Ouvrons la lettre ouverte

Le déni et l'ignorance sont parties prenantes de la condition humaine. Ça parle, ça hurle, ça s'insulte, et ça ferme les yeux. Les "fins du monde" annoncées nous demanderaient de "laisser tomber" la fameuse lettre ouverte... Mais puisque nous écrivons sur Médiapart, parlons de Médiapart.

Le déni et l'ignorance sont parties prenantes de la condition humaine.

Ça parle, ça hurle, ça s'insulte, et ça ferme les yeux.


Les "fins du monde" annoncées nous demanderaient de "laisser tomber" la fameuse lettre ouverte au profit d'enjeux prioritaires qu'on pourraient appeler "défis" climatiques, environnementaux, sociaux, économiques ou démocratiques.

Mais il se trouve que le bruit dans la communication doit être pris en compte, et que personnellement, je trouve que cette lettre en dit beaucoup sur ce bruit qui nous empêche de nous mettre d'accord.

Puisque nous écrivons sur Médiapart, parlons de Médiapart.

Sans autre prétention que d'ouvrir le dialogue, ce billet ne va pas s'étendre sur les faits qui seront - je l'espère - convoqués dans la partie commentaire.

Simplement expliquer que je souhaite que le dialogue ait lieu autour de cette "lettre ouverte" dont l'objet principal semble être la dénonciation d'un parti pris de l'équipe de modération de Médiapart, qui serait, si j'ai bien compris, lié à la ligne éditoriale du journal et qui empêcherait le débat d'idée.

Pourquoi un énième billet sur ce sujet bruyant?

J'explique ce présent billet en réaction à cette réponse reçue cet après midi, justement au pied d'un billet dont le titre évoque clairement le fait que les billets s'enchaînent les uns aux autres : "Suite à notre "Lettre ouverte", le mépris de Mediapart (2) "

«Renald ne vous répondra pas ni ne présentera ses excuses. S'il revient, ce sera encore pour continuer dans son sens pernicieux. Renald, comme d'autres, n'est pas le bienvenu sur mon blog où je veux éviter toutes ces faussetés.[...]. Je suis donc, une fois encore obligée de fermer mon billet.» (Je surligne, et je rajoute que j'ai envoyé ma réponse, et à qui de droit, et à la personne qui a "menti" et qui m'a "censuré" de fait).

Je tiens à préciser que tous les Médiapartiens sont les bienvenus sur le fil de commentaires qui s'ensuivra.

Je prends par ailleurs quelques engagements:

Je ne modifierai pas le billet, même si des fautes d'orthographe apparaissaient et je ne fermerai jamais les commentaires de ce billet (même si Médiapart ou la police m'y obligeaienttongue-out).

Je suis persuadé que l'équipe de la modération saura faire en sorte que le dialogue s'installe dans le respect de la charte et je l'inviterai à y participer si des requêtes ou questions claires arrivent à être formulées qui appellent des réponses de sa part.

Dans le même temps, j'implore la modération de ne pas "censurer" les commentaires de ce billet dans un premier temps, quand bien même des invectives y seraient tenues y compris à mon encontre, en espérant que chaque participant essaiera au moins de respecter la loi concernant la liberté d'expression (ne pas hésiter à relire la charte avant de commenter, s'il vous plaît, sachant que celle-ci sera sûrement, je l'espère, remise en cause dans les commentaires).

Avant de laisser le dialogue s'installer, je commencerai par attirer la vigilance des commentateurs sur un des biais à éviter absolument: la guerre de positions et le campisme qui en découle.

Ne rejouons pas les "fascistes islamo-gauchistes contre les fascistes islamophobes" que certains fantasment d'un côté ou de l'autre de la tranchée en construction et que j'espère déconstruire avec vous tous.

J'aimerais que chacun s'exprime en son nom (même protégé par l'anonymat) et arrête de se croire dans une bataille rangée où il y aurait un "nous" contre un "eux". Mettons-nous plutôt dans la configuration d'un moi et encore d'un moi et d'un autre moi, qui constituons un "nous" inclusif du moment que nous nous définissions comme "Médiapartiens". Il y aura donc des Médiapartiens, sans groupe formé (ne tenons même pas compte, s'il vous plaît, et si cela reste possible dans les échanges, de la qualité de signataire ou non de cette fameuse lettre, puisqu'il nous faut dépasser le "campisme ambiant"), et personne d'autre (si ce n'est l'équipe de la modération qui pourrait à la limite se revendiquer d'être des Médiapartiens avec une fonction et des attributs différents, et dont le pseudonyme est signalé par une couleur différente, si je ne m'abuse).

Et discutons, vraiment!

(Rappelez-vous bien que nous avons tous le même trait bleu en marge de nos commentaires.)

 

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