey VERNON, charmante animatrice de la cérémonie de remise des distinctions ANTICOR, m’a décerné avec humour et fantaisie « le prix éthique du parcours du combattant » (Voir vidéo sur youtube).

L’expression n’a rien d’exagéré au vu de mon palmarès en justice durant quinze ans : quinze procès gagnés devant les juges administratifs, une condamnation de la France par la Cour européenne des droits de l’homme et deux cassations de mes condamnations du chef d’outrages, sans compter les victoires en interne contre l’Administration. 

  • 10- Parachuté. 

La notion de parachutage n’a aucun sens en matière d’élections législatives puisque le député élu dans une circonscription représente la nation tout entière. N’importe quel candidat légalement éligible peut se présenter n’importe où sur le territoire national. Au demeurant, je suis installé avec ma famille depuis 1980 sur le territoire de la circonscription.

Le staff de Jean-Luc MÉLENCHON a cité publiquement mon nom parmi les vingt premiers candidats de son mouvement aux élections législatives. C’était à Lille, au premier jour de la Convention nationale de La France insoumise, le 15 octobre 2016.

J’ai été choisi précisément en ma qualité de lanceur d’alerte. C’est également en cette qualité que l’association ANTICOR m’a décerné un prix éthique le 28 janvier 2017.

Après avoir validé ma candidature à l’unanimité, les insoumis villeneuvois ont fait campagne sur ce thème prioritaire de la lutte contre la corruption et pour la moralisation de la vie publique, mettant notamment en avant ce prix éthique. 

Ma défense contre les ignobles attaques de Monsieur PAL repose tout entière sur la distinction entre le délateur et le lanceur d’alerte.

Dès lors, le procès qu’il me fait ne relève pas seulement de mon passé professionnel. Il concerne bien ma candidature aux législatives. Par conséquent, ce combat doit mobiliser tous les insoumis de la circonscription villeneuvoise en un front uni contre l’infamie. 

  • 11- Bulot mort. 

Monsieur PAL me rabaisse encore dans la hiérarchie de ses insultes. Après m’avoir traité de délateur professionnel au charisme de bulot, il me crédite désormais d’un charisme de beignet et d’une vivacité de bulot mort. Fièrement, il « confirme et signe ces formules ».

Richesse du vocabulaire et constance dans l’abjection ! 

  • 12- Rejeté et… sans public. 

Et Monsieur PAL de fanfaronner :

« On ne veut plus de toi. Tu sais, ils sont nombreux ceux qui m’ont, en quelques mots au détour d’une conversation, résumé tout ce que je viens d’exposer. »

Encore une assertion invérifiable. Et s’ils sont si nombreux, qu’ils se manifestent ces courageux ! 

J’ai répondu à plusieurs reprises aux affabulations incohérentes de Monsieur PAL, comme d’autres personnes avec moi, insoumises ou pas… Je recense à ce jour une cinquantaine de commentaires, comme autant d’encouragements inconditionnels à persévérer. Dans le même temps, j’ai reçu une trentaine de courriels de soutien.

De son côté, PAL, spécialiste en matière de supplice, a multiplié ses interventions ; j’en dénombre seize, son accusation initiale ayant été suivie de quinze répliques aux réponses indignées de multiples intervenants. En retour il n’a jamais reçu le moindre appui à ses élucubrations. 

Dans son style ampoulé et redondant, avec un sens rare de l’exagération, le pseudo intellectuel élude toute forme de débat :

« Tu réclamais, dans ton insane logorrhée mille fois recopiée, reproduite, radotée, un débat « public. Mais deux questions se posent : As-tu un public ? Existe-t-il un débat ? » 

J’ai un public ! Il n’en a pas !

 

CONCLUSION 

 

Pour finir, Monsieur PAL exprime sa colère d’avoir raté cette élection législative « où l’absence du regrettable Rémy Garnier nous eût sans doute permis de figurer au second tour ».

« Il ne manque pourtant pas ici de militants de talent, localement implantés, charismatiques et connus, compétents et sympathiques. » 

En bref, tout l’autoportrait de Philippe André LECLERCQ !

Or, dès le départ j’ai proposé en réunion du groupe d’appui villeneuvois de laisser ma place de candidat à tout militant local qui se serait porté volontaire. En vain ! 

Quant au résultat obtenu au premier tour, soit 12,21% :

  • Il est supérieur en pourcentage à la moyenne nationale (11%) ;
  • Il dépasse légèrement celui des deux autres candidats, pourtant respectables et respectés, du Lot-et-Garonne ;
  • Non négligeable, il mérite aussi le respect compte tenu du manque de soutien national et du peu d’intérêt qu’ont manifesté les médias locaux pour ma candidature ;
  • Il s’inscrit dans le contexte d’un Mélenchon bashing effréné et d’une Macronmania véhiculée jusqu’à l’hystérie par les médias nationaux à la botte de neuf milliardaires. 

Monsieur PAL a écrit le 8 juin 2017 que, pour comprendre la politique, il faut relire Machiavel et savoir jouer aux échecs.

Mauvais joueur, il a mal lu, mal relu et il a perdu : ÉCHEC ET MAT! 

Et le voila qui pleure sur son sort : « Le sieur Garnier a cru bon de répondre à mes trois mots sur facebook, non par une pirouette ou un mot d’esprit mais en se répandant sur les réseaux sociaux. » 

Eh oui, qui sème le vent récolte la tempête ! 

L’arroseur arrosé se targue néanmoins d’avoir des amis et des références cinématographiques.

À l’acteur André POUSSE, cité par PAL comme exemple de belle vie, je préfère Michel AUDIARD et - allez savoir pourquoi - cette célèbre réplique de Lino VENTURA dans « Les Tontons Flingueurs », film culte de Georges LAUTNER sorti en 1963 : 

« Les cons, ça ose tout ! C’est même à ça qu’on les reconnaît. » 

 

Rémy GARNIER,

le cave qui se rebiffe.

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