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Billet de blog 30 oct. 2013

Aube dorée: origine et développement d'un parti néonazi.

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Chryssi Avghi ou Aube dorée semble plier sous le poids de la justice grecque et des parlementaires: son chef, Nikos Michaloliados est toujours sous les verrous, en attente de son jugement et six députés ont vu leur immunité parlementaire levée. Les parlementaires ont voté à une large majorité la suppression de ses subventions que reçoient normalement tous les partis politiques présents dans le Parlement. En effet, Aube Dorée est désormais qualifiée d’organisation criminelle. Derrière son discours anti-système et anti-austérité, Chryssi Avghi est surtout un parti ouvertement néo-nazi, xénophobe avec une section paramilitaire, qui s’est développé sur les ravages provoqués par la crise économique en Grèce. 

Un parti d’extrême droite marginal qui entre pour la première fois au parlement en 2012.

 Curieux choix de nom que celui d’ « Aube dorée », qui nous fait immédiatement penser à des lendemains merveilleux. A l’origine, Aube dorée est le nom d’une revue néonazie créée en 1980 par Nikos Michaloliados, un admirateur de la dictature des Colonels (1967-1974), qui fonde un an plus tard la « Ligue Populaire ». « Ce nom, Chryssi Avghi, explique Alexia Kefelas, était initialement celui d’un hôtel de l’île de Paros, dans les Cyclades, rendu célèbre par l’un des films populaires des années 1960, Bien mieux que Marlon Brando. Le grand acteur comique de l’époque, Thanssis Vengos, a immortalisé cet hôtel :’Allons-y, tous à l’Aube dorée’». L’acteur a souvent incarné le travailleur pauvre qui doit faire face aux changements profonds que connait la société grecque dans les années 1950-1960. Mais cinquante ans plus tard, Aube Dorée représente à son tour un espoir pour ceux qui ont pratiquement tout perdu et qui acceptent mal les bouleversements que subit cette société après trois années d’austérité drastique.

C’est en 1992 que ce mouvement prend le nom de Mouvement Populaire National d’Aube dorée alors que la Grèce connaît des crispations nationalistes sur la question de la Macédoine. « Le contexte international lui était par ailleurs favorable, avec l’émergence soudaine d’attaques néonazies à travers l’Europe. 1992 a marqué les évènements politiques en Grèce : c’est l’année où la vague nationaliste et xénophobe a déferlé dans notre pays, à la suite des évènements dans les Balkans. Les médias, et en particulier la télévision privée, ont alors trouvé leur nouveau sujet favori : la « criminalisation des étrangers » ; A ce climat de peur et d’insécurité se sont ajoutés les « risques nationaux » soulevés par la question du nom de la Macédoine ». Dans ce climat de fièvre nationaliste, l’organisation trouve un terrain favorable pour développer son action publique ». (Le livre noir d’Aube dorée de Dimitris Psarras, extraits publiés dans Médiapart). Le parti organise plusieurs manifestations et Nikos Michaloliados devient son secrétaire général, c’est à dire son principal chef. En 2004, plusieurs partis politiques ou groupuscules d’extrême droite dont l’Aube dorée se regroupent pour former l’Alliance Patriotique. C’était l’occasion pour ce parti de se défaire de son image trop néonazie. Mais au bout de trois ans (et des scores électoraux ridicules), Aube dorée se retire de l’alliance, critiquant son idéologie naïve et anachronique qui ressemble beaucoup à celle des Colonels: en un mot, cette formation n’était pas assez national-socialiste… Le parti reste très marginal, ne dépassant jamais 1% dans les intentions de votes et lors des élections.

Cependant, il n’a jamais été marginalisé comme l’explique le journaliste Dimitris Psarras, auteur du Livre noir d’Aube dorée : « Contrairement à ce qui se passe avec des organisations similaires dans la plupart des pays européens, Aube dorée n’a jamais été une organisation marginale, un parti paria, avec qui personne ne voulait traiter ; malgré de faibles résultats électoraux et en dépit des aventures judiciaires de ses cadres et malgré le fait que cette organisation croit au national-socialisme et utilise la violence comme mode d’action, il n’y a jamais eu en Grèce de « cordon sanitaire ». En  effet, le milieu de l’extrême droite traditionnelle n’a jamais nié sa collaboration avec aube Dorée, mais au delà de l’extrême droite, l’organisation a toujours eu des interactions avec le milieu plus large de la droite traditionnelle. Et son succès électoral a ouvert les portes toutes grandes à de nouveaux membres qui , jusqu’à récemment, ne portaient pas les stigmates de l’extrême droite ». Mais depuis la crise grecque, et plus particulièrement depuis 2011, le parti a gagné le soutien de nombreux Grecs. Alors qu’au maximum 25000 Grecs ont voté pour lui avant 2012, ils étaient 425 000 (7%) à lui accorder leur suffrage. A cette occasion, les Grecs ont envoyé 18 députés néonazis au Parlement. Pire : peu avant le meurtre de Pavlos Fyssas, le parti était crédité selon des enquêtes d’opinion jusqu’à 15% d’opinion de vote. Comment expliquer un tel succès ?

 Aube Dorée : l’ascension fulgurante d’un parti antisystème.

Plusieurs éléments peuvent permettre de comprendre l’émergence d’un tel parti au sein de la société grecque. D’abord, selon Augustine Zenatos, journaliste et éditeur en chef du magazine d’investigation Unfollow, l’ascension d’Aube Dorée correspond à un moment où les médias se focalisaient sur l’immigration illégale qu’ils présentaient comme la plus grande menace que la Grèce devait affronter. Le gouvernement a répondu au problème de l’immigration notamment par une opération intitulée ironiquement « Zeus Hospitalier » ou « Zeus protecteur des étrangers » qui consiste à envoyer des milliers de policiers traquer les immigrés, les emmener dans des bus jusqu’à des centres de rétentions où les conditions de vie sont intenables et inhumaines. L’hystérie était à son comble, le sentiment xénophobe si peu répandu autrefois en Grèce s’est propagé rapidement. Impossible de ne pas entendre parler à Athènes des Pakistanais et des Afghans qui profitent du pays, prennent le travail des Grecs et engendrent de l’insécurité. Les immigrés constituent désormais un bouc émissaire facile et Aube dorée multiplie ses discours xénophobes en plus de ses attaques parfois mortelles contre des étrangers. Si tout le monde connaissait les exactions d’Aube dorée à l’égard des immigrés, peu de médias hormis la presse de gauche et le quotidien de centre droit Kathimerini faisaient part de ces crimes et s’inquiétaient du phénomène. C’est une véritable omerta qui a eu lieu avant les arrestations des dirigeants du parti fin septembre 2013. Pourtant, les témoignages étaient nombreux. Au même moment, des sondages d’opinion indiquaient une poussée de ce parti, entrainant une plus grande attention médiatique. Beaucoup ont d’une certaine manière légitimé ce parti en faisant un parallèle avec Syriza, le principal parti de gauche qui s’oppose au Mémorandum. Le parti, une fois l’attention médiatique captée, peut diffuser son discours anti-immigrés, dénigrer les politiques et proposer de miner la frontière gréco-turque où transite chaque jour des dizaines d’immigrés et manipuler les médias. Un épisode célèbre a popularisé ce parti : lors d’une émission politique entre un député d’Aube dorée et deux députés de gauche, le député néonazi a giflé et porté des coups en direct à l’encontre de la député communiste. Le geste a symbolisé le raz-le-bol à l’égard du système.

En effet, l’autre principal thème développé par ce parti repose sur une rhétorique antisystème. Comme l’explique George Sefertzis «Ce n’est pas l’idéologie extrémiste et raciste qui a permis l’incroyable essor d’Aube dorée, mais son discours radicalement antisystème. Hors de Grèce, il est difficile d’imaginer l’ampleur du rejet de la classe politique actuelle qui existait avant  même la crise économique, mais qui s’exprime depuis avec une violence inouïe. Au départ, c’est la gauche radicale de Syriza qui semblait devoir en profiter, mais après son succès aux élections de 2012, Syriza a semblé s’intégrer au système et s’est assagi ». Aube dorée critique le pouvoir des banques, des politiques corrompus, de la finance internationale, de la perte d’influence de la Grèce et de sa perte de souveraineté sur fond de conspiration mondiale sioniste… Il devient dès lors pour un certain nombre de Grecs le seul et véritable parti d’opposition à l’austérité et au gouvernement : « La principale force d'Aube dorée aujourd'hui, c'est qu'elle exprime la haineElle prospère sur le fait qu'une partie de la population est désespérée, prête à se rebeller contre les lois, rejetant avec haine le système politique. Or ce parti a l'immense avantage de ne pas avoir fait partie du système auparavant. » analyse Yorgos Siakantaris, directeur scientifique d’un think tank du PASOK (cité par Médiapart). Des Grecs en perte de repère espèrent beaucoup d’un parti autoritariste qui exprime des idées radicales, à défaut d’être neuves. De plus, ce dernier a sensiblement modifié son discours, mettant plus en avant ses aspects nationalistes que néonazis, un discours qui exprime selon eux le véritable intérêt des Grecs, en combattant avec acharnement le gouvernement grec issu de la troïka. Résultat, il gagne des voix chez certains électeurs des partis traditionnels de droite et même de gauche, des anciens électeurs du parti communiste (KKE), des anciens ouvriers en mal de représentation, des gens attirés par son discours simpliste et des électeurs désorientés.

Si le parti a gagné ses soutiens, c’est parce qu’il s'est notamment construit la réputation d'un parti social qui palie les carences de l’Etat et aide les « vrais » Grecs les plus démunis à grand coup d’opérations de communication. Par exemple, pendant la campagne législative de mai 2012, de nombreux médias, notamment télévisés, (mais aussi de nombreux sites d'extrême droite en France) ont montré des distributions de nourriture pour les pauvres par des militants d'Aube dorée (exemple ici : http://www.francetvinfo.fr/monde/grece/video-grece-l-aide-alimentaire-neo-nazie_125093.html ). L'une d'elle a rassemblé semble-t-il des centaines de grecs. Mais ces distributions n'ont pas tant pour but d'aider les quartiers les plus en difficultés - puisqu'elles sont sporadiques et toujours fortement médiatisées - que de montrer une image sociale et positive du parti. La municipalité d'Athènes a d'ailleurs interdit ce genre d'aide à caractère évidemment discriminatoire puisqu'un contrôle d'identité est demandé pour pouvoir la recevoir. Aussi, les caméras ont filmé des militants d’Aube dorée détruire férocement un stand illégal d’un immigré lors d’un marché mais aussi accompagner des vieilles femmes qui souhaitent retirer de l’argent. Plus surprenant, plusieurs témoignages rapportent que la police demande aux citoyens de se tourner vers Aube dorée s’ils veulent trouver réponse à des problèmes en tout genre. Le Guardian écrit par exemple : « ce parti d’extrême droite prend de plus en plus la place des forces de l’ordre dans les rues. Lorsque des victimes de vol ou d’agression vont porter plainte, la police leur conseille : ‘Si c’est une affaire qui concerne des immigrés, adressez-vous à Aube dorée.’ ». Le parti a même créé une agence pour l’emploi et des dons du sang au service de « vrais » Grecs ainsi que l’association raciste « médecin avec frontière ». Heureusement qu’il sera difficile pour Aube dorée de financer de telles activités suite à la suppression des subventions accordées par l’Etat pour ce parti. Toutefois, « ces quelques scènes ont suffi à Aube Dorée pour passer dans l’ensemble du pays pour le parti proche des plus démunis, alors que la plupart de ses électeurs n’ont jamais assisté à de telles manifestations, ni même vu de leurs propres yeux un membre du parti. La raison de l’entourloupe? Parler d’Aube dorée dans une émission de télévision, c’est de l’audimat assuré[…]. Une interprétation des résultats, proposée après les élections de 2012, est qu’Aube Dorée aurait gagné la confiance des citoyens en s’installant dans les quartiers difficiles d’Athènes ainsi que dans des villages de province, où elle aurait remplacé les services de l’État en expulsant les immigrés et en apportant son soutien aux habitants grecs. » (le livre noir d’Aube Dorée)

La violence, qu’elle soit de gauche ou de droite d’ailleurs, est considérée comme une solution et devient légitime face à un gouvernement peu représentatif et considéré par la grande majorité des Grecs comme illégitime et tout autant responsable de la crise que la troïka. En effet, Aube Dorée est bien le parti politique type de la crise. Il n’aurait jamais pu connaître un tel essor sans celle-ci. Le chômage qui dépassait 10% début 2010 atteint désormais 27% de la population active et 60% chez les jeunes de moins de 25 ans. Le PIB par habitant qui mesure approximativement le revenu par tête, a diminué d’un tiers depuis 2008. Les taxes en tout genre se sont multipliées et les salaires ont très fortement baissé. Tout ceci amène à une déliquescence des classes moyennes, une véritable paupérisation des classes populaires. En un mot, une destruction du lien social au nom du remboursement de la dette. De plus, le gouvernement de Samaras - coalition entre la droite (Nouvelle Démocratie) et la gauche (PASOK) - a largement soufflé sur les braises du fascisme en prononçant des discours ouvertement xénophobes et en fermant délibérément les yeux sur les méfaits d’Aube dorée. Et c’est sous un gouvernement socialiste en quête d’alliés entre novembre 2011 et mai 2012 que le LOAS, parti d’extrême droite a participé à la coalition PASOK-ND. C’était la première fois qu’une telle formation entrait au gouvernement alors qu’elle avait été mise à l’écart depuis la chute des colonels.

Mais accuser la crise et le gouvernement grec, c’est oublier qu’en Grèce, les idées d’extrême droite ont longtemps eu libre court. L’austérité n’a pas créé Aube dorée, elle a constitué un terreau ultra favorable pour le développement de tels partis nationalistes, xénophobes et séparatistes. C’est ce qu’explique Dimitris Chritopoulos, professeur de sciences politique à l’Université Panteion : « Il est trop facile de critiquer seulement la crise. Oui, la crise est en partie responsable de la montée de telles idéologies, mais ce n’est pas aussi simple. Nous devons nous intéresser au passé de la Grèce et remarquer que dans cette société, nous avons été familier avec les idées et la culture d’extrême droite, celle des interventions politiques qui ont commencé avec la dictature de 1936 [de Metaxas­] et bien sur avec la Guerre Civile grecque. Et comment cette guerre a été gagnée? Grâce au soutien de l’extrême droite qui était là pour protéger la paix après la fin de la Seconde Guerre Mondiale, une paix non fondée sur le consensus mais sur la soumission. Donc on a le problème de la légitimité, de l’immigration et la crise. Tout est là pour avoir un cocktail explosif… Laissez moi vous dire que le premier qui a parlé de s’emparer des centres-villes et des villes occupées par les immigrés a été le premier ministre Samaras. Il l’a dit lui même lors des élections générales de juin 2012. Donc ce n’est pas Aube Dorée ; Aube Dorée a seulement appliqué ce que Samaras a dit. »

 Sur un mur de l’Université d’Athènes, la plus importante du pays, était tagué en rouge en anglais « Si vous aviez réagi aux meurtres des immigrés, Pavlos Fyssas serait peut être encore en vie ». De nombreux Grecs partagent ce sentiment. Au fond d’eux-mêmes, chacun se sent un peu responsable de l’apparition du parti néonazi et de son impunité : il a fallu qu’un Grec tombe pour que le couperet s’abatte sur Aube Dorée.

Rémy P.

Sources:

La méthode grecque d'Alexia Kefalas, deuxième partie, "Des extrêmes qui grimpent". 

http://blog.occupiedlondon.org/2013/10/09/video-the-politics-of-knives/

http://borderlinereports.net/2012/10/25/report-golden-dawn-1980-2012-the-neonazis-road-to-parliament/

http://www.liberation.fr/monde/2013/10/08/le-discours-antisysteme-a-fait-son-succes_937955

http://www.mediapart.fr/journal/international/231012/grece-pourquoi-les-neonazis-ont-pu-progresser 

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